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Circuits courts : pourquoi les Français restent fidèles au local malgré l’inflation

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Malgré des budgets serrés, les Français continuent de privilégier les produits locaux pour remplir leur panier. C’est ce que confirme la dernière édition du baromètre des circuits courts réalisé par l’institut Kantar pour la plateforme Pourdebon, publiée cet été : la fréquentation des circuits courts reste stable, portée par une attente forte de transparence et d’origine française, alors même que le prix demeure le premier frein à l’achat.

Un attachement au local qui résiste à l’inflation

Selon cette étude, 64 % des Français déclarent acheter des produits en circuit court au moins une fois par mois, un niveau quasi identique à celui mesuré il y a deux ans. Dans un contexte où de nombreux postes de dépense sont revus à la baisse, cette stabilité traduit un ancrage durable de l’achat en circuit court dans les habitudes de consommation, plutôt qu’un simple effet de mode.

Certaines régions se distinguent particulièrement : la Bretagne et les Pays de la Loire affichent des taux d’adhésion parmi les plus élevés du pays, tout comme l’Auvergne-Rhône-Alpes. Fruits et légumes arrivent largement en tête des achats, suivis du fromage et de la viande.

Les jeunes adultes, moteurs de la progression

La progression la plus marquante concerne les 18-24 ans : ils sont désormais 63 % à consommer en circuit court, soit douze points de plus qu’il y a un an. Les 65-74 ans restent toutefois la classe d’âge la plus engagée, avec 74 % de consommateurs réguliers, et les catégories socio-professionnelles supérieures affichent également un taux d’adhésion supérieur à la moyenne nationale.

Ce rajeunissement du profil des acheteurs s’explique en partie par une sensibilité croissante à l’origine des produits : une large majorité des personnes interrogées considère l’origine française comme un critère d’achat important, même si beaucoup jugent cette information encore trop difficile à trouver en rayon.

Le prix, principal obstacle à une adoption plus large

Le frein numéro un reste budgétaire : le prix jugé trop élevé demeure la première raison invoquée par les Français qui n’achètent pas ou peu en circuit court. Viennent ensuite la méconnaissance des points de vente et l’absence de point de collecte à proximité, un frein en recul grâce au développement des marchés de producteurs et des points de retrait dans de nombreux territoires.

  • 64 % des Français achètent en circuit court au moins une fois par mois, un niveau stable malgré l’inflation.
  • Les fruits et légumes, le fromage et la viande dominent les achats en circuit court.
  • Le prix reste le premier frein cité, loin devant le manque d’information sur les points de vente.
  • Plus de 300 projets alimentaires territoriaux structurent aujourd’hui l’offre locale en France.

Ce que cela signifie pour les consommateurs

Pour les foyers qui souhaitent concilier budget contraint et achat local, plusieurs leviers existent : privilégier les fruits et légumes de saison, se tourner vers les marchés de producteurs plutôt que les paniers livrés à domicile, ou encore repérer les points de vente collectifs qui mutualisent les coûts logistiques. Ces solutions permettent souvent de limiter l’écart de prix avec la grande distribution, tout en conservant les bénéfices du circuit court sur la fraîcheur et la traçabilité.

Questions fréquentes

Qu’appelle-t-on un circuit court en alimentation ?

Un circuit court désigne un mode de vente comportant au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur : vente directe à la ferme, marché de producteurs, point de retrait collectif ou plateforme de commande en ligne reliée directement aux producteurs.

Pourquoi les jeunes achètent-ils de plus en plus en circuit court ?

La progression chez les 18-24 ans s’explique par une sensibilité croissante à l’origine des produits et à l’impact environnemental de l’alimentation, associée à une meilleure connaissance des points de vente locaux, notamment via les applications et plateformes dédiées.

Le circuit court coûte-t-il forcément plus cher ?

Pas systématiquement : l’écart de prix dépend fortement du produit et du mode de distribution. La vente directe sur les marchés ou via des points de retrait collectifs permet souvent de réduire cet écart par rapport aux paniers livrés à domicile.

À lire aussi dans nos rubriques Gastronomie, Finance et Argent et Climat et Écologie.

Sources

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Nicolas
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