Déjà terminé ? Le temps n’a guère suspendu son vol au cours de cette trentième édition du Salon du Livre, porte de Versailles. Le stand Points, qui y fêtait aussi son quarantième anniversaire, a une fois encore été parmi les places to be du Salon, comme en témoignent les nombreux événements marquants qui s'y sont succédés. Voici notre reportage exclusif tout en images.
Ça démarre en fanfare samedi…
Et pour inaugurer le défilé des auteurs en dédicace, qui de mieux que le grand Raymond Depardon ? S’il est un auteur qui, chaque année, rencontre son public avec la même émotion, c’est bien le photographe des errances. Venu signer cette année son dernier livre de photographies, Afrique(s), il a un mot pour chacun, au cours des deux heures consacrées à son public.
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Moment émotion avec Raymond Depardon
Quelques heures plus tard, deux trublions font leur entrée dans l’arène. Escortés par une foule en délire, Stéphane Guillon et Guy Bedos ont fait une apparition fracassante au Salon. Au milieu des crépitements des flashs et des micros tendus vers eux, les cousins germains du regretté Pierre Desproges ont droit à un bain de foule. Le stand de l’éditeur de poche qui monte est pour sûr le lieu de rendez-vous incontournable de ce samedi après-midi. Les fans des deux poils à gratter du PAF attendent de pied ferme leurs idoles, parfois depuis plus d’une heure et demie. Armés pour certains de leurs billets de spectacle, d’une photo ou bien sûr d’un livre à dédicacer, ils sont nombreux à se bousculer fébrilement à leur approche.
C’est entre deux « Stéphane, Stéphane, regarde-moi » et « Guy, Guy, montre ton livre » que les deux amis, unis dans la polémique qui a opposé Stéphane Guillon à Eric Besson sur France Inter, vivent les minutes les plus chaudes du Salon. Stéphane Guillon, fils spirituel de Guy Bedos, se voit encouragé dans son rôle d’agitateur par les nombreux « Continuez, ne changez rien » essaimés le long de son passage. Editeurs (rices) et attaché(e)s de presse transformés en gardes du corps, fans de tous âges venus seuls ou en famille : ils sont tous réunis autour des deux stars du moment pour une ambiance très red carpet…
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Déploiement de tapis rouge pour Guy Bedos et Stéphane Guillon
Au même moment, en coulisses, se jouent d’autres rencontres people des plus attrayantes… Après une heure de signatures non stop, Guy Bedos gagne pour quelques minutes la réserve du stand Points, rejoint par Régis Jauffret, en dédicaces côté Seuil. Bientôt, Stéphane Guillon et Patrick Rotman s’associent à la réunion improvisée, après s’être échangé leur numéro de portable. Dédicaces et trocs de livres, une cigarette et une coupe de champagne, et on retourne sur le ring pour une nouvelle heure de rencontre avec les lecteurs !
Dernier frisson de la journée en compagnie de Brigitte Aubert, la reine de l’épouvante. L’auteur des très angoissants thrillers Funérarium et Les Quatre Fils du Dr March, remplis de serial-killers à gogo et héros en proie aux folies en tout genre, dédicace son dernier roman policier, Reflets de sang.
Et ça continue dimanche !
C’est Philippe Grimbert qui ouvre le bal des dédicaces du dimanche, en signant Evitez le divan, son Petit Guide à l’usage de ceux qui tiennent à leurs symptômes. Car en plus d’être l’écrivain à succès que l’on sait, Philippe Grimbert est aussi un psychanalyste réputé! Marie Leroy, directrice éditoriale des éditions Points, n’a pas froid aux yeux et accroche à la boutonnière de l’auteur d’Un secret un badge « Freud ta mère ». Philippe Grimbert accepte de bon gré de porter le petit message d’hommage au maître et de s’exhiber avec son nouvel hit accessory sur les photos du Salon.
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Le clin d’œil de Philippe Grimbert au maître Freud
Les amateurs de bons mots et autres jeux de lettres sont également à la fête avec Philippe Delerm. Le « patron » de la collection « Le Goût des mots » vient signer son propre ouvrage, Ma grand-mère avait les mêmes. Très zen, tandis que la file d’attente s’allonge, cet ancien professeur de lettres reconnaît même un de ses élèves !
