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Navigation web isolée : comment la France se protège du phishing et des ransomwares

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Face à la multiplication des attaques de phishing et des rançongiciels, une technologie longtemps réservée aux experts en cybersécurité sort de l’ombre : la navigation web isolée. Adoptée par des groupes comme Thales, Dassault Aviation ou le ministère des Affaires étrangères, elle change la manière dont les organisations françaises envisagent la protection de leurs postes de travail.

Un principe simple : ne plus jamais charger le web en direct

Le fonctionnement tient en une phrase : au lieu de charger les pages web directement sur l’ordinateur de l’utilisateur, la navigation web isolée exécute chaque session sur un serveur distant, dans le cloud ou au sein de l’entreprise. Le poste de travail ne reçoit qu’un flux de l’affichage de la page, un peu comme un flux vidéo. Concrètement, un code malveillant hébergé sur un site piégé ne peut jamais atteindre la machine réelle : il reste confiné sur le serveur distant, où la session est détruite dès qu’elle se termine.

Cette approche, portée en France par l’éditeur VirtualBrowser, vient d’obtenir la certification CSPN (Certification de Sécurité de Premier Niveau) délivrée par l’Anssi, l’agence nationale chargée de la cybersécurité. Une première pour un éditeur spécialisé dans la sécurisation de la navigation web, secteur jusque-là dépourvu de label officiel de ce niveau.

Pourquoi les grandes organisations changent de méthode

Jusqu’ici, la défense reposait surtout sur l’antivirus, le pare-feu et la formation des salariés à repérer les emails suspects. Une combinaison utile mais imparfaite : il suffit d’un clic malheureux sur un lien piégé pour qu’un rançongiciel s’installe. La navigation isolée déplace le problème : même si l’utilisateur clique sur un lien malveillant, la menace ne quitte jamais le serveur distant.

Selon les informations disponibles, la solution équipe déjà environ 150 000 utilisateurs répartis dans une centaine d’organisations, dont plusieurs opérateurs d’importance vitale dans l’énergie, la défense, la santé et les transports. L’éditeur vient par ailleurs de lever plusieurs millions d’euros pour étendre cette technologie à de nouveaux secteurs sensibles, dans une logique de souveraineté numérique revendiquée face aux solutions étrangères.

Ce que cela change concrètement pour les utilisateurs

Contrairement à certaines solutions de sécurité qui ralentissent la navigation ou bloquent des sites entiers par excès de prudence, l’expérience reste proche d’une navigation classique : l’utilisateur clique, remplit des formulaires et télécharge des documents normalement. La différence se joue en coulisses, avec un blocage automatique de la saisie clavier en cas de soupçon de phishing, une protection contre les failles zero-day encore inconnues des antivirus classiques, et une suppression systématique de chaque session.

Pour les responsables informatiques, l’intérêt dépasse la seule protection technique : ce type de solution s’inscrit aussi dans les obligations réglementaires croissantes autour de la cybersécurité des entreprises, alors que les autorités multiplient les alertes sur les rançongiciels ciblant les PME comme les grands groupes.

Une tendance appelée à se généraliser

Cette bascule s’inscrit dans un mouvement plus large observé dans le numérique et l’internet professionnels : la sécurité ne se pense plus seulement en périmètre à défendre, mais en surface d’attaque à supprimer. D’autres éditeurs, français et étrangers, développent des approches comparables, signe que l’isolation du navigateur pourrait devenir un standard dans les prochaines années, au même titre que le chiffrement des échanges l’est devenu pour la messagerie. Les avancées dans ce domaine restent d’ailleurs à suivre de près du côté de la recherche en science et technologie appliquée à la cybersécurité.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la navigation web isolée ?

C’est une technique qui exécute les pages web sur un serveur distant plutôt que sur l’ordinateur de l’utilisateur, qui ne reçoit qu’un affichage à distance. Aucun code de la page ne s’exécute jamais directement sur la machine réelle.

Qui utilise déjà cette technologie en France ?

Des grands groupes comme Thales et Dassault Aviation, ainsi que des administrations comme le ministère des Affaires étrangères, l’ont déjà déployée, aux côtés d’opérateurs d’importance vitale dans l’énergie, la santé ou les transports.

Cette technologie est-elle réservée aux grandes entreprises ?

Non : si les premiers déploiements concernent des grands comptes et des organisations sensibles, l’éditeur ambitionne d’étendre son offre à davantage de secteurs, ce qui devrait progressivement rendre la solution accessible aux structures plus petites.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Nicolas
Nicolas
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