Les Fleurs de l'ombre de Steve Mosby

7,6€ // 408 pages
Paru le 03/01/2013
EAN : 9782757826171

Les Fleurs de l'ombre

Steve Mosby

Policiers, thrillers & romans noirs

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Des corps d’enfants recouverts de roses noires, la marque du tueur. Ainsi commence La fleur de l’ombre, roman que le père de Neil, écrivain, a lu et relu jusqu’à son suicide. Cette histoire est inspirée de faits réels ; le meurtrier n’a jamais été arrêté. Entre les pages des livres de son père, Neil trouve des pétales noirs. La fiction devient réalité, partout les fleurs de l’ombre sèment la mort…



Steve Mosby est né en 1976 à Leeds. Jeune écrivain surdoué, comparé à Dennis Lehane et à Michael Connelly, il est également l’auteur de Ceux qu’on aime et Un sur deux, disponibles en Points.



« Un thriller implacable et tordu, où fiction et réalité se marchent allégrement dessus. Impossible à refermer avant le point final. »

Rolling Stone



Traduit de l’anglais par Laura Derajinski

Tous les titres du même auteur
 

Commentaires

9 novembre 2013
Delphine

une mise en abime parfaitement menée, que l'on attend et reconnait mais dans laquelle on plonge avec délice. Mosby assume la noirceur de l'intrigue jusqu'au bout. Le suspens nous tient jusqu'aux dernières pages. Très bon thriller.

13 octobre 2013
pierre alain veau

Une mise en abîme avec suffisament d'horreurs pour tenir en haleine et avoir envie d'en obtenir la clé. Peut-être un bon thriller, mais c'est les polars que j'aime.

11 octobre 2013
Oihana Olazcuaga

Une chose est sûre : Steve Mosby maîtrise à la perfection le procédé de mise en abîme. Il y a l'histoire de Neil, de son père, et d'Hannah Price, l'inspectrice chargée de l'enquête. Et il y a cette histoire de petite fille retrouvée sans avoir disparu, directement tirée d'un polar, qui semble avoir de curieux échos avec la réalité.
Les histoires se croisent, s'entremêlent, et les éléments de la fiction deviennent de plus en plus réels. L'intrigue est, au départ, un peu déroutante. Peu à peu, on découvre une histoire assez complexe sans être compliquée, et narrée avec suffisamment de suspens pour passionner le lecteur. Certes, passé un certain point, la fin devient assez prévisible, et elle s'avère sans surprises. Cela étant, le style vif et entraînant, et le jeu ambitieux sur les différentes trames fait qu'on passe un bon moment. Voilà un polar idéal pour les vacances : complexe juste comme il faut, avec une résolution satisfaisante, et une galerie de personnages assez complète !

10 octobre 2013
Jean-Paul Guéry (La Tête en Noir)

Le suicide imprévisible de son père découvert au pied d’un viaduc plonge Neil Dawson au cœur d’un troublant mystère. Totalement obsédé par le roman policier d’un de ses confrères écrivains édité vingt ans plus tôt, la victime avait entrepris des recherches sur une sordide histoire d’enfant martyre miraculeusement soustraite à ses tortionnaires. La réalité qui avait inspiré cette fiction provoque à nouveau de terribles événements qui contraignent Neil à mener sa propre enquête. Ambiance oppressante et presque envoûtante, personnages complexes et torturés, construction astucieuse : ce roman noir est un vrai régal !

18 septembre 2013
Dubruitdanslesoreilles

Voilà un roman diablement ambitieux. Le livre La fleur de l’ombre, que découvre notre héros chez son défunt père, est au centre même de l’intrigue. La mise en abîme donne le tournis : un écrivain (Steve Mosby) écrit un livre (Les fleurs de l’ombre) sur un écrivain (Neil), lui-même fils d’auteur à succès, qui enquête sur la disparition de ce dernier à l’aide d’un livre (La fleur de l’ombre)… Il fallait oser tout de même !

