Snjor de Ragnar Jónasson

7,6€ // 360 pages
Paru le 09/03/2017
EAN : 9782757863787

Snjor

Ragnar Jónasson

Policiers, thrillers & romans noirs

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Siglufjördur, ville perdue au nord de l’Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien. Ari Thór, qui vient de terminer l’école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Mais voilà qu’un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d’une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige. Pour résoudre l’enquête, Ari Th?r devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l’apparence si tranquille.

« Science des descriptions, finesse des états psychologiques, Ragnar J?nasson s’octroie une jolie place derrière Arnaldur Indridason et Yrsa Sigurðardóttir. »

L’Express

Traduit de la version anglaise, d’après l’islandais, par Philippe Reilly

 

Commentaires

20 octobre 2017
Théo L.

A l'image d'un titre quasi-imprononçable, voilà un roman bien attendu. Trame narrative ultra-codifiée, où un jeune flic sorti d'école est recruté dans par les services de police d'un village perdu au milieu de nulle, bientôt en charge d'un homicide. Non-dits de petite bourgade, rumeurs de voisinage, histoires du passé non résolues, le roman fait la part belle au à un décor attendu et peu palpitant. D'un grand ennui.

4 septembre 2017
D'ANTONIO NADIA

L’Islande, terre de feu et surtout de neige, Snjór. Une petite ville tranquille (du moins en apparence), Siglufjördur où on dit qu’il ne se passe jamais rien et où les habitants ne ferment pas leur porte à clé.
Mais voilà que Ragnar Jónasson nous livre u polar dont l’histoire se passe dans cette petite ville de pêcheurs.
Le héros, le jeune policier Ari Thór y est affecté et, dès son arrivée, une affaire criminelle a lieu et ce ne sera pas la seule. Qui a dit qu’il ne se passait jamais rien ?
L’auteur nous offre ici une belle description de portraits, une intrigue avec un bon suspense et à la lecture, on ressent une certaine « fraîcheur » (évidemment avec toute cette Snjór).
Un livre comme le savent écrire les écrivains islandais.

24 août 2017
Annick Simeoni

Véritable "fan" d'Indridason , j'ai abordé le roman avec un peu de défiance face à ce nouvel auteur Islandais . Mais quelle découverte! Un héros atypique , jeune , débarqué dans le Nord de l'Islande un peu par hasard ; un lieu que nous découvrons avec lui , une enquête bien menée , une écriture alerte qui ne nous ménage pas . J'ai vraiment beaucoup aimé !

21 août 2017
Myriam Veisse

Tout au nord de l’Islande, en plein hiver, alors qu’il neige sans discontinuer, et que la lumière se fait rare…..
Ari Thór est un jeune policier tout juste diplômé après avoir cherché sa voie ; il accepte son premier poste dans ce trou où pas grand monde ne souhaite aller. Il laisse sa compagne à Reykjavik, non sans une once de culpabilité, mais c’est ainsi, elle n’a qu’à venir le rejoindre.
Accueilli par Tómas un brin contrarié, il se voit averti :" Il ne se passe jamais rien à Siglufjördur !"

Oui, mais….
Un mort dans un théâtre, puis une femme mourante dans la neige.
On découvre ainsi Thór avec ses maladresses, mais aussi sa pugnacité, et surtout son envie d’arriver au bout d’une enquête qui s’avère difficile, dans une ville où tout le monde se connait, croit connaître tout le monde, où la communauté vit en vase clos ou presque. Il va lui falloir percer les petits et gros secrets de chacun.

Ragnar Jónasson est un admirateur d’Agatha Christie ; et cela se voit dans sa manière de conduire son enquête à Tór. Ce dernier avance ses pions sans jamais rien dévoiler, sans énoncer ses soupçons, ni argumenter ses choix. C’est de manière un peu abrupte, et à la toute fin que nous est dévoilée la vérité (vérité que bien entendu, on ne voit pas venir), tandis qu’une autre narration surgit parfois en italique, narration dont nous comprendrons les tenant et aboutissant à la fin.

