Les Etoiles dans le ciel radieux de Alan Warner

8,1€ // 528 pages
Paru le 07/02/2013
EAN : 9782757829653

Les Etoiles dans le ciel radieux

Alan Warner

Littérature

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Voilà des semaines qu’elles attendaient ça ! Les Sopranos se retrouvent pour partir en vacances. Manda, Chell, Kylah, Finn et Kay ont quitté le lycée. Toutes ont suivi des chemins différents. Malgré les failles naissantes dans leur amitié, elles n’ont pas perdu le sens de la fête. Entre gueule de bois et perte de passeport, l’aventure commence dès l’aéroport… qu’elles ne sont pas prêtes de quitter !


Né en 1964 en Écosse, Alan Warner est l’auteur de plusieurs romans acclamés par la critique et le public, récompensés par de nombreux prix. Les Sopranos, roman où l’on retrouve les personnages des Étoiles, est également disponible en Points.


« Sous la pseudo sitcom, une critique au vitriol, la mise en lumière vacharde et jouissive des disparités sociales d’un Royaume pas si Uni. »

Mediapart



Traduit de l’anglais (Écosse) par Catherine Richard

Tous les titres du même auteur
 

Commentaires

28 juin 2013
Jean-Claude Leclercq

Cinq jeunes écossaises, bientôt rejointes par une anglaise, se retrouvent à Gatwick pour un départ en vacances en commun. Le récit s'étale du vendredi au mardi matin et se déroule dans l'aéroport et alentours. Après diverses péripéties, le mardi doit voir leur départ pour Las Vegas mais nous sommes le 11 septembre 2001... (la ficelle ne serait-elle pas un peu grosse?).
Les files rigolent, picolent et se piquent le nez. Rien d'édifiant ni de bien palpitant.
Malgré les disparités sociales le groupe tient bon, seule Manda semble poser aux autres quelques problèmes à cause de son égoïsme et de son sans-gêne incommensurables. L'auteur met en scène une certaine jeunesse bien mal embouchée. On ne saurait cependant y voir une critique sociale au vitriol.
Tout cela paraît bien mince.

18 juin 2013
Jean-François JAMBOU

Un livre qui ne décolle pas!

En ouvrant ce livre, j'avais un mauvais pressentiment. Force est de constater que ces aventures de jeunes filles trash dans un aéroport m'ont laissé sur le quai. Faiblesse stylistique, superficialité criarde....Il ne suffit pas de capter l'air du temps pour faire un bon livre, bref la littérature que je n'apprécie pas; Prenez l'avion sans moi !

11 juin 2013
Nathalie Seghair, membre du jury

Alan Warren dépeint ici la jeunesse des laissés-pour-compte, celle du chômage et de la misère, de l'alcool et du sexe triste.
On suit le parcours de cinq amies, fatiguées de leurs existences pas très excitantes, qui ne souhaitent qu'une chose, un répit, s'échapper vers un ailleurs meilleur quel qu'il soit.
Dans l'attente d'un départ éventuel et de plus en plus hypothétique, elles se disputent, s'invectivent, se réconcilient aussi, tout cela sur le mode d'une comédie grinçante et pathétique. Un roman intelligent et plus profond qu'il n'y parait.

23 mai 2013
Julie F., membre du jury

Le roman fait suite aux Sopranos, mais peut se lire indépendamment. Une chose est sure, je ne regrette pas un seul instant de ne pas m’être infligé le premier tome.
Le résumé, déjà au départ, ne m’attirait pas beaucoup. Mais comme je fais partie du jury du Prix des meilleurs romans des lecteurs de Points, je me suis obligée à le lire, et à aller jusqu’au bout. Mais quel soulagement une fois la dernière page lu !
Je n’ai rien aimé : j’ai trouvé l’intrigue est mince, inintéressante, et tournant en rond. Le style de l’auteur, assez débridé, m’a aussi rebuté dès les premières pages. Enfin, j’ai trouvé les personnages superficiels et énervants (particulièrement Manda, que je ne supporte pas).

21 mai 2013
Laurence Cadet, membre du jury.