Il sera bien difficile à Neil de cerner, dans La fleur de l’ombre, ce qui relève de faits réels et ce qui est fiction.

L’intrigue est époustouflante. Le risque pris par Steve Mosby est énorme tant la construction du texte est complexe. Je vous conseille une grande concentration à la lecture de ce roman noir.

L’alternance du récit entre la première (Neil) et la troisième personne (pour le déroulement de l’enquête) est savamment dosée.

Les personnages sont complexes et assez nombreux, ils sont tourmentés et livrent une bataille intérieure. J’ai vraiment apprécié la réflexion sur le fait de savoir à quel point nos origines peuvent conditionner nos actes.

L’auteur joue avec les protagonistes qui se débattent pour enfin connaitre la vérité, et, nous lecteurs, sommes également les jouets de Steve Mosby. Il nous promène dans un véritable labyrinthe peuplé d’impasses et de fausses directions.

Diablement construit et intense, ces Fleurs de l’ombre à la beauté tragique, ne sont pas prêtent de faner dans mon cœur de lecteur.

Un sérieux prétendant pour le prix !

http://dubruitdanslesoreilles-delapoussieredanslesyeux.overblog.com/chronique-de-les-fleurs-de-l-ombre-de-steve-mosby#comments

5 juillet 2013
Robin Fillon

En partie captivant.
L'intégralité des passages du roman cité sont de loin les meilleurs de l'intrigue et le roman développé autour de cette nouvelle – à la base écrite pas l'auteur par un magazine, semble-t-il – se cherche et s'étire.
L'incipit nous fait entrer dans le vif d'un sujet qui n'apparaitra au final qu'à partir du milieu de la deuxième partie et il faut un peu s'accrocher jusque là. Mais une fois cette dernière atteinte, le roman nous promet un final captivant jusqu'à la dernière ligne.
L'intrigue est malgré tout intéressante.

24 juin 2013
Valérie Balcet

Une lecture un peu compliquée pour ce roman qui promettait beaucoup. L’idée du roman dans le roman est bien vue mais du coup rend les choses un peu difficile à saisir. J’ai peut-être manqué de concentration dans cette lecture.
Cependant, l’intrigue reste captivante car pleine de mystère jusqu’à la dernière page. On attend la solution avec impatience et on stresse en même temps que le héros. L’ambiance est rendue avec authenticité et on court avec le narrateur après l’horrible vérité que l’on n’atteindra qu’à la toute fin du livre.
A recommander absolument aux amateurs d’intrigues complexes.

21 juin 2013
Alexandra LOUESSARD

Noir, c'est noir… et glauque !
Même si l'auteur ne s'appesantit pas dans la description macabre des méfaits du serial killer, il réussit sans conteste à imposer une atmosphère pesante qui marque l'ensemble du roman et qui se trouve encore accentuée par le manque de fluidité de l'écriture.
Cependant, il faut reconnaître que celui-ci réussit avec brio l'exercice de style du roman dans le roman où la fiction se mêle à la réalité qui elle-même se mêle au récit. On sort de cette lecture épaté par l'exercice intellectuel qui nous est proposé et qui s'avère parfaitement abouti, mais aussi lesté d'un profond malaise.
Bref, un roman bien ficelé mais vraiment pas agréable à lire !!

8 juin 2013
Croce

Un roman dans le roman.Ce livre est un véritable labyrinthe.L'auteur annonce la couleur dès le prologue lancé, les deux romans se liront en parallèle pour notre plus grand désarroi ! Car il devient vite évident que la mise en abyme des deux romans, même si elle est ingénieuse, est aussi déstabilisante. Ou commence la réalité ? Ou s'arrête la fiction ? La forme pourra certes ne pas plaire à tout le monde, car la multiplicité des voix (réelles ou fictives) peut dérouter et décourager les moins persévérants. C'est ce qui fait sans doute l'originalité de ce thriller cependant j'ai trouvé la fin un peu trop rapide. Au demeurant, je trouve que cela manque de souffle, de sentiments, bref c'est parfois un peu trop froid et descriptif, comparé à son premier roman (Un sur Deux)

