Le cadavre d’une femme est retrouvé dans le jardin de Thygesen. Le passé de cet ancien policier en fait un suspect idéal : il a été mêlé à plusieurs affaires criminelles et accusé de meurtre. L’évidence de sa culpabilité semble arranger beaucoup de monde… Car une enquête approfondie menacerait de révéler les trafics des mafias et la corruption politique d’un pays jusque-là jugé modèle, la Norvège.
Jon Michelet est un écrivain norvégien né en 1944. Pionner du genre policier dans son pays, La Femme congelée est son premier roman publié en français, mais nombre de ses textes ont été adaptés au cinéma et traduits dans plusieurs langues.
« Jon Michelet frappe fort … Le revoici avec sa langue pétillante et musicale.»
Aftenposten (Oslo)
Traduit du norvégien par Éric Eydoux
Grand Prix norvégien de littérature policière 2001

Ce livre fait partie de la sélection du Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points 2012. Pour en savoir plus sur ce Prix et tenter de rejoindre le jury, utilisez la barre de navigation ci-dessous.
|
Commentaires
Je dirais même que le voyage fut long et ennuyeux. Je dois avouer que je n'ai pu aller jusqu'au bout.
Qu’est-ce qui ne marche pas ? Voici la question que je me suis posée tout au long de « La Femme Congelée » de Jon Michelet qui ne m’a pas séduite, sauf peut-être les cinquante dernières pages. La lecture se passe mais elle ne se vit pas, elle ne ressent pas. Aucun risque de nuit blanche à ne pas pouvoir dormir sans lire un dernier chapitre, un autre et encore un autre…
Je pense qu’il y a un problème d’aboutissement avec les personnages et l’histoire. Ça manque de couleurs et de saveurs, une bonne esquisse mais incomplète. L’aspect psychologique est bien souvent absent. Les personnages agissent mais souvent leurs actes semblent tellement débridés qu’un soupçon de logique personnelle ferait le plus grand bien pour ficeler le tout.
De plus, certaines incohérences dans le récit sont frustrantes. Y aurait-il un problème de traduction ou est-ce que les langues françaises et norvégiennes possèdent une syntaxe si différente qu’il faudrait l’adapter pour que le texte se marie mieux à ses lecteurs francophones ? Je ne sais pas et c’est bien dommage car l’intrigue en elle-même est plutôt intéressante même si elle rappelle en moins bien sa cousine Suédoise Millenium: les relations est-ouest, l'argent, le trafic, les gangs… beaucoup de points qui ont du mal à s’articuler les uns avec les autres. Beaucoup des éléments du récit se rapprochent de la biographie de Mr. Michelet et je suppose qu’ils doivent renfermer un sentiment de vérité que le texte n’a pas su délivrer.
J'ai eu du mal à terminer ce polar qui m'a paru incroyablement long et fade... Une impression que l'intrigue est décousue, sans queue ni tête et que le lecteur ne saura jamais le fin mot de l'histoire. Plutôt qu'un polar, j'ai eu le sentiment de lire un compte-rendu de différents témoignages sur un même sujet.
En un mot : décevant.
Grand amateur de la prose de Mankell et d'Indridason, j'ai mis le cap sur la Norvège avec enthousiasme. Mais le voyage vers le grand Nord, l'évasion scandinave n'ont pas été au rendez-vous... même pas l'impression de quitter mon fauteuil ! Pas vraiment passionné par l'intrigue, pas vraiment dépaysé par l'ambiance.
Pourtant le style est élégant, l'auteur apporte à son enquête un regard désabusé sur la société norvégienne, pourrie par le fric, le racisme et la drogue.
Mais il manque un petit je ne sais quoi, un déclic qui vous prend aux tripes et vous empêche de fermer avant la dernière page.
Bref, c'est pas désagréable, mais un peu terne...