Lagos Lady  de Leye Adenle

7,8€ // 408 pages
Paru le 15/06/2017
EAN : 9782757864043

Lagos Lady

Leye Adenle

Policiers, thrillers & romans noirs

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Quand on est blanc et journaliste, on ne se promène pas seul à Lagos. Guy Collins aurait dû s’en douter. Sa virée à la découverte des boîtes nigérianes tourne court : devant le Ronnie’s, le corps d’une prostituée a été balancé dans le caniveau, les seins tranchés. Collins est embarqué et jeté dans une cellule surpeuplée. La sublime Amaka lui sauve la mise. Ange gardien des filles des rues, elle le croit reporter à la BBC et compte sur lui pour enquêter sur cet assassinat…

Leye Adenle est né au Nigeria en 1975. Il est considéré par sa famille comme la réincarnation du roi des Oshogbos. Il vit désormais à Londres où il travaille comme chef de projet et, à l'occasion, acteur. Lagos Lady est son premier roman.

« Un rythme d'enfer avec des personnages impeccablement brossés. Il est quand, le prochain vol pour Lagos ? »

Le Point

Traduit de l’anglais (Nigeria) par David Fauquemberg

 

Commentaires

7 novembre 2017
Sophie B

Ce polar traite assez bien son sujet, à savoir la prostitution au Nigéria. Ainsi que de ses acolytes : la flicaille ripoux et la "mafia" africaine. On y parle également de rites et pratiques ancestrales. Cela aurait dû être pour moi, un super livre. Je n'ai pas été séduite par le caractère des personnages principaux. Un journaliste largué, certes plein d'humanité mais par moment trop mou du genou. Une femme africaine sulfureuse et qui s'avère être une redoutable enquêtrice. Trop pour elle, pas assez pour lui. J'aurais aimé creuser plus ces personnages. Mais je suis convaincue que le rythme du livre et le déroulé de l'enquête en séduira plus d'un. Pas moi, mais d'autres. Amateurs de violences, d'histoire de gros sous et de sexe sauront apprécier ce premier roman.

25 octobre 2017
Alice MONARD jurée prix du meilleur polar 2017

Décidément, ce prix nous emmène en voyage sur toute la planète ! Cette fois-ci, c'est au Nigéria, et plus particulièrement à Lagos que nous accompagnons Guy Collins, petit journaliste sans grand charisme venu couvrir les élections. Mais très vite il se retrouve sur une scène de crime et rencontre la belle Amaka qui l'aide à sortir de prison. C'est elle le personnage central et puissant de ce livre. Elle aide les filles de Lagos à survivre entre prostitution, disparitions, crimes rituels ... Elle prend d'énormes risques pour découvrir les clients, les trafiquants et autres grands Chiefs qui ne pensent qu'à l'argent et au sexe.
On est donc emporté à un rythme très rapide à travers les quartiers glauques en compagnie de malfrats tortionnaires, à travers les quartiers riches entre étrangers fortunés et locaux arrivés là par on ne sait quels commerces louches.
La violence est partout, les flics sont souvent corrompus.
Un roman noir, mais avec Amaka qui brille de toute sa beauté, sa force de caractère et son intelligence !

20 octobre 2017
Théo L.

Une prostituée tuée, une de plus. Malgré un postulat de départ standardisée, on entre immédiatement dans cette histoire rythmée, aux personnages joliment brossés, sur fond de corruption nigérienne. Un duo de personnages rutilant, le journaliste lambda est couplé d'une militante engagée qui recense les abus pervers des puissants afin d'exposer un large réseau de prostitution trafic humain. Un personnage haut en couleurs qui donne au texte son élégance et son charisme et permet de faire oublier une fin foutraque et un héros sans relief.