On peut lire sur la première de couverture ce commentaire des Inrockuptibles : "Une sitcom pop et brillante"... Je ne partage pas du tout ce point de vue. Rien de pétillant dans ce récit sans queue ni tête qui met en scène quatre personnages féminin autant superficiels que vulgaires. Intrigue inintéressante, conversations plates et inutiles, caprices des unes et des autres... Les clichés s'enchaînent et on s'ennuie. On se croirait dans un jeu de télé-réalité. Vous l'avez compris, cette lecture a été une épreuve pour moi.

7 mai 2013
Sophie Winter, membre du jury

Cinq copines se retrouvent à l'aéroport sans savoir quelle destination elles vont choisir pour leurs vacances. Elles pensent réserver au dernier moment un voyage à moindre coût. Elles se sont connues lycéennes, les voilà maintenant étudiantes ou dans le monde du travail.
Mais rien ne se passe comme prévu ! L'une d'entre elles ne retrouve plus son passeport et les voilà donc obligées de rester à terre !
Le pitch est sympa, très sympa. Une sorte de "Sex and the City" dans le huit clos d'un aéroport et de son hôtel. Hélas, après l'attrait des premières pages et malgré un style vif et alerte, digne d'une série télé, j'ai trouvé qu'on tournait vite en rond et je me suis lassée des problèmes pseudo existentiels des ces apprenties baroudeuses. Mais peut être suis je trop vieille pour apprécier ce genre de roman ?!

3 mai 2013
Pauline-Gaïa, membre du jury

Un mot désignant à la fois l'écriture et la lecture de ce roman: laborieuse. Le faible intérêt que pourraient soulever les aventures des héroines d'Alan Warner est tué dans l'oeuf par un style (et une traduction?) catastrophique où se mêlents accents populaires caricaturaux et dialogues dénués de fond.

29 avril 2013
Carole Brönnimann

Il faut vraiment que ce soit dans le cadre du Prix du Jury Points pour m’avoir « obligée » à ouvrir – et poursuivre la lecture de - cet espèce d’ovni littéraire… Agacée, énervée par ces Sopranos que je ne connaissais pas, par une intrigue de base si mince (rester coincées dans un aéroport durant 3 jours à cause de la bêtise d’une fille débile et inculte qui perd son passeport au moment de partir en vacances), je me suis finalement prise au jeu, et je dois avouer que j’ai parfois bien ri… Mais bon, une fois refermé, j’avais déjà presque oublié l’avoir lu… pas mon préféré de cette sélection… mais pas le pire non plus !

26 avril 2013
géraldine muzeau

Ayant lu ce roman après celui de Grossman, la transition a été quelque peu difficile.

J'ai eu beaucoup de peine à entrer dans l'intrigue et à m'acclimater au style débridé du roman mais, une fois le cap franchi, j'ai finalement passé un bon moment, avec quelques fous rires à la clé, notamment à travers certains dialogues plutôt succulents.

J'ai lu ce roman comme une récréation quelque peu "trash" et irrévérencieuse dans laquelle les péripéties des personnages forts en gueule apportent une dimension comique.

Le personnage de Manda est assez énorme, au sens propre comme au figuré et incarne de manière assez grandiloquente ces personnages que l'on se plait à détester car oui, Manda est terriblement agaçante !

Et que dire de la fin ?

10 avril 2013
Richard Rimeur membre du jury

C'est sans doute la première fois qu'il m'est donné de lire un roman d'aérogare, genre auquel son auteur Alan Warner s'est manifestement juré de donner ses lettres de noblesse.

Au mois de septembre 2001, six jeunes britanniques, Amanda, Kay, Kylah, Rachel, Fionnula, Ava (ouf!) se rejoignent à l'aéroport de Gathwick pour partir en vacances à l'étranger, apparemment pour un "autumn break" attendu depuis près d'un an.

Pendant quatre longues journées donc, surtout pour le lecteur, ces jeunes femmes vont faire des aller et retour entre hôtel(s) et aérogare, tergiverser, s'enivrer, pour les plus "audacieuses" d'entre elles se droguer, en parlant de sexe, de soleil et de distractions diverses (viva Las Vegas , destination élue au final).

Au bout de quelques pages, le lecteur est plongé en pleine trashi-comédie, dans laquelle les flatulences de l'une des héroïnes, (A)manda occupent toute leur place.
On regrette presque au passage que le livre ne soit pas écrit en "odorama, afin d'en savoir plus sur la délicate jeune femme .

Plus sérieusement, il m'est difficile de déterminer quel public visait ici Alan Warner, mais assurément, je n'étais pas son coeur de cible.

Roman dépourvu à mon sens autant de fond que de style, avalé le le plus vite possible et voué à un très rapide oubli.

La concision est peut-être au total en l'espèce la meilleure alliée du critique.

9 avril 2013
Noémie G., membre du jury

Malgré un titre qui se veut poétique, voilà un livre très "white trash" grâce à l'une de ses héroïnes (pour ne pas dire celle qui prend toute la place), la très fine et délicate Manda (sic).

Lorsque Manda perd son passeport, les six copines presque vacancières se retrouvent coincées à l'aéroport : 515 pages ainsi résumées, on se demande pourquoi on tient jusqu'au bout ! Et pourtant, ça marche...

Est-ce l'envie d'étrangler Manda ou Ava qui m'aura fait tenir ? Je ne sais pas. Et pourtant, j'ai bien fait : j'ai trouvé le final absolument convaincant et bien trouvé. Il clôt sur le mode tragique un récit qui oscille sans arrêt entre comédie graveleuse et drame social. Je ne suis pas à l'abri d'aller faire un tour chez "Les Sopranos", moi !

1 avril 2013
Claudy Olivet

2e volet des aventures des "Sopranos", ce roman est tout aussi prenant que "Les Sopranos".
Nous sommes au début des années 2000, les Sopranos se retrouvent pour passer des vacances ensemble...sauf qu'elles ne sont pas prêt de quitter l'aéroport.

Bizarrement, j'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver cette bande de filles. Je dis bizarrement car elles sont toutes un peu givrées, alcoolo...bref, des filles que je fréquenterais pas dans la vie réelle. Mais Alan Warner réussi à les rendre vraies.
Pourtant, qu'est ce que Manda à pu me saouler. Je crois qu'elle est encore pire qu'avant. Elle n'arrête pas d'ouvrir sa grande gueule, de s'enfiler des pintes de bières comme c'est pas permis. En bref, c'est l'un des personnages les plus irritables que j'ai rencontrée dans un roman. Pour vous dire, même les autres filles n'en peuvent plus de Manda.

J'ai eu un petit pincement au coeur de ne pas retrouver Orla, mon personnage préféré des "Sopranos". Le lecteur apprend son décès au début du roman. C'est Ava, nouveau personnage, et nouvelle amie de Finn qui va débarquer dns la petite bande, et elle nous réservera quelques petites surprises.

Je tire mon chapeau à l'auteur car il a réussi à me captiver alors qu'il ne se passe pas grand chose dans ce roman: on suit six filles entre beuveries et clopages, dans un aéroport, coincée là à cause de Manda qui a perdu son passeport (le boulet!). Un lieu unique pour une intrigue minime. Le roman se déroule sur 5 jours, du vendredi soir au mardi après-midi. Pourtant, j'ai tourné rapidement les pages, ravi de me retrouver dans cet univers complètement déjanté.
De plus, cette fois ci la lecture fut agréable: la traductrice a rectifié le défaut du 1er volet au niveau des dialogues.

Puis, il y a ce final renversant qui me laisse encore sur le cul.

Au final, un roman qui se lit très bien, vulgaire certes, mais bien ancrée dans son époque. (D'ailleurs ce roman n'est il pas trop marqué par son époque pour passer les années? L'apprécierai-je si je le lisais dans 10 ou 20 ans?) Un roman qui peut se lire indépendamment du 1er volet. Un roman que j'ai lu très rapidement, comme hypnotisé par l'écriture d'Alan Warner et les aventures de ces 6 filles.
Ce qui est encore plus bizarre, c'est que je serai curieux d'avoir un 3e volet pour avoir de leurs nouvelles.