Il règne une atmosphère un peu particulière dans ce roman ; Chacun se blotti à l’intérieur pour échapper au climat particulièrement désagréable. Le rythme est lent, mais pas mou. On se laisse facilement embarquer en compagnie de ce nouvel inspecteur, qui, je n’en doute pas, prendra de "l’épaisseur" avec le temps, et l’expérience.

19 août 2017
Magali Bertrand

Snjor...la neige en Islandais. Un nom qui sonne comme celui d'un personnage, d'un familier qu'on appelle par son petit nom. Car dans cette région tout au nord de l'Islande, c'est peu dire que la neige est un élément familier, une partie du décor immuable, au même titre que la longue nuit d'hiver ou la nouvelle production annuelle du cercle d'art dramatique de la ville de Siglufjördur.Là-bas aussi, le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle, sur les nouveaux arrivants comme sur les anciens secrets. Et puis, comme un petit caillou malencontreux se glisserait sous une lame de patin à glace, voici que le questionnement inattendu d'une jeune recrue de la police locale fait d'un non -événement (la mort accidentelle d'un vieil homme probablement ivre chutant dans un escalier)une source de contrariétés notoires semblant s'appeler les unes les autres.
Ragnar Jonasson se glisse de manière tout à fait confortable dans les charentaises de ses prédécesseurs nordiques avec ce roman dont le sous-titre pourrait être "Miss Marple sur le cercle polaire":chic classique, élégance de la conversation, travail soigné et tasses de thé. Pas bouleversant d'originalité mais une lecture très agréable.

11 août 2017
Alice MONARD jurée prix du meilleur polar 2017

"Il ne se passe jamais rien à Siglufjördur". C'est ainsi que le chef de la police de cette petite ville du nord de l'Islande accueille Ari Thor, le petit nouveau venu de la capitale. Il y a laissé sa petite amie Kristin et se sent "étranger" dans cette ville enfouie sous la neige où tout le monde se connaît depuis l'enfance. Mais lorsqu'un célèbre écrivain est retrouvé mort dans le théâtre, la ville change de visage. Le passé plus ou moins sombre de chacun refait surface. Et lorsqu'un deuxième corps est retrouvé, le jeune policier interroge tout le monde et commence à cerner ces habitants si ternes en apparence. Si l'intrigue n'est pas spécialement haletante, l'ambiance est magnifiquement décrite : la neige partout, les congères qui montent en même temps que la claustrophobie du jeune agent, les regards, les soupçons ... et l'impression d'être dans le cerveau torturé de ce flic débutant très attachant ! On a hâte de lire la suite ...

8 août 2017
Vanessa Gomes

Voilà un polar qui change de ce qu'on a l'habitude de lire chez les auteurs scandinaves ! Ici, pas de meurtres sanglants, de héros aux vies compliquées, de tueurs tordus... Non, imaginez plutôt une enquête d'Agatha Christie se déroulant dans une petite ville d'Islande où tout le monde se connait et où "il ne se passe jamais rien". Coincé dans une ville envahie par la neige, la nouvelle recrue Ari Thor devra faire ses preuves et mener son enquête sur un accident qu'il soupçonne être un meurtre.
Ragnar Jonasson nous livre un très bon polar, qui mise plus sur son atmosphère et sur sa galerie de personnages que sur des effusions de sang. Et le résultat est très plaisant !

7 août 2017
Sylvie E

Le titre annonçait de grands mystères, on s'attendait à de grandes promesses, ne parlait-on pas de Ragnar Jonasson comme du successeur de Mankell - Mankell peut-il avoir un successeur ? Mais à la moitié du roman une certaine lassitude nous saisit, le huit clos que le lecteur partage avec les personnages finit par l'enfermer. L'atmosphère se veut lourde, elle n'est que plate. Les personnages et en particulier le protagoniste manquent de relief. Les promesses fondent comme "neige" au soleil. On se traine jusqu'à la fin pour enfin souffler et respirer quand on referme le roman.