3 juin 2013
Matthieu DUBOIS

Première incursion pour moi dans l'univers de Steve Mosby.Ce dernier a rempli son contrat.Un roman dans le roman: difficile au premier abord mais finalement intéressant et réussi. Mosby nous offre une belle mise en abyme de la notion de roman.Il nous perd volontairement entre fiction et réalité grâce à une quasi-absence de repère géographique: Très déstabilisant!Le livre glisse parfois vers le fantastique et le conte macabre(les fleurs noires se nourrissant des fluides des victimes enterrées par le tueur), ce qui n'est pas une mauvaise chose et renforce l'intérêt. Malgré une impression de déjà-vu(la fliquette fouineuse qui découvrira qui elle est vraiment et son supérieur qui cache un lourd secret) et quelques stéréotypes, nous sommes en présence d'un bon thriller dans la grande tradition du genre avec de nombreux rebondissements, des portraits de personnages plutôt bien dessinés(le vieux tueur cancéreux),une atmosphère inquiétante et lourde.Il se dégage du style de Mosby et du déroulement et enchaînement du récit un certain classicisme qui me paraît de bon aloi.L'auteur ne cherche pas à innover mais il livre un bon exercice de style hitchkockien.Ajoutons à cela une montée en flèche progressive du suspense au long des six derniers chapitres et vous obtenez un thriller de bonne qualité.Cependant,nous ne sommes pas dans la crème de la crème. La qualité d'écriture n'est pas la même que chez une Val MacDermid ou chez une Mo Hayder. Mais un bon moment de lecture en perspective.

29 mai 2013
Stéphane Guinot

Un très bon polar qui a un peu de mal à partir mais qui finalement nous entraîne dans une enquête palpitante. Un roman dans le roman... Au départ, on se demande si le polar dont nous parle l'histoire n'est pas meilleur que celui qu'on est en train de lire. Puis les éléments se lient pour former une intrigue parfaite. Le roman dont nous parle ce livre vient se mêler étroitement avec une réalité effrayante. Les révélations sur les personnages, les fausses pistes lancées par l'auteur, l'ambiguïté des protagonistes ne font que pimenter le tout. On pense même à certains moment relever des incohérences concernant certains personnages. Il n'en est rien. Tout est bien ficelé. Même si l'intrigue est complexe, le livre se lit bien. Difficile même de le lâcher !

26 mai 2013
Caroline Guingot

Sur la quatrième de couverture le lecteur est mis en garde attention chef d'oeuvre, Steve Mosby est comparé à Dennis Lehane et à Michael Connelly, deux Grands. La barre est haute,très haute, peut-être d'ailleurs un peu trop haute. Pendant toute la lecture j'ai eu ces deux références en tête, Shutter Island et Le Poète... Dès le début, l'écriture est brouillon, quatre histoires se chevauchent pour finalement et de façon très prévisible s’entremêler. L'histoire n'est pas convaincante, on attend la plongée en abysse pendant 400 pages. A vouloir trop en faire, on n'en sort qu'un livre tiré par les cheveux. Le dénouement est évident et n'est pas assez abouti. Le style d'écriture est proche de celui d'un scénario. Bref, le défi n'est pas du tout relevé.

21 mai 2013
Danièle Bouin

C'est un roman habile, qui joue sur la mise en abîme: un roman dans le roman.Cela oblige le lecteur à s'interroger jusqu'à la fin: laquelle influence l'autre de la réalité ou de la fiction? Cependant l'histoire apparait parfois comme un peu complexe ou au contraire un peu simplificatrice. Les histoires entremêlées du narrateur, de la policière qui fait l'enquête mais s'y retrouve intimement et personnellement impliquée, celles "inventées" par les différents écrivains noient un peu le lecteur mais maintiennent un suspens jusqu'aux dernières lignes qui redonnent du piquant à l'intrigue. Thriller efficace, qui se lit avec plaisir,la description des horreurs du serial killer nous est épargnée: au lecteur de combler les vides.