24 mars 2013
Julia

Cinq Écossaises en goguette, ou plus précisément lost in translation dans un aéroport londonien, avant un départ en vacances longuement attendue. Voilà, à peu de choses près, un résumé fidèle de ce roman, dont il ne faudra pas espérer de grands rebondissements ou un suspens insoutenable. L'auteur s'intéresse davantage aux relations entre ses jeunes héroïnes, qui se connaissent depuis l'enfance mais dont les chemins ont divergé depuis. L'arrivée d'une sixième comparse, issue d'un milieu plus favorisé, met en exergue les clivages entre celles qui sont restées dans leur ville natale et survivent cahin-caha de petits boulots, et celles qui sont parties, à Londres ou ailleurs, poursuivre des études supérieures. La mise en lumière des inégalités sociales d'un pays à travers le microcosme constitué par ce petit groupe de vingtenaires exaltées fait toute la force de ce livre. Cependant, leur errance de bar en bar dans un aéroport insipide, leurs querelles futiles et leur vulgarité affichée finissent par lasser. C'est donc avec un certain soulagement que j'ai refermé ce livre, après une chute qui se veut retentissante mais que j'ai trouvé assez plate et décevante.

21 mars 2013
Hélène ALRIC DECOUCHON

Je suis enfin arrivée au bout de ce livre mais quelle épreuve ! J'ai cru que je n'y arriverai jamais.
Bienvenue à Cagole land ! Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la vulgarité, le bindge drinking, la bêtise et l'ineptie est au rendez - vous. Un peinture critique du Royaume Uni ? Mais où ça ? La bêtise étant hélas universelle, je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir à dérouler tout au long de pages, le non devenir de ces filles qui ne décolleront pas on le sait dès le départ. A oublier d'urgence !

20 mars 2013
Fabien Philippe

Cinq Écossaises et une Anglaise dans la vingtaine décident de partir en vacances et débarquent à l’aéroport avec leurs valises qui débordent, bien décidées à vivre une semaine de rêve à peu de frais en achetant des billets de dernière minute. Mais le séjour tant espéré va vite se transformer en errements entre les bars de l’aéroport et les chambres d’hôtel sans âme.

La grande force des «Étoiles sous le ciel radieux» tient à son gang d’héroïnes (découvertes dans «Les sopranos», premier roman d’Alan Warner qui les mettait en scène) portée par Manda, jeune mère célibataire, coiffeuse dans le salon de sa sœur, buveuse inconditionnelle de Guinness Extra Cold, braillarde colorée qui n’a que faire de la discrétion et copine d’enfance dont on aimerait bien se débarrasser. Insupportable et ingérable, elle offre à l’histoire des moments d’anthologie (comme cette scène où elle vomit dans un distributeur à glaçons, il fallait oser !) et ses réflexions saugrenues et grossières sur tous les sujets (des tailles de pantalon aux études de philosophie, son champ de discussion est large !). Malgré ce voyage qui fait du surplace, Alan Warner distille une énergie irrésistible dans ses pages avec des dialogues trempés dans l’alcool fort et la fumée de cigarette.

Cousines des héros télé de «Skins» ou «Misfits», ces six filles-là sont une tornade hilarante qui ravage tout sur son passage. Mais ne nous y trompons pas : derrière la futilité des situations, l’écrivain écossais révèle avec finesse les inégalités sociales et les désillusions de la jeunesse britannique. Un portrait trash de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, un gros sachet de bonbons acidulés qu’on s’enfile jusqu’au bout faisant fi de l’indigestion qui nous attend.

14 mars 2013
Jean claude grandemange, membre du jury

Je n'ai pu me laisser aller à suivre ces Sopranos déjantées qui, pour tout dire, ne m'apportent pas la moindre once d'intérêt littéraire ou humain. L'exercice de style de l'auteur m'est apparu laborieux, et surtout peu efficace;ne se glisse pas dans la peau d'adolescentes qui veut et encore faut-il que les demoiselles présentent un attrait quelconque, ce qui n'est pas le cas.
En résumé, un roman qui participe d'un courant et d'une mode qui me sont étrangers, ce qui me rassure quelque part...

7 mars 2013
Béatrice Binisti, membre du jury et blogueuse

Elles sont cinq (cagoles) copines écossaises de longue date, plus une, qui a rejoint le groupe pour des vacances de folie. C'est du moins ce qu'elles espèrent. Mais d'abord, il faut s'entendre sur la destination. S'entendre tout court. Il faut supporter l'insupportable Manda. (Les vacances avec elle ne vont pas être de tout repos. Elle est du genre saoûlante, la Manda, personnellement j'ai eu du mal à tenir pendant 516 pages, je l'aurais volontiers claqué). Il faut pouvoir partir, tout simplement. Eh bien non, ce ne sera pas si simple. Ça commence avec la fameuse Manda qui a égaré son passeport (je vous avais dit qu'elle était pénible, un vrai boulet). Et les "péripéties" -le mot est entre guillemets, vous allez comprendre pourquoi- vont se poursuivre dans l'aéroport et ses environs, pendant cinq (longues) journées...