3 août 2017
Agnès RADMACHER

« Bon sang ne saurait mentir » et nous revoilà plonger en plein hiver islandais avec « Snjór » - qui en passant veut dire "neige" en islandais - écrit par Ragnar JONASSON (et non Jonas l’auteur suédois du truculent vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire).
Le policier qui va nous trimbaler aux travers des tempêtes est Ari Thor, jeune inspecteur atypique diplômé en philosophie et théologie. Il se voit plus ou moins contraint d’abandonner momentanément Reykjavik et Kristin, sa fiancé encore étudiante en médecine, pour rejoindre Siglufjödur, village d’à peine plus de 1000 habitants jouxtant le cercle arctique. C’est dans cette nuit quasi permanente que notre jeune enquêteur va devoir démêler les fils de l’histoire liés à la mort, soi-disant accidentelle, d’un vieil écrivain.
Les portraits physiques et surtout psychologiques des personnages sont distillés avec beaucoup de maestria. Les descriptions du climat tant météorologique qu’ambiant sont un travail d’orfèvre, j’ai presque été aveuglée par le blizzard et senti les premiers symptômes d’étouffement lié à la claustrophobie manifestée par Ari.
La lecture de ce roman est de l’ordre de l’addiction et la double idée qui m’a réjouie, après l’avoir achevé, est que je venais de découvrir un auteur de talent et qu’une nouvelle série d’enquêtes nordiques à personnages récurrents démarrait.
A. Radmacher Juré Polars 2017

31 juillet 2017
Sandrine Fernandez

Après s'être essayé à la philosophie, puis la théologie, Ari Thór a finalement trouvé sa voix en s'inscrivant à l'école de police de Reykjavik. L'avenir semble radieux pour le jeune policier qui vient de s'installer avec sa petite amie Kristin. Pourtant au moment où il lui faut choisir sa première affectation, c'est sans la consulter qu'il accepte un poste à Siglufjördur, une petite ville des fjords du Nord. Kristin est furieuse, refuse catégoriquement de le suivre et leur couple ne tient plus qu'à un fil. C'est donc passablement déprimé qu'Ari Thór arrive à Siglufjördur. La ville est calme, l'hiver est déjà là, il ne se passe pas grand chose. Ari Thór doit se faire à l'isolement, au sentiment oppressant d'être entouré de montagnes, d'être enfoui sous la neige. Quand une ancienne gloire de la littérature désormais à la tête du club de théâtre, est retrouvé mort lors d'une répétition de la troupe, les choses sont claires : le vieil homme avait trop bu, il a fait une chute mortelle. Puis c'est Linda, la compagne d'un des acteurs, qui est retrouvé presque morte dans son jardin. Malgré les dénégations de son chef, Ari Thór soupçonne un tueur de sévir dans les rues de cette ville si tranquille.

Passons sur Ari Thór, le jeune flic qui veut faire ses preuves. Passons sur son histoire d'amour longue distance avec Kristin et son faible pour la sympathique Ugla. Passons sur la petite communauté de Siglufjördur qui cache si bien ses petits secrets et ne se montre pas forcément accueillante avec les étrangers. Passons aussi sur l'enquête policière qui suit son bonhomme de chemin sur le rythme lent propre aux polars nordiques. Parce que l'héroïne de Snjór, c'est la snjór, autrement dit la neige. La neige qui recouvre tout de son blanc manteau, qui se fait tempête aveuglante, qui sait aussi se faire avalanche et couper du monde les habitants de Siglufjördur. La neige qu'Ari Thór croyait connaître, après tout il est islandais ! Mais cette neige-là l'oppresse, l'opprime, l'asphyxie, le rend claustro. Ajoutée à la neige, la nuit qui n'en finit pas et l'ambiance devient cauchemardesque, glaçante, étouffante.
Un huis-clos plutôt réussi avec des personnages bien fouillés qu'on aura plaisir à retrouver dans la suite de leurs aventures.

