Science et TechnologieUn nanomatériau espagnol refroidit les surfaces sans électricité

Un nanomatériau espagnol refroidit les surfaces sans électricité

-

- Advertisment -spot_img

Et si l’on pouvait faire baisser la température d’une surface exposée au soleil sans consommer le moindre watt ? C’est le pari relevé par une équipe espagnole du Conseil supérieur de la recherche scientifique (CSIC), qui vient de présenter un nanomatériau capable de refroidir passivement les surfaces jusqu’à près de 13 °C, sans électricité ni système mécanique. Une piste sérieuse pour alléger la facture énergétique liée à la climatisation, alors que les vagues de chaleur se multiplient.

Un matériau qui exploite une fenêtre naturelle de l’atmosphère

Le projet est mené par le groupe de recherche FINDER (Functional Nanoscale Devices for Energy), rattaché à l’Institut de micro et nanotechnologie (IMN-CNM) du CSIC. Les résultats, publiés dans la revue scientifique Nanophotonics, reposent sur un principe appelé refroidissement radiatif passif diurne. L’idée : exploiter une particularité de l’atmosphère terrestre, une fenêtre du spectre infrarouge comprise entre 8 et 13 micromètres, à travers laquelle la chaleur peut s’échapper directement vers l’espace sans être piégée par les gaz atmosphériques.

Pour capter cet effet, les chercheurs ont travaillé à partir du fluorure de polyvinylidène (PVDF), un polymère déjà connu pour sa capacité à émettre efficacement de la chaleur dans l’infrarouge. Associé à une structure nanométrique spécifique, ce matériau devient capable d’évacuer une partie de son énergie thermique tout en réfléchissant une large part du rayonnement solaire direct.

Près de 13 °C de moins, testés en conditions réelles

Les essais ont été menés sur le toit de l’institut, à Tres Cantos, près de Madrid, en plein soleil et sans aucun apport électrique. Résultat : une réduction de température pouvant atteindre 12,9 °C par rapport à une surface de référence, mesurée sous un pic d’irradiance solaire de 962 W/m². Le matériau présente aussi plusieurs propriétés complémentaires qui en renforcent l’intérêt pratique :

  • Une bonne résistance aux rayonnements ultraviolets, gage de durabilité en extérieur
  • Un effet hydrophobe qui repousse l’eau et facilite l’autonettoyage de la surface
  • Une tenue satisfaisante face aux intempéries et aux variations climatiques
  • Un procédé de fabrication jugé compatible avec des chaînes industrielles existantes

Vers la fin annoncée de la climatisation ?

Les applications envisagées par l’équipe espagnole sont nombreuses : bâtiments, véhicules, composants électroniques ou encore dispositifs de rafraîchissement individuel. L’enjeu n’est pas de remplacer intégralement les systèmes de climatisation classiques du jour au lendemain, mais de proposer un complément passif capable de réduire fortement leur sollicitation, donc leur consommation électrique. Sur un toit, une façade ou une carrosserie, quelques degrés de moins suffisent parfois à limiter le recours à la climatisation active pendant une bonne partie de la journée.

Le coût de fabrication annoncé, relativement contenu selon les chercheurs, pourrait faciliter une adoption à plus grande échelle si les essais se confirment à plus long terme, notamment en matière de résistance dans le temps et de tenue mécanique sur des supports variés.

Un enjeu qui dépasse le seul confort thermique

Cette avancée s’inscrit dans une dynamique plus large de recherche sur les matériaux capables de réduire la demande énergétique liée au refroidissement, un poste de consommation appelé à croître avec la multiplication des épisodes de chaleur. Elle fait écho à d’autres pistes technologiques récentes explorées ailleurs dans le monde, qu’il s’agisse de nouvelles générations de batteries plus performantes ou du développement continu de l’énergie solaire comme alternative aux sources fossiles. Autant de briques technologiques qui, mises bout à bout, dessinent une transition énergétique où la sobriété passive occupe une place croissante aux côtés des solutions actives.

Les prochaines étapes pour l’équipe du CSIC consisteront à tester le matériau sur des supports réels à plus grande échelle et sur une durée prolongée, afin de vérifier sa tenue face aux cycles de gel, de pluie et d’exposition prolongée aux UV, avant d’envisager une industrialisation plus large dans le secteur du bâtiment et de l’électronique grand public.

Questions fréquentes

Comment ce nanomatériau refroidit-il une surface sans électricité ?

Il exploite le refroidissement radiatif passif diurne : une fenêtre du spectre infrarouge, entre 8 et 13 micromètres, permet à la chaleur de s’échapper directement vers l’espace à travers l’atmosphère, sans consommer d’énergie.

De combien de degrés la température peut-elle baisser ?

Les tests menés en extérieur, près de Madrid, ont montré une réduction de température pouvant atteindre 12,9 °C par rapport à une surface de référence, sous un fort ensoleillement.

Ce matériau va-t-il remplacer la climatisation ?

Pas dans l’immédiat. Il est plutôt envisagé comme un complément passif permettant de réduire la sollicitation des systèmes de climatisation actifs, donc leur consommation électrique, plutôt que de s’y substituer entièrement.

Sources

Euronews —
Journal du Geek —
Sciencepost

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Alice
Alice
Signature éditoriale de la rédaction de lecerclepoints.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Latest news

Apprentissage en France : le cap du million de contrats tient, mais le rythme ralentit

Plus d'un million de contrats d'apprentissage sont actifs en France, mais les nouvelles signatures reculent pour la première fois depuis 2018. Chiffres clés et conseils pour bien s'orienter.

SIAL Paris 2026 : le salon qui va dessiner l’alimentation de demain ouvre ses portes à Villepinte

Du 17 au 21 octobre, le SIAL Paris réunit près de 295 000 professionnels de l'agroalimentaire à Villepinte. Chiffres clés, tendances et enjeux de cette nouvelle édition.

Classement mondial du tourisme : la position surprenante de la France

Le Forum économique mondial a publié son classement mondial du tourisme 2026 : la France, pourtant pays le plus visité au monde, n'arrive qu'en cinquième position. Décryptage de ce paradoxe.

Louvre : pourquoi le musée fait appel aux dons pour restaurer la Cour du Sphinx

Pour la première fois, le Louvre ouvre une campagne de dons dédiée à la restauration d'un bâtiment plutôt qu'à l'achat d'une œuvre : objectif, 800 000 euros pour sauver la Cour du Sphinx.
- Advertisement -spot_imgspot_img

Inflation en zone euro : pourquoi elle repart à la hausse et ce que ça change pour votre budget

L'inflation en zone euro a bondi à 3,8 % en septembre, portée par l'énergie. Décryptage des causes et des conséquences concrètes pour les ménages.

Fitness 2026 : la musculation et le pilates redessinent les salles de sport françaises

Musculation, pilates, quête de bien-être mental : les derniers baromètres du secteur dessinent les tendances fitness 2026 et un marché français en pleine structuration.

Must read

Apprentissage en France : le cap du million de contrats tient, mais le rythme ralentit

Plus d'un million de contrats d'apprentissage sont actifs en France, mais les nouvelles signatures reculent pour la première fois depuis 2018. Chiffres clés et conseils pour bien s'orienter.

SIAL Paris 2026 : le salon qui va dessiner l’alimentation de demain ouvre ses portes à Villepinte

Du 17 au 21 octobre, le SIAL Paris réunit près de 295 000 professionnels de l'agroalimentaire à Villepinte. Chiffres clés, tendances et enjeux de cette nouvelle édition.
- Advertisement -spot_imgspot_img

You might also likeRELATED
Recommended to you

Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle