Le marché publicitaire français change de visage. Selon les dernières prévisions du secteur, les investissements en communication devraient atteindre 29,7 milliards d’euros en 2026, soit une progression de 4,9 % sur un an. Mais derrière cette croissance d’ensemble, la réalité est contrastée : une poignée de canaux numériques concentre l’essentiel des gains, pendant que les médias historiques continuent de reculer.
Une croissance qui se concentre sur le numérique
D’après le rapport « This Year, Next Year » publié par WPP Media à mi-année 2026, la progression du marché tricolore reste inférieure à la moyenne mondiale, désormais révisée à +8,9 % contre une précédente estimation de +7,1 %. En France, ce sont les plateformes sociales et numériques qui pèsent le plus lourd, avec 13,56 milliards d’euros investis (+7,5 %), suivies par le search, à 8,73 milliards d’euros. Ce basculement confirme une tendance de fond pour les annonceurs comme pour les agences d’entreprise et de business, qui doivent adapter leurs arbitrages budgétaires chaque trimestre.
Télévision connectée et retail media, moteurs de la bascule
Le signal le plus net vient de la télévision connectée (CTV), dont les recettes bondissent de 24,7 % pour atteindre 961,6 millions d’euros. Le retail media, ces espaces publicitaires proposés directement par les enseignes de distribution, progresse lui aussi fortement : +9,2 %, pour un total de 1,66 milliard d’euros. Le gaming (+9,9 %, 256,7 millions d’euros) et le cinéma (+4,7 %, 90,6 millions d’euros) complètent la liste des formats en forte dynamique, portés par une consommation de contenus toujours plus fragmentée sur les usages numériques et internet.
Les médias historiques poursuivent leur recul
À l’inverse, la télévision linéaire enregistre un repli marqué de 7,9 %. La presse écrite n’est pas épargnée : les magazines chutent de 7,4 % (653,9 millions d’euros) et les quotidiens reculent de 2,9 % (929,2 millions d’euros). L’audio (-1,3 %) et l’affichage traditionnel (-0,9 %) affichent une érosion plus modérée, tandis que l’affichage digital (DOOH) résiste avec une légère progression de 1,1 %. Une redistribution des budgets qui interroge directement les acteurs de l’internet et des actus geek autant que les rédactions traditionnelles.
Un mouvement déjà visible dès le premier trimestre
Cette bascule n’a rien d’une surprise de dernière minute. Une étude distincte de France Pub, portant sur le premier trimestre 2026, avait déjà mesuré une croissance globale plus modeste, de 3,1 %, mais avec un digital en hausse de 9 % et une vidéo représentant à elle seule 42 % des investissements publicitaires. Les médias traditionnels y affichaient alors un recul de 4,8 %, un chiffre cohérent avec la tendance confirmée quelques mois plus tard par WPP Media.
- Marché publicitaire français 2026 : 29,7 milliards d’euros (+4,9 %)
- Télévision connectée : 961,6 millions d’euros (+24,7 %)
- Retail media : 1,66 milliard d’euros (+9,2 %)
- Télévision linéaire : -7,9 % ; magazines : -7,4 % ; presse quotidienne : -2,9 %
Questions fréquentes
Quel est le montant du marché publicitaire français en 2026 ?
Selon WPP Media, il devrait atteindre 29,7 milliards d’euros, en progression de 4,9 % par rapport à l’année précédente.
Quels canaux publicitaires progressent le plus fortement ?
La télévision connectée (+24,7 %) et le retail media (+9,2 %) affichent les plus fortes croissances, devant le gaming (+9,9 %) et les plateformes sociales et numériques (+7,5 %).
Quels médias reculent le plus ?
La télévision linéaire (-7,9 %) et les magazines (-7,4 %) enregistrent les baisses les plus marquées, suivis par la presse quotidienne (-2,9 %).
Sources
Influencia —
Comdigitale —
OUR(S)
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