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Philippe Delerm entouré d'amoureux de la langue française
L’écrivain encourage aussi son écurie, dignement représentée par Jacques Perry-Salkow et Frédéric Schmitter, auteurs des savoureux Mots d’amour secrets, coquin recueil de billets galants codés à la manière de la correspondance entre Sand et Musset. Jean-Loup Chiflet rejoint la joyeuse troupe des passionnés du verbe pour dédicacer 99 mots et expressions à foutre à la poubelle. Entre quatorze heures et seize heures, les anagrammes, acrostiches et autres jeux de mots pleins d’humour et de poésie font frémir les papilles de tous les amoureux de la langue française rassemblés autour de ce petit monde des lettres.
Frédéric Schmitter et Jacques Perry-Salkow
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Jean-Loup Chiflet et ses 99 mots et expressions à foutre à la poubelle
Fidèle à sa réputation de « sapeur », véritable alter ego du héros dandy de son roman Black Bazar, Alain Mabanckou, coiffé de sa traditionnelle casquette de cuir, est très attendu de son public (notamment féminin !). Signant à tour de bras, entre deux clins d’œil à ses fans, le James Bond de la littérature gagne définitivement la palme du meilleur séducteur du Salon !
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Instant séduction auprès d'Alain Mabanckou
Jakuta Alikavazovic, quittant l’honorable émission Cosmopolitaine de Paula Jacques, rejoint Alain Mabanckou transformé en Don Juan, pour dédicacer Corps volatils, prix Goncourt du Premier Roman 2008, aux côtés d’Andreï Kourkov, invité d’honneur du Salon du Livre, et auteur des très ironiques Pingouins, battant en brèche les plus grands clichés sur l’Union soviétique.
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Jakuta Alikavazovic après l'émission Cosmopolitaine de Paula Jacques
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Jakuta Alikavazovic et Andreï Kourkov, invité d'honneur du Salon
Moment culturel et bohème enfin, avec la venue d’Olivier Adam, tout droit débarqué de Saint-Malo, sa ville d’adoption. L’auteur des romans intimistes A l’abri de rien et Falaises évoque avec les lecteurs de son dernier livre, Des vents contraires, ses goûts littéraires et musicaux du moment. Avis aux amateurs de rock : il recommande notamment le très bon groupe indie rock texan Midlake.
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Olivier Adam au stand Points, © Erwan Balanan
Le mardi, c’est de nuit !
Comme chaque année, la nocturne est le moment people à ne pas rater… L’arrivée des frères Poivre d’Arvor, comme toujours acteurs incontournables du Salon, se transforme en explosion de flashs, digne des plus belles montées des marches du festival de Cannes. Suivi par les caméras du Petit journal, Patrick Poivre d’Arvor, rejoint quelques instants plus tard par son frère Olivier, signe ses deux livres du printemps Je souffre trop, je t’aime trop et Faut-il brûler ce livre ?, les deux premiers volumes de leur nouvelle collection « Mots pour mots ». Et quand l’ancien présentateur vedette du JT passe de l’autre côté de l’écran, c’est une foule surexcitée qui se précipite, y compris quelques personnalités…
Rencontre décontractée entre Florence Aubenas, Patrick Poivre d’Arvor et Muzo,
l’un des auteurs de Je dépasse mes peurs et mes angoisses
La journaliste Florence Aubenas, une des stars du Salon 2010, traverse l’allée pour échanger quelques mots avec Patrick Poivre d’Arvor. Ce dernier lui avoue avoir été touché par un des passages de son dernier livre, Le Quai de Ouistreham (Editions de l’Olivier, 2010), où son nom apparaît dans la bouche de Mme Astrid, une conseillère d’insertion émue par ses livres, qui le décrit ainsi : « Il y en a un que j’aime par-dessus tout. Il exprime exactement ce que je ressens. Il a des mots… Je ne sais pas comment vous dire… Il est sensible. » Florence Aubenas fait également la connaissance de Christophe André et Muzo, équipe de choc à l’origine du décomplexant et ô combien réconfortant Je dépasse mes peurs et mes angoisses.
Autre apparition inattendue, celle de Martine Aubry, d’humeur primesautière au lendemain des résultats des régionales, qui s’invite à la table des frères Poivre d’Arvor : on se serre la main, on échange des anecdotes et des souvenirs de guerre, avant de repartir dans la bataille aux sourires et aux autographes…
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Echange de souvenirs de guerre entre Martine Aubry et les frères Poivre d’Arvor
Jeudi matin, au démontage du stand, la tente Points a des allures de palace cannois après la tempête. On enroule le tapis, range les décors, et c’est quelques larmes dans les yeux, de beaux souvenirs en mémoire, que l’on s’en va. Un peu enivré par ce défilé VIP, on se repasse en boucle les moments les plus épiques ou hauts en couleur. Vivement l’an prochain !