La mécanique du commissaire Wallander, soixante ans depuis peu, semble grippée. Il oublie son arme dans un restaurant et risque la suspension. Des choses lui échappent… Il ne comprend pas pourquoi le beau-père de sa fille, ancien officier de marine, lui raconte une vieille histoire de sous-marins russes repérés dans les eaux suédoises il y a bien longtemps… Juste avant de brutalement disparaître.
Né en Suède en 1948, Henning Mankell partage sa vie entre le Mozambique et la Suède. Traduits en 35 langues, ses romans mettent en scène le commissaire Kurt Wallander, qui cédera ensuite sa place à sa fille, Linda Wallander.
« Un ultime roman de pure mélancolie, peut-être le plus obsédant de toute la série. »
Télérama
Traduit du suédois par Anna Gibson

Ce livre fait partie de la sélection du Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points 2012. Pour en savoir plus sur ce Prix et tenter de rejoindre le jury, utilisez la barre de navigation ci-dessous.
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Commentaires
L’homme inquiet clôt donc la série des enquêtes de l’inspecteur Kurt Wallander et on reste partagé entre le bonheur de retrouver une vieille connaissance et la tristesse de savoir que c‘est le dernier épisode. Et si la mélancolie gagne peu à peu le lecteur c’est que l’auteur n’a pas ménagé sa peine pour enchaîner les situations poignantes et les flash-backs sur sa vie privée et professionnelle. Wallander est vieux, solitaire (excepté son fidèle chien) et isolé dans une maison à la campagne. La naissance de sa petite fille et son nouveau statut de grand-père ne parviennent pas à lui faire oublier le temps qui passe avec son corollaire de trahisons, notamment cette mémoire qui lui fait parfois brutalement défaut et laisse planer la menace terrible de la maladie d’Alzeihmer … Tourmenté par les échecs de sa vie personnelle (rupture consommée avec son épouse Mona, difficultés relationnelles avec son père - décédé - et sa fille) et les souvenirs de sa vie professionnelle, Wallander n’est pas au mieux pour résoudre cette dernière intrigue criminelle (la disparition subite des beaux-parents de sa fille) dont les origines remontent à la guerre froide. La complexité de l’intrigue ne freine guère la lecture tant c’est le personnage en lui-même qui attire toute l’attention et la compassion. C’est du grand et du bon Mankell !!!
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Mélangeant, comme toujours:
- la vie de notre cher commissaire,
- des faits politiques,
- l'enquête policière dans ses circonvolutions privées et professionnelles,
- les doutes et toutes les incertitudes et questionnements d'une vie qui avance,
ce roman nous laissera malgré tout dans l'optimisme de la transmission, de la vie qui se poursuit et continue.
Ce roman m'a plu car
- il reprend la trame d'une construction "traditionnelle" de l'auteur (celle que l'on retrouve dans ses romans passés),
- renvoie aux précédents écrits et aux personnages précédemment campés (sans pénaliser les nouveaux lecteurs mais en créant une complicité avec les « anciens » ou « fidèles »).
Il nous fait voyager, nous interroger, posant au détour de son écriture, des doutes qui nous invitent la dernière page lue avec le dénouement livré (comme dans le Nouveau Roman, pris dans une spirale, un labyrinthe), à reprendre notre lecture sous un mode « avisé » pour vérifier à certains moments, ce qui aurait pu permettre au commissaire, s'il avait été un peu plus attentif ou disponible, de résoudre (à notre grand désespoir alors !) plus rapidement l'affaire !
Comme d'habitude Mankell nous livre un chef d'oeuvre.
Le sujet développé est cette fois la guerre froide et ses espions.
Wallander arrive en fin de carrière et va faire le bilan de sa vie.
Pour les fans, rappels d'anciennes lectures!
Une larme, adieu Wallander!
Comme d'habitude Mankell nous livre un chef d'oeuvre.
Le sujet développé est cette fois la guerre froide et ses espions.
Wallander arrive en fin de carrière et va faire le bilan de sa vie.
Pour les fans, rappels d'anciennes lectures!
Une larme, adieu Wallander!
C’est une enquête particulière à laquelle nous convie Henning Mankell, aux prises avec le monde de l’espionnage avec tous ses faux semblants, toutes ses fausses pistes ; et finalement un roman d’espionnage n’est pas très éloigné d’un roman policier. Comme d’habitude, il y fait une grande part aux personnages et à leur psychologie fouillée, et aux grandes qualités de Wallander de noter toutes les petites remarques, tous les petits indices qui vont le mener à une vérité.
Mais c’est aussi et surtout un roman sur la vieillesse, sur un homme qui a peur de devenir comme son propre père, peu aimable et irritable, qui a peur de mourir, alors que sa petite fille vient de naitre, qui a peur de l’inconnu, lui qui cherche la lumière de la vérité. Des petits maux incessants, aux incidents, sans oublier les pertes de mémoire, Wallander se regarde dépérir, lentement, et Mankell, en cela, est d’une cruauté telle qu’il est difficile pour nous, fans, de le voir finir comme ça.
C’est d’autant plus difficile que nous aimons ce personnage tellement humain, qui se rappelle ses enquêtes précédentes, qui revoit ses amis qui vieillissent aussi, et j’ai trouvé ce dernier roman presque inhumain. En refermant ce livre, j’en veux à Mankell d’avoir écrit ces dernières phrases, de l’avoir abandonné à une fin tellement actuelle, celle de la vieillesse, et de l’oubli, avec cette cruauté des pertes de mémoire. C’était la dernière enquête de Wallander, un personnage adorablement bougon.
Comme d'habitude Mankell nous livre un chef d'œuvre.
Le sujet développé est cette fois la guerre froide et ses espions.
Wallander arrive en fin de carrière et va faire le bilan de sa vie.
Pour les fans, rappels d'anciennes lectures!
Une larme, adieu Wallander!
Encore un excellent Mankell. Grâce à Wallander, il retrace l'histoire de la Suède lors de la période de la guerre froide au travers de son enquête policière tout en posant les doutes de son personnage sur sa propre vie et les questions que chacun se voit poser à un moment donné de son existence.
J'ai lu tous les livres de H. Mankell, sauf le chinois. Suis actuellement entrain de lire "l'homme inquiet" et je me régale...
Le plus beau "WALLANDER" parce que celui de la lente entrée dans "l'autre monde"de cet homme qui ne "lachait" jamais une enquête mais que sa mémoire abandonne peu à peu.C'est une "splendide désolation", une réflexion sur la vieillesse dont on ne veut guère entendre parler dans notre monde de "jeunisme" à tout crin.
Je viens de finir ce roman, qui m'a laissé une impression de profonde mélancolie, Mankell nous décrit un homme fatigué, angoissé . Toujours aussi excellent !
Encore une fois ,j'ai été agréablement surprise par cet auteur dont j'ai lu les polars et les romans
Une manière originale et triste de mettre fin à une série
C'est le livre que je suis en train de lire. Comme tous les autres livres de cet écrivain, il est formidable.
J'ai lu presque tout les livres qu'Henning Mankell a écrit dans la série noire avec le commissaire Wallander à part le Chinois, mais, il me manque à ma collection "L'Homme Inquiet". J'aurais aimé pouvoir vous donner mon impression sur ce livre mais voilà je ne l'ai pas lu étant donné qu'il me manque. Ce sera pour une prochaine fois. Mais j'aime beaucoup cet écrivain et ses romans.
Dans ce premier chapitre, Mankell pose toute la problématique de son personnage bien connu, ses états d'âme et son parcours de policier. Tout est en place pour une longue introspective, qui nous emennera très loin comme toujours avec Mankell et Wallander.