17 octobre 2017
Agnès RADMACHER

Lagos, capitale du Nigeria, c'est là qu’atterrit Guy Collins journaliste britannique pour officiellement y couvrir les élections présidentielles et officieusement pour impressionner sa belle restée en Angleterre.
Dès le premier soir, il est embarqué dans une histoire de meurtre de prostituée. IL ne doit son salut qu'à la sculpturale Amaka qui voit en lui le moyen de dénoncer à la presse étrangère les exactions perpétrées envers les femmes dans son sombre pays.
L'auteur Leye Adenle nous décrit son pays natal sans complaisance et signe un roman noir "punchy" dans lequel il manie, avec dextérité, alternativement, et dans le désordre, humour et sordide. Ces changements perpétuels de perspective nous déroutent quelque peu et malgré une intrigue assez basique, nous tient en haleine. C'est efficace en tant que policier mais complètement dissuasif en tant que guide touristique.

14 octobre 2017
Claire NGUYEN-DUY

Trépidant ! Le rythme effréné de l'ouvrage ne laisse pas le temps de reprendre son souffle. Le pointe d'humour toujours présente allège le contexte sordide, principalement pour les femmes, et les turpitudes et corruptions en tout genre. Il n'était peut-être pas nécessaire d'appuyer tellement sur le contraste entre le tempérament des deux héros qui en deviennent caricaturaux et perdent un peu en crédibilité : un trop naïf et une trop belle pour être vraie. Mais l'ensemble reste attachant et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Et on court avec eux avec plaisir au long des pages.

21 septembre 2017
MJ Péters

Un journaliste anglais envoyé au Nigéria pour un reportage se retrouve impliquée dans une sordide affaire du meurtre d’une prostituée. Avec ce héros un peu naïf et paumé, on se retrouve plongé dans un Lagos violent, gangrené par la corruption, la prostitution et le trafic de drogue. L’auteur arrive à créer une atmosphère particulière que j’ai beaucoup appréciée. Il a également le mérite de mettre en évidence les problèmes sociaux et la misère de la capitale nigériane en en dépeignant un portrait très sombre et sans concessions. Cela ne donne pas envie d’aller y faire du tourisme !
C’est une première pour moi de lire un auteur nigérian et c’était très dépaysant, une belle découverte. Cependant, j’ai peiné pour entrer dans l’histoire et le début a été assez laborieux. Je me suis néanmoins accrochée et l’intrigue, bien menée, a fini par m’emporter jusqu’au dénouement final. Les personnages manquent un peu de profondeur et de charisme mais mention spéciale au personnage de Amaka que j’ai trouvé très attachant, son côté « justicière » auprès des prostituées nigérianes en fait une héroïne à part entière du roman.

15 septembre 2017
Jean-Christophe DEBORDES

Premier coup d'essai réussi pour Leye Adenle !
J'ai adoré ce roman, son rythme, ses personnages et son intrigue.
Un vrai régal !

9 septembre 2017
Sandrine Fernandez

Parler à Mel et pourquoi pas la reconquérir...C'est un peu court comme motivation mais c'est en tout cas ce qui a poussé Guy Collins, juriste reconverti en journaliste, à accepter de couvrir les élections au Nigeria. La belle métisse est née là-bas, d'un père nigérian et d'une mère irlandaise et quoi de plus palpitant que de pouvoir lui raconter son voyage et ses aventures dans son pays natal ? Mais d'abord, il faut y aller, atterrir en territoire inconnu, ne pas trouver son contact sur place, se débrouiller seul à Lagos, ville trépidante et tentaculaire. Et puis, oser sortir le soir, aller dans un bar, alors qu'on lui a déconseiller de le faire. Et c'est là que commencent les problèmes. Devant la boîte où il pensait se divertir, une voiture largue le corps d'une femme, sans doute une prostituée, méchamment mutilé. Guy, sorti par curiosité, se retrouve embarqué par les flics et la police, au Nigeria, ne fait pas dans la dentelle. Les coups pleuvent, les insultes fusent et le seul moyen de s'en sortir est de graisser la patte de ces fonctionnaires corrompus. Mais Guy est anglais, Guy est journaliste, Guy est une menace. Il faut lui faire suffisamment peur pour qu'il n'aille pas raconter à la BBC qu'à Lagos on pratique des crimes rituels, de la magie noire ! Une situation tendue, angoissante mais la chance finit par lui sourire et elle a les traits d'Amaka, une beauté noire toute en nattes et formes voluptueuses. Elle le sait journaliste, elle veut qu'il écrive sur le sort des prostituées au Nigeria, ces filles qu'elle côtoie, qu'elle défend et qu'elle essaie de protéger de la violence des hommes. Ensemble et au péril de leur vie, ils vont remonter la piste du tueur.

