Chaque année, l’enquête Besoins en Main-d’Œuvre (BMO) de France Travail dresse un état des lieux des intentions d’embauche des entreprises françaises. L’édition 2026, publiée cet été, confirme un ralentissement du recrutement en France : 2,3 millions de projets sont recensés, soit environ 6,5 % de moins qu’en 2025. Mais derrière ce repli global se cache une réalité plus nuancée, avec des secteurs qui continuent de chercher activement des candidats et peinent à les trouver.
Un marché du recrutement qui ralentit, sans s’effondrer
Avec 2,3 millions de projets d’embauche annoncés, la baisse enregistrée cette année est deux fois moins marquée que celle observée en 2025, qui avait atteint 12,5 %. Le marché du travail semble donc entrer dans une phase de stabilisation après plusieurs années d’ajustements post-crise sanitaire. Signe encourageant pour les candidats : la part des projets jugés difficiles à pourvoir recule également, à 43,8 %, contre 50,1 % un an plus tôt. Il s’agit du niveau le plus bas mesuré depuis 2019.
Les secteurs qui portent la dynamique de l’emploi
Neuf filières concentrent l’essentiel des intentions d’embauche. La santé et l’action sociale arrivent en tête, avec environ 320 000 postes à pourvoir, suivies de près par l’hôtellerie-restauration (319 000), le commerce et la distribution (264 000), l’industrie (211 000) et l’agriculture (193 000). Ces cinq secteurs représentent à eux seuls plus de la moitié des projets de recrutement recensés au niveau national.
Où la pénurie de candidats reste la plus forte
Si les difficultés de recrutement diminuent globalement, elles restent très inégales selon les métiers. Le bâtiment et les travaux publics affichent le taux le plus élevé, avec 65 % des postes jugés difficiles à pourvoir. Viennent ensuite la santé et l’action sociale (54 %), puis le numérique (49 %). Pour les candidats en reconversion ou en recherche d’alternance et de formation, ces trois familles de métiers représentent autant d’opportunités concrètes, souvent avec des dispositifs d’accompagnement renforcés.
Les TPE-PME, moteur discret de l’embauche
Autre enseignement de l’enquête : les deux tiers des recrutements prévus en 2026 émanent d’entreprises de moins de 50 salariés. Loin des grands groupes qui concentrent souvent l’attention médiatique, ce sont les petites structures locales qui font vivre l’essentiel du tissu économique et de l’emploi en France. France Travail a d’ailleurs annoncé le déploiement de feuilles de route sectorielles, co-construites avec les acteurs de terrain, pour mieux accompagner ces employeurs de proximité dans leurs recrutements, avec des objectifs chiffrés par filière, notamment en agriculture où l’organisme vise une hausse de 10 % des périodes d’immersion et de 15 % des formations préalables à l’embauche.
Ce que cela change pour les candidats
Pour un chercheur d’emploi, ces chiffres livrent une boussole utile : cibler les secteurs en tension augmente mécaniquement les chances d’être recruté rapidement, même sans expérience complète. Les dispositifs de formation courte ou d’immersion, mis en avant par France Travail, permettent souvent de combler l’écart de compétences plus vite qu’un cursus classique. Du côté des employeurs, notamment dans les TPE-PME, l’enjeu est désormais de rendre leurs offres plus visibles et leurs conditions plus attractives pour convaincre des candidats de plus en plus sollicités dans les filières en tension.
Questions fréquentes
Combien de recrutements sont prévus en France en 2026 ?
Selon l’enquête BMO 2026 de France Travail, les entreprises françaises annoncent environ 2,3 millions de projets de recrutement, en baisse de 6,5 % par rapport à 2025.
Quels sont les métiers où les entreprises ont le plus de mal à recruter ?
Le bâtiment et les travaux publics arrivent en tête avec 65 % de postes jugés difficiles à pourvoir, devant la santé et l’action sociale (54 %) et le numérique (49 %).
Quelles entreprises recrutent le plus en France ?
Les deux tiers des projets de recrutement pour 2026 proviennent d’entreprises de moins de 50 salariés, ce qui en fait le principal moteur de l’emploi sur le territoire.
Sources
- France Travail — Enquête BMO 2026
- France Travail — Infographie recrutements 2026
- Banque des Territoires — En 2026, des projets de recrutement en baisse
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



