Le Fleuve des brumes de Valerio Varesi

7,2€ // 288 pages
Paru le 04/05/2017
EAN : 9782757864326

Le Fleuve des brumes

Valerio Varesi

Policiers, thrillers & romans noirs

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La pluie tombe sans discontinuer et les eaux du Pô montent dangereusement. Dans le brouillard, une péniche dérive sans personne à bord : où est passé Tonna, le batelier ? Étrange. D’autant que la même nuit, son frère est retrouvé mort dans un accident suspect. Le commissaire Soneri se plonge dans le passé des deux hommes et exhume leurs lourds secrets. Sur les rives du fleuve, rien n’a été oublié des combats de la Seconde Guerre mondiale. Ni pardonné.

Traduit de l’italien par Sarah Amrani

 

Commentaires

26 octobre 2017
Sophie B

J'ai attaqué ce livre avec un réel enthousiasme qui s'est vu englouti après à peine 35 pages... il s'en est suivi une longueur interminable pour en venir à bout. Je suis un peu déçue, pour la deuxième fois, par la sélection. J'adore pourtant l'Italie et les polars mais la sauce n'a pas prise. Des langueurs descriptives pour un effet contemplatifs bien assuré. Une intrigue qui s'annonçait captivante sur la disparition quasi simultanée de 2 frères. Je pense que ce livre trouvera moult amateurs du genre, mais vraiment j'ai besoin de plus d'actions et plus de vie dans ce genre de roman. Le thème n'en était pas moins intéressant. J'attendais peut être trop de ce livre avec des personnages que je pensais plus marqués, plus vivants.

5 septembre 2017
Magali BERTRAND

Un fleuve en crue, de mornes plaines noyées de brouillard, des péniches et leurs bateliers et la pluie, la pluie, la pluie...La Flandre? Que nenni ! C'est une Italie bien étrange et bien dépaysante que traversent ce fleuve de brumes et cette enquête, charriant sur leur passage, les débris d'une vie passée, corps et biens, et les eaux boueuses d'une histoire lourde de ses excès et de ses erreurs.Cette ambiance pesante entre sourd et taiseux, renforcée par une météo hostile est parfaitement transcrite par les mots et le rythme choisis par Valerio Varesi qui semble se plier au tempo ralenti de ses personnages, croulant sous le poids des années, des souvenirs, des rancœurs.On se laisse volontiers porter par ce courant-là, même s'il arrive parfois que l'on s'enlise dans cette enquête dont les contours tendent à perdre de leur netteté comme perdus sous trop de brouillard.

29 août 2017
D'ANTONIO NADIA

* Le Fleuve des Brumes de Valerio Avensi
Sur fond de musique de Verdi et par un temps diluvien qui dure depuis plusieurs jours, le Pô est en crue. Nous sommes donc en Italie et le livre débute par la surveillance de la montée des eaux.
Valerio Varensi nous emmène avec « Il Fiume delle Nebie » - « Le Fleuve des Brumes » - dans une enquête commençant par la dérive inattendue de la péniche du vieux Tonna qui a disparu. On croyait sa péniche utilisée pour le transport de céréales mais rien n’est certain.
Le commissaire Soneri est appelé pour ce qui semble être un suicide, celui du frère de Tonna. Mais deux disparitions coup sur coup ? Ou peut-être pire ? La coïncidence est plutôt étonnante surtout quand on apprend que les Tonna ont été militants des Chemises Noires. Et la cargaison de la péniche ?
C’est une ambiance lourde, dans les brumes. Le Pô, avec sa crue et sa décrue, semble représenter également le passé qui remonte lentement et le présent où rien n’a vraiment été oublié.
Le style est fluide, grand talent de l’écrivain, fluide comme celui de l’écoulement des eaux du fleuve.

24 août 2017
Chantal Criscuolo

À lire ce roman, me reviendraient presque ces vers de Victor Hugo : "Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche./ Après la plaine blanche, une autre plaine blanche." ("L'expiation", in "Les Châtiments"). En effet, on a l'impression d'arpenter une plaine, celle du Pô, aux contours indéfinis, à l'horizon flou à cause du brouillard, blanche de givre, étrange et vaguement hostile tant au lecteur qu'au commissaire Soneri, le héros, confronté à une disparition et à un meurtre, deux frères vivant en marge de la société pour se faire oublier. Rien ne sera simple dans cette enquête à l'avancement lent et sinueux, au contraire du cours du fleuve, impétueux et inondant les rives, d'autant plus qu'il faut se replonger dans des luttes quasi fratricides pour cause d'opinions politiques trop marquées, brunes ou rouges. Le commissaire finira par dénouer cet imbroglio, faisant renaître ici et là les rancœurs et les haines. Heureusement, les rencontres amoureuses de Soneri et Angela, sa maîtresse, illuminent et réchauffent le brouillard glaçant qui plane sur l'enquête. Ce roman vaut autant pour sa trame que pour ses descriptions très évocatrices du fleuve en crue, des péniches, du paysage comme sorti d'un rêve. Voilà une lecture qui ns entraîne dans un monde à la fois étrange et familier (l'Italie, la plaine du Pô). Intéressant.

23 août 2017
Chloë

Malheureusement pour moi, une nouvelle déception pour un roman malgré tout sélection pour le Prix Polar Points 2017 : peut-être suis-je en fait beaucoup trop exclusive dans mes choix de polars, et dès lors que l'on quitte les fjords et les terrains dévastés de glace et de neige du cercle polaire je peine à trouver de l'intérêt au récit ?

Ici pourtant, l'intrigue semblait plutôt bien instaurée : deux frères qui disparaissent à quelques heures d'intervalles, l'un attesté mort, l'autre disparu, sur un fond de rancœur du fascisme vieille de plusieurs décennies. Au fur et à mesure des crues et décrues du Pô, les indices se dévoilent et d'autres mystères apparaissent, les témoins clés se muent dans un silence digne des plus belles carpes et l'intrigue se dénoue, lentement... Beaucoup trop lentement, en fait, si bien que j'en venais parfois à piquer du nez dans ma lecture.

Le commissaire principal tout d'abord, Soneri, a seulement moins un charisme équivalent à celui d'une huître : la faute à la traduction française, trop plate, qui termine toute ses phrases par un point mou, le rendant dénué de toute expressivité ? Mâchonnant son cigare avec une conviction quasi-nulle, qu'on croit longtemps équivalente à son intérêt pour l'enquête, entrecoupée de pauses amoureuses avec Angela dont l'enthousiasme est lui aussi proche du néant, je n'arrive absolument pas à m'intégrer au récit, je me détache complètement de l'intrigue si bien qu'à plusieurs reprises - et à contrecœur - j'ai du rebrousser chemin dans ma lecture pour reprendre le fil où je l'avais perdu.

Qu'un récit soit suggéré ensuite, très bien, je suis pour la subtilité, les sous-entendus. Mais dans Le fleuve des brumes, l'utilisation des mots à demi-cachés est trop redondante, trop régulière, si bien que le rythme du récit en est selon moi affecté dans le mauvais sens : la longueur de l'histoire, à nouveau, lui fait perdre en intensité, rend l'avancée de l'enquête plus fastidieuse que la dérive de la péniche de Tonna.

Un livre qu'il m'a donc été compliqué de terminer, et qui ne me donne pas envie de découvrir les autres romans de l'auteur. Quand je lis les avis enthousiastes des autres lecteurs, cela me conforte néanmoins dans le côté peut-être trop subjectif de ma lecture, où j'attendais un récit bien plus noir, bien plus tranchant, avec des personnages aux traits et caractéristiques beaucoup plus marqués et révélateurs.

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