Le Moineau rouge de Jason Matthews

8,8€ // 648 pages
Paru le 08/09/2016
EAN : 9782757853184

Le Moineau rouge

Jason Matthews

Policiers, thrillers & romans noirs

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À l’heure où la Russie de Poutine inquiète de plus en plus les Occidentaux, la CIA cherche à dévoiler les intentions du Kremlin. Un jeune agent, Nate Nash, devient le contact privilégié de la taupe la plus importante des services secrets russes. Son chemin croise celui de la belle Dominika, missionnée pour le piéger… Entre manipulation et séduction, un jeu dangereux se met en place entre eux.

Après plusieurs décennies passées à la CIA, Jason Matthews nous offre un premier roman captivant. Sa connaissance du terrain et de la géopolitique donne un aspect brut à ce grand livre d’actualité où la politique, le suspense et l’amour se conjuguent à merveille.

« Jason Matthews prend la relève de Ian Fleming et de John le Carré avec un talent certain. »

Metronews

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert Tézenas

 

Commentaires

9 novembre 2016
Grimaldi-Guerrini

Perplexité : roman policier, roman d’espionnage, chronique historique, roman psychologique ? … Les lignes bougent et il semblerait qu’on délimite autrement les frontières du « polar ». Le Moineau rouge est un roman (ne précisons pas l’appartenance générique) assez prenant, même si on a du mal à en venir à bout ; espionnage, contre-espionnage, taupes, (ex ou futures) recrutement d’agents, retournement d’agents, langage codé, passage obligé de l’échange d’espions sur un pont … Voilà qui occupe les 641 pages du roman. Un peu d’amour quand même dans ce monde souterrain et glauque, entre la belle espionne russe et l’agent américain. Certains passages sont intéressants, comme l’éducation des « moineaux » ces espionnes sexuelles ou les dialogues à mots couverts et fleuret mouchetés, avec quelques scènes d’action réussies. L’actualité est présente (échanges téléphoniques avec Mr P…). Si bien qu’à choisir on sent plus d’empathie pour les Américains (l’auteur a passé de nombreuses années à la CIA) dont les méthodes ne sont sûrement pas plus honorables que celles des Russes. Les espions, quand ils ne sont pas des marionnettes dangereuses et/ou vaguement ridicules sont de vrais gens et se rencontrent souvent autour d’une table. Original : chaque chapitre s’achève par la recette d’un plat évoqué précédemment. Amusant mais anecdotique.

21 octobre 2016
Sophie Gauthier

Je suis loin d'être passionnée par les romans d'espionnage, hormis ceux de John Le Carré qui - pour moi - relèvent davantage de l'analyse géopolitique que des aventures de barbouzes. C'est donc avec quelques réticences que j'ai entamé la lecture de "Le moineau rouge", premier roman de Jason Matthew. Réticences envolées dès les premières pages qui m'ont emmenée dans une fuite paranoïaque aux côtés de Nathaniel Nash, dans un Moscou encore plombé de menaces terrifiantes à force d'être imprécises. Officier de la CIA, détaché à l'antenne de Moscou, le jeune Nathaniel est chargé de garder le contact avec MARBRE, haut dignitaire des services de renseignements russes, et agent double. Pour découvrir la taupe qui renseigne les Américains, le contre-espionnage russe tente de piéger Nathaniel en lui envoyant la belle Dominika, forcée de jouer les Mata-Hari. Mais chez les uns comme chez les autres la méfiance est devenue une seconde nature et, de manipulations en mensonges, de hasards en calculs, un engrenage infernal se met en marche, prêt à broyer ceux qui osent douter.
Jason Matthew nous embobine dans un crescendo haletant où rebondissements et renversements de situation se succèdent. Le lecteur en sait juste un peu plus que les protagonistes, juste assez pour avoir l'impression de maîtriser le récit mais pas suffisamment pour anticiper sur la suite. J'ai été surprise d'être à ce point prise au jeu ! Car il s'agit bien d'un jeu divertissant, malicieux, avec les codes du genre. La présence de recettes de cuisine à la fin de chaque chapitre vient casser le suspense dramatique comme pour nous dire que tout cela n'est que théâtre et artifices. J'ai vraiment aimé ce ton un peu décalé, qui nous incite à ne pas nous identifier aux personnages alors que par ailleurs la narration nous y invite expressément. Voilà un premier roman extrêmement prometteur qui m'a captivée !

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