Ce n’est pas tous les jours qu’un écrivain fait la une du Time. L’événement est même plutôt rare, si l’on en croit les statistiques : depuis son premier numéro en 1923, le magazine américain n’aurait accordé ce grand honneur qu’à Salinger, Nabokov, Morrison, Joyce et Updike.
Cette semaine, c’est Jonathan Franzen qui bénéficie de ce grand honneur. A l’occasion de la parution outre-Atlantique de son dernier roman, Freedom, le Time lui consacre sa une et six pages signées par le grand Lev Grossman. Une haie d’honneur prestigieuse pour l’un des meilleurs écrivains de sa génération, chef de file d’un retour vers le romanesque ambitieux des maîtres du roman français du 19ème siècle.
Salué déjà par la critique et le public à la parution des Corrections, National Book Award 2001, vendu à près de trois millions d’exemplaires dans le monde, Jonathan Franzen est aujourd’hui un incontournable de la littérature américaine. En attendant la sortie française de Freedom aux Éditions de L’Olivier l’année prochaine, les plus impatients peuvent découvrir Jonathan Franzen autrement, dans Moe Nia Lisa, un épisode des Simpson, où il fait une brève apparition en compagnie de ses acolytes, Michael Chabon et Tom Wolfe.