Le laboratoire européen Copernicus vient de confirmer ce que beaucoup pressentaient déjà sur le terrain : octobre a été le mois d’octobre le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale. Le bulletin publié le 5 novembre par le service Climate Change (C3S) place cette année dans une trajectoire inédite, à quelques jours seulement de l’ouverture de la COP31.
Des chiffres qui pulvérisent les records
Selon Copernicus, la température moyenne de l’air à la surface du globe a atteint 15,35 °C en octobre, soit 0,90 °C au-dessus de la moyenne de référence 1991-2020 — et 1,75 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Un chiffre qui rapproche dangereusement l’année du seuil symbolique de 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris, même si ce dépassement reste pour l’instant ponctuel et non la moyenne de long terme retenue par les scientifiques.
Les océans ne sont pas en reste : hors des zones polaires, la température moyenne à la surface des mers a grimpé à 20,95 °C, un record absolu pour un mois d’octobre. Cette chaleur océanique joue un rôle central, car elle alimente l’humidité atmosphérique et influe directement sur l’intensité des épisodes pluvieux et des tempêtes, en France comme ailleurs.
Ce que cela signifie pour 2026
Conséquence directe de cet enchaînement de mois chauds : Copernicus estime que 2026 sera très probablement la deuxième année la plus chaude jamais mesurée, derrière 2024 qui conserve pour l’instant la première place. Les chercheurs évaluent à environ 20 % la probabilité que 2026 égale ou dépasse ce record. Pour les ménages et les activités de plein air, ces écarts se traduisent concrètement par des étés plus longs, des pics de chaleur plus fréquents et une sécheresse des sols qui s’installe plus tôt dans la saison — un phénomène déjà documenté sur le site, qui avait consacré un bilan complet à l’été le plus chaud jamais enregistré.
- Température moyenne mondiale d’octobre : 15,35 °C (+0,90 °C vs 1991-2020)
- Écart par rapport à l’ère préindustrielle : +1,75 °C
- Température de surface des océans (hors pôles) : 20,95 °C, record pour un mois d’octobre
- Probabilité que 2026 batte 2024 : environ 20 %
Le contexte : la COP31 s’ouvre sur ce constat
Ce bulletin tombe à un moment stratégique : la COP31 se tient à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre 2026. La présidence turque a placé l’électrification propre au cœur des négociations, avec un objectif affiché de 35 % d’électrification des usages énergétiques mondiaux d’ici 2035, contre 20 % aujourd’hui — un plan baptisé « 35 by 35 ». L’Union européenne, de son côté, défend une électrification combinant renouvelables et nucléaire pour remplacer les énergies fossiles. Les records de chaleur enregistrés cet automne renforcent la pression sur les délégations pour transformer ces annonces en engagements concrets plutôt qu’en déclarations d’intention.
Du côté de la transition écologique, plusieurs travaux récents montrent que l’inquiétude du public ne suffit pas toujours à faire évoluer les comportements au quotidien, comme le rappelait cette analyse sur l’écart entre inquiétude climatique et habitudes réelles. Sur le plan technologique, des pistes émergent malgré tout, à l’image des matériaux capables de refroidir des surfaces sans électricité, qui pourraient à terme limiter le recours à la climatisation dans les bâtiments.
Questions fréquentes
Le seuil de 1,5 °C de l’Accord de Paris est-il définitivement dépassé ?
Non. Le dépassement constaté sur un mois donné ne correspond pas au seuil retenu par l’Accord de Paris, qui se calcule sur une moyenne de long terme (généralement 20 ans). Un mois ou une année isolée au-dessus de 1,5 °C ne signifie pas que l’objectif est hors d’atteinte, mais la fréquence de ces dépassements ponctuels inquiète les climatologues.
Pourquoi les océans sont-ils aussi surveillés que l’air ?
Les océans absorbent la majorité de l’excès de chaleur produit par l’effet de serre. Une température de surface élevée modifie l’évaporation, alimente l’humidité atmosphérique et peut intensifier les précipitations et les phénomènes extrêmes, y compris loin des tropiques.
Qu’attendre concrètement de la COP31 ?
La conférence se veut une COP « de mise en œuvre », centrée sur l’électrification des usages énergétiques plutôt que sur de nouveaux objectifs chiffrés. L’enjeu est de savoir si les engagements pris sur le papier se traduiront par des investissements réels dans les réseaux électriques et les renouvelables.
Sources
- France Info — Jamais un mois d’octobre n’avait été si chaud
- Reporterre — Le mois d’octobre 2026 a été le plus chaud jamais enregistré
- Ministère de la Transition écologique — COP31, priorité à l’électrification
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