Lagos de bruit et de fureur, de sang et de sperm. Des flics et des politiciens corrompus. Des nouveaux riches et des petits caïds qui ne pensent qu'à obtenir toujours plus d'argent, toujours plus de pouvoir, toujours plus de femmes dans leurs lits. Des hommes violents, sadiques et des femmes qui subissent. Au milieu de cette jungle, Leye Adenle crée Amaka, une justicière sans peurs et sans reproches qui s'est donné pour mission de protéger les prostituées par tous les moyens, même illégaux. Et il y parachute un journaliste anglais pas très brillant. S'il était une femme, on pourrait le qualifier de godiche, de cruche, d'oie blanche mais comme il appartient au sexe dit fort, on se contentera de benêt, mou du genou, ravi de la crèche. Ce personnage fait baisser le niveau de l'intrigue à force de couardise, de maladresse, d'incompréhension totale de la situation. L'erreur la plus flagrante étant de l'avoir introduit dans le lit de la belle Amaka malgré une absence totale de sex appeal. Mais il semblerait que semer un peu de romance inutile soit une nouvelle tendance dans le monde du polar. Dommage ! Un faux pas destiné sans doute à apporter un peu de douceur dans ce polar ultra-violent qui nous emmène dans un pays peu connu et qui ne gagne pas à l'être. Dépaysant certes, mais pas entièrement convaincant. Bilan mitigé.

7 septembre 2017
Sylvie E.

Avec son premier roman Leye Adenle démontre à son tour, comme une cohorte d'auteurs de génie avant lui, que le polar n'est pas un « roman de gare ». Il tire ses lettres de noblesse de la construction des personnages et d'intrigues complexes liées à des lieux particuliers, à des mondes surprenants, effrayants parfois, terribles toujours. Désormais, le polar est le grand roman réaliste, car il parle de l'homme au travers des sociétés passées au crible, et ce qu'il dit de l'humanité, loin d'être réjouissant est toujours inspirant et passionnant. Ainsi, le lecteur découvre le Nigeria dans Lagos Lady. Les protagonistes, l'enquête, le style, les choix narratifs concourent à maintenir le lecteur en haleine jusqu'à la dernière ligne qui loin de clore le roman, semble l'ouvrir sur une suite possible. Un autre départ pour Lagos ! Nous l'attendons avec impatience...

31 août 2017
Magali BERTRAND

A Lagos, au Nigéria, il y a »les filles », celles qu’on distingue à peine les unes des autres, celles qu’on se paye en négociant les prix au plus serré, celles qui disparaissent sans laisser de traces et sans soulever de questions, et puis, il y a Amaka. She’s a lady, la lady de Lagos, celle qui prend les filles sous son aile et piste leurs tortionnaires quoi qu’il lui en coûte.
Très belle découverte que ce polar venu d’Afrique en passant par l’Angleterre, nous invitant à un voyage hors des sentiers battus et des canons du genre, flirtant avec des traditions occultes et occultées des guides de voyage.
Le rythme est soutenu, le style personnel et mâtiné d’humour, les personnages ont du corps et de l’âme et, très vite, on a envie de les suivre, de savoir où ils vont, de remonter le fil et de débusquer le ou les coupables.

29 août 2017
D'ANTONIO NADIA

* Lagos Lady de Leye Adenle :
On a déjà pas mal écrit sur les problèmes de prostitution en Afrique, ainsi que de drogue, de corruptions, et on écrira encore car c’est un sujet brûlant.
Leye Adenle aborde le sujet avec le journaliste Guy Collins qui, arrivant à Lagos avec mission de couvrir les élections présidentielles, va se trouver mêlé à des enquêtes sur des meurtres de prostituées, sur fond de magie noire : le juju, qui implique aussi un trafic d’organes…
Un polar à cent à l’heure, où l’auteur dénonce, non seulement la condition féminine, mais n’hésite pas non plus à faire face à des policiers qui rackettent les citoyens.

