Du 17 au 28 août, Oulan-Bator accueille la 17ᵉ Conférence des Parties de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17). Un choix de ville qui n’a rien d’anodin : la Mongolie devient le premier pays d’Asie centrale et de l’Est à organiser ce rendez-vous onusien, alors que près de 77 % de son territoire est déjà touché par la dégradation des sols.
Un sommet peu médiatisé mais aux enjeux considérables
Contrairement aux COP climat, qui monopolisent l’attention chaque année, la COP sur la désertification reste largement méconnue du grand public. Elle rassemble pourtant les délégations des 197 Parties à la convention, aux côtés de représentants d’États, d’entreprises, de la société civile, de scientifiques, de jeunes, de peuples autochtones, de pasteurs et de petits exploitants agricoles. Le thème retenu pour cette édition, « Restaurer les terres. Restaurer l’espoir. », résume l’ambition affichée : transformer des sols appauvris en ressources à nouveau productives, plutôt que de se contenter de limiter les dégâts.
Pourquoi ce sujet nous concerne tous
La dégradation des terres n’est pas un problème lointain réservé aux zones arides. Elle touche la sécurité alimentaire, la disponibilité en eau potable et les migrations à l’échelle mondiale. Selon les organisateurs, plus d’un milliard de personnes dépendent directement des zones de pâturage, ou « rangelands », pour leur subsistance. Cette édition coïncide d’ailleurs avec l’Année internationale des parcours et des pasteurs, décrétée par l’Assemblée générale des Nations unies et portée en particulier par la Mongolie elle-même, qui en a fait l’un des axes de sa diplomatie environnementale.
- 197 Parties signataires de la convention représentées à Oulan-Bator
- Près de 77 % du territoire mongol déjà touché par la dégradation des sols
- Plus d’un milliard de personnes dans le monde dépendantes des zones de pâturage
- Une conférence étalée sur deux semaines, du 17 au 28 août
La Mongolie, symbole malgré elle
En choisissant d’accueillir la conférence sur son propre sol, la Mongolie assume une position singulière : elle n’est pas seulement organisatrice, elle est aussi l’un des pays les plus directement concernés par le phénomène qu’elle met à l’agenda mondial. Les steppes mongoles, historiquement vouées à l’élevage pastoral, subissent depuis plusieurs décennies une pression croissante liée au changement climatique, au surpâturage et à l’urbanisation accélérée d’Oulan-Bator. Accueillir la COP17 permet au pays de porter, sur la scène internationale, la voix des communautés pastorales dont la survie économique dépend directement de la santé des sols et des pâturages.
Ce que la conférence peut concrètement changer
Au-delà des discours d’ouverture, les COP de la convention débouchent traditionnellement sur des engagements chiffrés de restauration des terres et sur des mécanismes de financement destinés aux pays les plus vulnérables. Les discussions à Oulan-Bator devraient porter sur la gestion durable des parcours, la prévention des sécheresses et le soutien aux petits exploitants agricoles confrontés à l’appauvrissement progressif de leurs sols. Des organismes de recherche internationaux, dont des instituts agronomiques français, participent aux travaux techniques qui accompagnent les négociations diplomatiques.
C’est un enjeu direct pour l’avenir de la transition écologique mondiale, mais aussi pour l’actualité internationale des deux prochaines semaines, alors que les regards se tournent vers une région d’Asie centrale encore peu couverte par les médias occidentaux, plus habitués à suivre l’actualité des grandes destinations touristiques que celle des steppes mongoles.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la COP17 sur la désertification ?
Il s’agit de la 17ᵉ Conférence des Parties de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), qui réunit les représentants des 197 pays signataires pour coordonner les politiques mondiales de restauration des terres.
Pourquoi la Mongolie a-t-elle été choisie comme pays hôte ?
La Mongolie est le premier pays d’Asie centrale et de l’Est à accueillir cette conférence. Le pays est lui-même très touché par la dégradation des sols, avec près de 77 % de son territoire concerné, ce qui en fait un symbole fort pour cette édition.
Qui est concerné par les décisions prises lors de cette conférence ?
Au-delà des gouvernements, plus d’un milliard de personnes dans le monde dépendent directement des zones de pâturage pour vivre, notamment les populations pastorales et les petits exploitants agricoles des régions arides et semi-arides.
Sources
UNCCD — 17th session of the Conference of the Parties
Centre régional d’information des Nations Unies (UNRIC)
Cirad — UNCCD COP17
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



