Le numéro un européen du fitness low-cost change de stratégie. Basic-Fit ouvre pour la première fois son enseigne à la franchise en France, où le groupe néerlandais réalise déjà son plus gros volume d’affaires en Europe. Objectif affiché : accompagner un marché du sport français en pleine forme, porté par une pratique sportive qui n’a jamais été aussi répandue chez les particuliers.
Un virage stratégique inédit pour le groupe néerlandais
Jusqu’ici, Basic-Fit exploitait l’intégralité de ses clubs en nom propre. Le groupe s’apprête à ouvrir son enseigne à des investisseurs extérieurs dans le cadre d’un modèle de franchise, avec l’ambition d’implanter entre 300 et 400 centres supplémentaires selon cette formule sur le seul territoire français. Une bascule vers un modèle hybride, mêlant centres intégrés et franchisés, qui doit permettre d’accélérer le maillage du territoire, notamment dans les villes moyennes où l’enseigne était jusqu’ici moins présente.
Cette diversification du mode de développement intervient alors que le secteur du fitness connaît un mouvement de concentration marqué, comme l’illustre par exemple le rachat récent du réseau Interval Sport par Anytime Fitness, autre signe de la consolidation à l’œuvre chez les opérateurs de salles de sport en France.
La France, premier marché européen de Basic-Fit
Le réseau français de Basic-Fit dépasse désormais les 900 clubs et emploie environ 3 500 collaborateurs, faisant de l’Hexagone le marché le plus important du groupe en Europe, devant les Pays-Bas et l’Espagne. À l’échelle européenne, l’enseigne est passée de 1 576 à 2 151 clubs au cours de l’année 2025, et revendique environ 200 000 adhérents supplémentaires sur les dix premières semaines de 2026.
Fin août, 84 clubs français supplémentaires sont passés à des horaires étendus, permettant un accès aux abonnés tôt le matin ou tard le soir sans présence physique d’un coach. Cette organisation s’appuie sur le nouveau cadre réglementaire entré en vigueur le 1er mai 2026, qui encadre l’accès libre en salle de sport : jauge limitée à 19 personnes simultanées et télésurveillance déclarée auprès des autorités compétentes.
Un marché du fitness porté par la demande de bien-être
Cette expansion s’inscrit dans une dynamique de fond : d’après les données du secteur, la France compte plus de 6 800 établissements de remise en forme pour un taux de pénétration proche de 10 % de la population, avec plus de 6 millions d’abonnés recensés. Le marché du sport français dans son ensemble aurait atteint 15 milliards d’euros en 2026, en progression d’environ 7 % par rapport à l’année précédente.
Sur le segment low-cost, Basic-Fit revendique un abonnement d’entrée à 19,99 euros par mois, quand son principal concurrent Fitness Park, fort d’environ 380 salles, propose des formules comprises entre 30 et 50 euros mensuels en misant sur un positionnement plus orienté musculation. Cette diversité de l’offre reflète un secteur où se multiplient également les pratiques plus intenses et collectives, à l’image du Hyrox, qui a conquis de nombreuses salles françaises, ou des tendances aquatiques comme le FloatFit désormais proposé par plusieurs enseignes. Cette effervescence confirme le constat dressé récemment : la pratique sportive des Français atteint un niveau record, portée par la recherche de bien-être autant que par l’offre commerciale.
Questions fréquentes
Pourquoi Basic-Fit se lance-t-il dans la franchise ?
Le groupe cherche à accélérer son maillage du territoire français, notamment dans les villes moyennes, en s’appuyant sur des investisseurs locaux plutôt que sur ses seuls fonds propres.
Combien de clubs Basic-Fit compte-t-il en France ?
Le réseau dépasse aujourd’hui les 900 clubs et emploie environ 3 500 collaborateurs, faisant de la France le premier marché européen du groupe.
Quelles sont les nouvelles règles pour l’accès libre en salle de sport ?
Depuis le 1er mai 2026, l’accès sans coach présent est encadré : jauge maximale de 19 personnes simultanées et télésurveillance déclarée auprès des autorités.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



