S’il est un écrivain de la rentrée littéraire qui a su créer son propre univers, c’est bien Bernard Quiriny. Aujourd’hui auteur des Assoiffées aux Éditions du Seuil, un premier roman des plus enthousiasmants, Bernard Quiriny, jeune trentenaire, a déjà bâti un monde foisonnant et virtuose, peuplé de fantastique. En témoignent ses deux premiers recueils de nouvelles, L’Angoisse de la première phrase (Phébus), prix de la Vocation 2005 et Contes carnivores, disponible en Points, couronné par de nombreux lauriers dont l’équivalent belge du Goncourt, le prix Victor-Rossel 2008. Récit d’un voyage en terres quirinyennes.
L’auteur
Né en 1978 en Belgique, Bernard Quiriny, journaliste au Magazine littéraire, à Chronic’Art et à Epok, est aussi un jeune universitaire, spécialiste d’histoire des idées politiques et professeur de droit et de philosophie à l’Université de Bourgogne.
Après un premier recueil de nouvelles remarquées, L’Angoisse de la première phrase, Bernard Quiriny complète son étrange univers par ses Contes carnivores, où il n’est pas rare de croiser des femmes-oranges qui se laissent boire par leurs amants, ou des évêques aux corps multiples.
C’est avec beaucoup d’humour et d’imagination qu’il crée dans son nouveau roman, Les Assoiffées, un pays imaginaire, un autre plat pays – qui est aussi le sien -, celui de soldates et brigadières marchant au pas, dans cet enfer pour hommes, sous l’œil très vigilant d’une Bergère qui n’a rien à envier à Staline. Entre absurde et comique, Bernard Quiriny réussit son pari un peu fou de laisser libre cours à la fiction pour approcher au plus près un réel tragique.
Le mystérieux Pierre Gould
Mais qui est Pierre Gould ? Personnage récurrent des nouvelles de Bernard Quiriny, Pierre Gould apparaît et disparaît en un tour de plume. L’écrivain, tel un magicien, s’amuse avec celui qui pourrait être son double. Dans ses courts récits, le mystérieux héros peut prendre la peau d’un surveillant d’internat, ou celle d’un poète cynique, rêveur et insomniaque, doué d’ubiquité, ou, plus souvent encore, celle d’un écrivain qui doute.
En s’attaquant à son roman, Bernard Quiriny n’a pas laissé pour autant son héros favori de côté. Cette fois, il prend les traits de Pierre-Jean Gould, intellectuel germanopratin, entraînant sa troupe dans un périple pour la nouvelle Belgique, en pays de dictature féministe.
Contes
Bernard Quiriny est un virtuose de la nouvelle, qu’il maîtrise à la perfection. Entre les nouvelles fantastiques d’Edgar Allan Poe et celles de Julio Cortázar, il se réfère aux écrivains qu’il affectionne : Marcel Aymé, Jorge Luis Borges, Gilbert Keith Chesterton ou encore Adolfo Bioy Casares.
« Plus le texte est court, plus il doit être en quelque sorte impossible de l’écrire autrement ; chaque terme doit être pesé et choisi, c’est comme de l’orfèvrerie. »
Bernard Quiriny, Le Mague
Points est fier d’accueillir ce jeune écrivain plein de promesses, avec la publication de ses époustouflants Contes carnivores.
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Contes carnivores
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