Etonnant livre que "Les étoiles..." Il ne s'y passe rien, ou pas grand chose. L'intérêt, s'il y en a un, n'est évidemment pas dans l'intrigue qui tient dans une poche. (Petite la poche...) Ce sont les personnalités de Manda, Chell, Kylah, Finn, Kay et Ava qui intéressent l'auteur, leur amitié, leur bisbilles, leurs différences, leurs failles, leurs beuveries aussi (qu'est-ce-qu'elles peuvent picoler, c'est hallucinant. Et elles vomissent après. Elles sont vraiment mignonnes). Entre Ava l'anglaise chic et Manda la coiffeuse pas très fûtée et pas éduquée (une vraie porcasse) il y a un gouffre, du moins le croit-on.

Ava est LE mystère du roman, mais bon... c'est vraiment un tout petit mystère. On comprend très vite qu'elle n'est pas aussi lisse qu'elle en a l'air. Et puis il y a la fin, inattendue. Pas mal trouvée. Mais insuffisante à mon goût et surtout arrivée bien trop tard. Avant la chute, j'ai eu le temps de m'ennuyer... beaucoup.

Alan Warner s'emploie à décrire avec force détails, jour après jour, page après page, ligne après ligne, la trash attitude de ses héroïnes en attente de départ, leurs conversations truffées de vannes, (c'est parfois drôle, mais pas souvent. On est plutôt dans le lourd et le vulgaire) les bourdes de Manda qui n'en rate décidément pas une, (des claques, des claques...) les litres de Guiness ingurgités, (et quelques rots et pets pour faire passer) les clopes fumées les unes derrière les autres... (Elles sont mignonnes, je vous l'avais dit) Alan Warner les aime bien, ses filles. Il s'est fait plaisir et ça se sent. Dommage que l'intrigue et le lecteur aient été un peu abandonnés en chemin. Oui, je me suis sentie oubliée par l'auteur, et ça n'est pas très agréable. Alan Warner a eu l'écriture un peu égoïste sur ce coup là, je trouve.

Et puis, qu'elle est trash, cette écriture... Elle colle, il est vrai, parfaitement aux personnages qui ne font pas dans la dentelle, mais "zob", "bite", "gnasse", toutes les deux lignes ou presque, ça finit par devenir lassant. A la fin, je n'en pouvais plus. S'il n'y avait pas eu le jury Points, j'aurais abandonné sans regrets.

Bon, vous l'avez compris, ce roman totalement dépourvu de romanesque -à défaut de vous distraire, de vous faire rêver, vous serez après sa lecture incollable sur la décadence d'une jeunesse écossaise qui boit qui vomit qui vomit qui boit...- ne m'a pas convaincue le moins du monde.

28 février 2013
Sylvie Sagnes

Elles sont cinq copines de vingt-deux, vingt-trois ans, elles ont grandi dans le même petit village écossais et ont tout partagé depuis toujours. Elles sont très différentes les unes des autres, et celle qui est partie faire des études à Londres emmène sa colocataire, une anglaise, et pire, une aristocrate huppée. Ça n'est un problème pour personne et sûrement pas pour Manda, "le" cas du groupe. Car les filles partent en vacances ! Rendez-vous à l'aéroport, où elles choisiront une destination "dernière minute" bradée sur Internet...

La dernière page tournée, je n'ai qu'une envie, me précipiter sur "Les Sopranos" qui raconte les seize, dix-sept ans de mes nouvelles copines : sous couvert d'une jovialité trash, Alan Warner signe avec ce roman un parfait exercice. Non content de nous rendre attachante chacune des personnalités qu'il met en branle, il démonte la dynamique d'un groupe de donzelles aux repères plus que flous et parvient à faire progresser son intrigue jusqu'à un dénouement vraiment inattendu, le tout en pointant les inégalités sociales sans dédaigner le recours aux clichés, mais tout passe. Mieux, on s'amuse autant qu'on est un peu choqué et/ou vraiment attendri, parfois (comme lors de ce très chouette moment qui donne son sens au titre du roman).

 

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