17 mai 2013
Sophie Gauthier

La frontière poreuse entre fiction et réalité est dans le roman de Steve Mosby très habilement exploitée. L'angoisse va crescendo à mesure que se tissent les fils infimes entre personnages, histoires, roman dans le roman... donnant la sensation d'un abîme vertigineux.
Malgré cette maîtrise de la construction, je n'ai pas été enthousiasmée par "Les fleurs de l'ombre". D'une part parce que - justement- cette habileté est trop apparente et ressemble parfois à un exercice de style, d'autre part parce que la construction des personnages, leur possible complexité me semblent rester très superficielles.
Le décor est littéralement "planté", soigneusement descriptif, l'atmosphère n'est pas suggérée mais imposée en quelque sorte.
Bref je n'ai pas trouvé dans "Les fleurs de l'ombre" toute la subtilité et les richesses interprétatives que j'espérais. C'est finalement un bon thriller... mais ce n'est "que" cela... ce qui n'est déjà pas si mal !

16 mai 2013
Anne-Marie BALLAUX

J’adore lire un polar au lit avant de m’endormir … avec celui-ci, paradoxalement impossible car ce n’est pas un des ces faciles page-turner : l’intrigue est complexe, le style éveille d’abord des sensations avant de parler au cerveau, les vies des personnages fictifs et réels s’entremêlent entre faux souvenirs, imaginaire, réalité et fiction … D’emblée l’auteur nous invite à flotter dans une ambiance d’entre deux-eaux, dans une petite ville de bord de mer, désuète et faussement endormie. Tout commence par une petite fille qui apparaît sur la jetée, comme sortie de l’ombre et de l’épouvante. Ce roman est de la poésie noire, qui suggère plus qu’il ne décrit, s’amuse à brouiller les pistes : rêve-t-on soi-même de ce qu’évoquent les fleurs noires pour compléter les pointillés laissés par l’auteur entre lignes et chapitres ? entre les histoires racontées par son père à une petite fille devenue policière aujourd’hui, celles racontées par un père écrivain mort mystérieusement à son fils lorsqu’il était petit et qui semblent prendre vie aujourd’hui, celle du roman noir et éphémère best-seller d’un autre écrivain dont la rumeur dit qu’il s’est inspiré de faits réels, écrivain lui aussi mystérieusement disparu, entre les mensonges, les demi-vérités, les traces laissées volontairement ou non par les protagonistes d’un passé qui refait surface … l’auteur tisse sa toile et nous tient captifs dans ses méandres jusqu’à ce que le dessin final nous en soit révélé : bonne lecture !

20 janvier 2013
Christine SCHIMMER

Roman brillant qui entremêle constamment fiction et réalité, illustration de ce qu’Aragon appelle le « mentir-vrai ». Bien que les extraits du roman de Wiseman , La fleur de l’ombre soient clairement délimités, ils s’enchevêtrent aux deux récits croisés de Neil Dawson et d’Hanna Price et le lecteur finit par se servir de la fiction pour comprendre la réalité, ou l’inverse…Contrairement à bien des polars mettant en scène des serial killers, Mosby évoque à peine la réalité monstrueuse des crimes : ils sont suggérés par la fiction , par le retentissement qu’ils ont sur les personnages, par la thématique métaphorique de la fleur noire et du « changement continuel des choses » ou s’abolit l’idée même de vie et de mort. Le dénouement constitue une pirouette finale. On y retrouve l’idée de la parole qui s’empare de la réalité pour la modifier, avec un personnage qui lui aussi s’est moulé dans la fiction de Wiseman … ou dans la réalité d’una autre.
Bref, Mosby joue avec l’imagination et/ou l’intelligence de son lecteur et lui donne l’illusion d’avoir participé à la construction du puzzle, d’avoir ét autant manipulé que manipulateur, comme lui.

 

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