27 juillet 2017
Chloë

"L'enfer, c'est les autres" disait Jean-Paul Sartre dans son intemporel huis-clos. Celui de Ragnar Jonasson nous invite à une autre conclusion au-travers du choix un peu précipité de son héros, Ari Thor : l'enfer, ne serait-ce pas tout simplement l'ailleurs ?

L'ailleurs, ici, en l'occurence, c'est le Nord de l'Islande : la neige est dure et bloque les routes, donnant au huis-clos une fausse idée de l'immensité. L'intrigue se concentre bien dans le village de Siglufjördur, où quelques âmes se partagent un quotidien bien rodé, sans surprise, les portes ne ferment pas à clef. Alors, quand le premier décès survient, c'est un accident, bien entendu : une chute dans l'escalier du théâtre, l'enquêteur principal est formel, et il ne manque pas de rabrouer Ari Thor quand ce dernier se risque à émettre des suppositions plus sordides. Ce n'est que quand le corps inerte d'une femme est retrouvé bleui de froid dans la neige que les loquets se font plus notables aux portes. Et pourtant, parfois, le crime n'est pas celui que l'on croit.

Découvert par l'agent Henning Mankel, Ragnar Jonasson se fait sans mal une place parmi les auteurs islandais qui vont jusqu'à donner des frissons à mon coeur : l'écriture est vive, comme attisée par les bourrasques glaciales des tempêtes de neige, les personnages ne sont pas très bavards, mais ils réfléchissent. Et le résultat est à la hauteur des espérances : inutile d'attendre la fonte des neiges pour lever le rideau sur les mystères qui officient à Siglufjördur.

26 juillet 2017
Yves Delorme

Ragnar Jonasson, en bon auteur islandais, nous fait ressentir l’incontournable puissance, voire violence, de la nature qui caractérise son pays et cette forme d’austérité qu’elle induit. Mais si son pays est bien le même que, en particulier, celui d’Arnaldur Indridason, son monde est différent et Ari Thor n’a pas grand-chose à voir avec Erlendur.
Je me suis laissé prendre par cette histoire rythmée aux rebondissements inattendus. Je me suis attaché à ces personnages jouant une comédie humaine décrite avec imagination et précision. Les « méchants » sont pleinement méchants et cyniques, peut-être à l’excès, mais aucun des autres protagonistes n’est parfaitement lisse, à commencer par Ari Thor et ses collègues policiers. C’est sans doute pourquoi ils sont si attachants : leurs faiblesses les rendent terriblement humains.
Ce roman n’a rien d’un thriller. Ari Thor est plutôt du genre flic méthodique et tenace à la Maigret. Mais à aucun moment on ne s’ennuie ; on a envie de savoir…
Et quand à la fin les vérités ont enfin éclaté, Ragnar Jonasson a la bonne idée de laisser des portes ouvertes à l’imagination du lecteur.
Un vraiment bon moment de lecture.

18 juillet 2017
Chantal Criscuolo

À l'instar du personnage principal, Ari Thór, on pourrait très vite étouffer dans cette petite ville islandaise recouverte de neige ! Si par hasard on n'y avait pas pris garde, on se rend vite compte des lieux ... Ce roman s'inscrit dons dans la lignée de ces "polars du Nord", où les paysages comptent autant que l'intrigue. D'ailleurs, ils en font partie intégrante. Deux morts étranges vont bouleverser le quotidien tranquille en apparence de Siglufjördur et surtout les premiers pas du héros, jeune policier fraîchement nommé là-bas. Enquête à petits pas, rythmée par la météo, la difficulté de s'intégrer pour Ari Thòr, "étranger" venu de la ville, ses doutes, son malaise physique, souffrant de claustrophobie. L'enquête est presque un prétexte pour analyser le quotidien de cette ville à l'écart du monde, et plonger dans les secrets enfouis depuis belle lurette. Il y a un petit côté Agatha Christie là-dedans ! Agréable lecture, mais pas fondamentalement bouleversante ni originale.

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