Les Insomniaques de Camille (de) Villeneuve

8,1€ // 512 pages
Paru le 09/09/2010
EAN : 9782757818213

Les Insomniaques

Camille (de) Villeneuve

Littérature

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1946 : le marquis d’Argentières se meurt. L’aristocratie française assiste à sa propre disparition : les héritiers se partagent les derniers biens et entretiennent leur haine mutuelle, la jeune génération fraie dangereusement avec les communistes ou, pire, les parvenus. « Il faut vivre avec son temps », disent-ils, mais le temps est assassin pour une espèce moribonde.


Camille de Villeneuve a 29 ans. Ancienne élève de l’École normale supérieure, elle signe avec Les Insomniaques son premier roman.


« La description sobre et précise d'un délitement familial. »

Le Monde des livres

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Commentaires

16 décembre 2014
Alice MONARD

Cette chronique de l'aristocratie d'après-guerre m'a plutôt ennuyée.
Je me suis sentie à l'étroit dans cette maison d'Argentières à regarder cette aristocratie évoluer dans une période de l'histoire qui ne lui convient pas …

Le style est certes brillant, l'écriture jolie et les personnages très balzaciens, mais on s'ennuie ferme à Argentières.

On étouffe avec ces personnes étriquées dans leurs costumes d'aristocrates défraîchis.
On a envie de donner un grand coup de pied dans ces ruines d'une autre époque : Pourquoi n'arrivent-ils pas à évoluer, où est le bonheur ne serait-ce que de vivre en famille, où est le plaisr, l'amour véritable, la joie de vivre ? Noël est une fête ennuyeuse, l'été est lourd et donne envie de se noyer comme Vianney, un des jeunes hommes de la famille, ou de fuir très loin …

Si c'est cette pesanteur qu'a voulu faire sentir l'auteur, c'est réussi, mais ça ne méritait peut-être pas autant de pages certes très bien écrites. Peut-être n'ai-je pas pu entrer dans ce livre parce que c'est un milieu qui m'est totalement étranger et pour tout dire plutôt déplaisant.

Seuls quelques êtres lumineux traversent ce livre et font espérer un bouleversement dans cette aristocratie poussiéreuse : Antoinette qui s'y est brisée, Vianney qui s'y est noyé, Vanessa et son monologue magnifique, ses voyages pour enfin voir le VRAI monde, et finalement Tancrède le plus « humain », celui qui clot fort heureusement ce livre, celui qui a compris, qui fait une vie sur autre chose que son héritage, si ce n'est l'héritage artistique d'Antoinette.

Je pense que ce livre peut trouver son public, faire réfléchir sur le poids de l'héritage, de la famille, d'un quotidien régi par des règles dépassées, mais je n'y ai pas trouvé de plaisir, je ne m'y suis jamais senti bien, même comme observateur, je suis restée aux portes de cette propriété sans avoir envie d'y entrer si ce n'est pour saluer Tancrède.

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