Denis Guedj, né en 1940 à Sétif, en Algérie, était écrivain, comédien, scénariste et enseignant. Il fut l’un des fondateurs du département de mathématiques de l’Université expérimentale de Vincennes (Paris VIII), en réponse aux aspirations d’autogestion de mai 68, dans laquelle il enseignera toute sa vie. De 1994 à 1997, il participe à Eurêka, le cahier scientifique de Libération, où sont publiées ses chroniques mathématiciennes, rassemblées dans La Gratuité ne vaut plus rien et autres chroniques mathématiciennes.
C’est en 1998, quand paraît Le Théorème du perroquet, que Denis Guedj, déjà connu des milieux universitaires et littéraires, touche le grand public. En transformant l’histoire des mathématiques en roman d’aventures, il charme autant les scientifiques pur jus que les littéraires rétifs aux chiffres. Apprendre en s’amusant ? Une recette efficace qu’il renouvèlera dans ses romans suivants : Le Mètre du monde (où l’on apprend comment le système métrique s’est imposé avec la Révolution française) et Les Cheveux de Bérénice, roman historique et amoureux dans l’Alexandrie du IIème siècle avant J.C. Ses deux derniers romans, Zéro et Villa des hommes sont parus chez Robert Laffont.
Hommages à Denis Guedj
Ils sont nombreux à rendre hommage aujourd’hui à Denis Guedj. Découvrez l’allocution de Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication et le très bel article de Sylvestre Huet, journaliste à Libération.