26 août 2017
Chantal Criscuolo

J'avoue que je connaissais davantage l'Afrique du Sud au travers de Deon Meyer, Roger Smith, Mike Nichol ou encore Michèle Rowe. Mais le Nigeria, point ! Autant dire que ce premier contact est plutôt percutant ... On suit en parallèle Guy Collins (anglais) vaguement journaliste et Amaka, jeune femme qui consacre sa vie et son énergie à aider les prostituées, proies toutes trouvées des prédateurs locaux, souvent des hommes en vue, riches, prêts à tout pour s'assurer le pouvoir. Et cela mène à des assassinats rituels, entre autres terribles trafics. Gravitent autour des deux personnages principaux quelques figures policières plus ou moins honnêtes et déterminées à mener une enquête jusqu'au bout (à condition que cela ne leur coûte pas leur poste ...), et des hommes de mains sans scrupules, qui volent, tuent, écharpent, éparpillent, pour de l'argent. Le rythme du récit est mené tambour battant, aucun temps mort. La lecture est fluide, le style sans trop de personnalité peut-être. L'alternance entre première et troisième personne dans le récit n'apporte pas grand-chose, sauf à rappeler que Guy est blanc et a une autre vision du monde que celle du pays. Ses maladresses et hésitations le rendent bien falot à côté d'Amaka ! On s'attache beaucoup à elle, figure à la fois maternelle et éminemment féminine, qui risque sa vie. D'ailleurs, j'imagine que l'auteur a prévu une suite à ce premier roman, vu la toute fin. C'est un roman qui donne un aperçu du Nigéria bien sombre ; la corruption, les violences faites aux femmes, l'écart dramatique entre les pauvres et la classe dominante, tout cela fait de ce roman une lecture intéressante, en plus du côté "polar". Je suis curieuse de lire à nouveau Leye Adenle !

16 août 2017
Chloë

Lu dans le cadre du Prix du Polar du Meilleur Polar des Editions Points, ce premier roman de l'auteur Leye Adenle m'a autant plu qu'intrigué dès la lecture de la quatrième de couverture : du Nigéria, je n'avais lu que le livre Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie que j'avais perdu avant de pouvoir le terminer, sans gros regret : je m'ennuyais dans les longueurs du livre, sans réussir à accrocher à la vie au Nigéria ou aux Etats-Unis de la protagoniste, le récit étant selon moi bourré de lourdeurs (pour l'anecdote, je l'ai retrouvé depuis, mais sans envie d'en terminer la lecture).

Ici donc, la quatrième de couverture promet bien plus de mouvements : des massacres rituels de prostituées, un journaliste anglais embarqué par malchance dans cette affaire, une fervente défenseure des droits de la femme à sa rescousse. Sur ce point, le livre m'a emporté : l'enquête est menée avec dynamisme et rebondissements cohérents, les douleurs et beautés du Nigéria sont abordées parfois promptement mais en tout cas, avec précision, et dans ce polar, la combinaison des éléments de corruption, tradition, vengeance et autres fonctionne à merveille.

En revanche, un bémol, assez sérieux pour moi : la personnalité franchement mollassonne du héros britannique, Guy. Pas charismatique pour deux sous face à la flamboyante Amaka, bien plus poltron que courageux quand la Nigérienne brave tous les dangers au mépris de sa sécurité, je l'ai trouvé niais et ronflant, ennuyeux et parfois à la limite du ridicule, béat et dont les sentiments paraissaient complètement dépassés. Un souci de traduction, peut-être ? En tout cas, l'émotion ne transcende absolument pas de ce quidam.

Un roman que j'ai donc apprécié, davantage pour la qualité du récit et la justesse de l'enquête que pour la personnalité donnée à l'un des personnages central de l'histoire. Un auteur que j'aurais malgré tout plaisir à relire dans ses prochaines parutions.

 

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