Elle marchait sur un fil de Philippe Delerm

6,5€ // 216 pages
Paru le 02/04/2015
EAN : 9782757851944

Elle marchait sur un fil

Philippe Delerm

Littérature

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À cinquante ans, Marie se retrouve seule. Telle la marée montante, la vie a effacé la trace de ses pas. Un autre chemin reste à inventer. La rencontre d’un groupe de jeunes comédiens lui ouvre de nouveaux horizons : elle montera avec eux le spectacle qu’elle avait imaginé pour son fils. Mais du rêve à la tragédie, la frontière est plus mince qu’il n’y paraît.


Philippe Delerm, né en 1950, voue son écriture à la restitution d’instants fugitifs. On lui doit notamment La Première Gorgée de bière et Je vais passer pour un vieux con.


« L’enjeu de cette ode à l’art est de suspendre le temps, pour retenir le bonheur. »

Elle

Tous les titres du même auteur
 

Commentaires

27 août 2015
Benjamin Dias Pereira

L’écriture de Philippe Delerm est comme toujours très agréable. Par un style sans prétention, il nous fait vivre des instants de vie. Dans Elle marchait sur un fil, nous partageons les doutes et les incertitudes de Marie, une quadragénaire dont le mari et le fils sont partis et qui se doit de trouver un nouveau sens à sa vie. Loin des tumultes de Paris, cette attachée de presse freelance trouve à l’occasion des vacances ce qui l’anime : des jeunes gens qui préparent le concours — celui pour rentrer au Conservatoire National des Arts Dramatiques — comme son Étienne, son fils, il y a des années de cela. Lui, qui — au regret de sa mère — avait renoncé à cette, à sa vocation, comprendre ici celle de Marie. Le hasard fait bien les choses et Marie va donc aider ces jeunes gens pendant les vacances, mais aussi de retour à la capitale. Elle leur écrit une pièce — faite pour eux — et va vibrer avec eux.
L’occasion pour le lecteur de découvrir le monde de l’édition mais surtout celui plus pernicieux et plus secret du théâtre, l’importance dans ce milieu du talent, du travail et du réseau. L’occasion pour l’auteur d’évoquer les changements de la vie. Marie est en pleine crise de la quarantaine, et se retrouve seule et sans repère… jusqu’à sa rencontre avec les adolescents. Mais pour leur part, ils grandissent et les aléas de la vie finissent par mettre de la distance entre eux, des tensions voient ainsi le jour. Et Marie marche désormais sur un fil, et ce, jusqu’à la chute… Celle du roman qui en laissera plus d’un dubitatif.

8 juillet 2015
heredia

superbe roman pour l'histoire et pour l'écriture

16 juin 2015
peggy

Elle marchait sur fil nous promène à travers les pensées, les doutes et les interrogations d’une quadragénaire, qui se retrouve seule et sans véritable repère, suite à sa récente séparation. J’ai trouvé ce livre ennuyeux et n’ai pas éprouvé la moindre empathie pour l’héroïne. On nous livre un portrait de femme embourgeoisé sans envergure et non combative qui se perd dans la mise en scène d’une jeune troupe de comédiens. Elle semble se laisser porter par les évènements et subir les aléas de la vie sans vraiment réagir. Ses réflexions et son cheminement intérieur sont sans intérêt et plats. Dommage que le personnage du voisin soit peu développé car c’est un caractère plus intéressant que l’héroïne principale.

15 juin 2015
Anthony DESCAILLOT

Je n’avais jamais eu l’occasion de lire un livre de Philippe Delerm. Je ne connaissais donc pas son style. J’avais simplement entendu parler de ses nouvelles qui racontaient de courts instants de la vie quotidienne, et qu’il magnifiait avec talent, selon les critiques.
A la fermeture de ce roman, je comprends ce que les gens aiment chez cet auteur. Il est juste. Il arrive à incarner une situation de manière à nous la faire vivre presque physiquement. Il décrit un moment, une pensée, une sensation en plusieurs pages là où d’autres n’auraient utilisé qu’une ligne. Il crée ainsi une empathie particulièrement forte.
Les qualités qui font de lui un artiste de la nouvelle, deviennent moins convaincantes lorsqu’il s’attaque au format roman. Plusieurs scènes, même de qualité, mises bout à bout, ne font pas forcément un grand roman. J’ai bien ressenti les émotions du personnage, je suis rentré dans son intimité mais son histoire ne m’a pas passionnée. Je n’ai pas adhérer au scénario, empli de clichés et de raccourcis, et dépourvu de romanesque. Racontant les petites contrariétés de comédiens, je l’ai trouvé un peu trop excluant et malgré sa petite taille, je me suis ennuyé vers la fin.
Je garderai le souvenir d’un grand décrypteur de l’instant et je retenterai ma chance avec Philippe Delerm dans ses petites histoires, qui semblent lui correspondre un peu mieux.

10 juin 2015
Sandrine P.

Marie a cinquante ans et une seconde chance de réaliser un vieux rêve presqu'enfoui s'offre à elle. Elle se lance dans l'aventure à corps perdu, peu importe ce qu'en pense son entourage. Malheureusement, autour d'elle, tous n'ont pas vraiment mesuré l'intensité de son investissement et la nécessité de l'aboutissement; et quand le drame arrive, même le lecteur reste interloqué...Marie ne pouvait pas supporter un deuxième échec; alors elle a commis l'irréparable et ce faisant, a permis à son rêve de s'envoler...enfin. Le sait-elle? Le savait-elle? Ce n'est pas le livre de l'année certes mais sa lecture m'a été agréable.

7 juin 2015
Nathalie Cailteux

Un très beau récit où la mélancolie et la quête du bonheur rythment les pas du personnage principal. Quinquagénaire abandonnée par son mari, Marie tente de redonner un sens à sa vie en colorant celle des autres avec ses propres pinceaux. Alors que son fils a abandonné les projets d’avenir qu’elle avait imaginés pour lui, l’occasion lui est donnée de réaliser ses idées de spectacle grâce à une troupe de jeunes comédiens enthousiastes. Mais comme elle le souligne elle-même, « chaque vie mérite sa musique » et la tragédie advient lorsque les musiques ne s’accordent plus. Ce roman à la fois tendre et poignant se présente comme un écrin avec des bouffées de rêve et de nostalgie qui décrivent la vie, ses étapes et ses tragédies.

4 juin 2015
Josyane Beaulieu

La sélection du Points nous propose plusieurs titres dont les histoires m'ont enthousiasmée, passionnée, qui ont réussi à me captiver au point d'avoir du mal à poser le livre pour simplement m'alimenter..Ce ne fut pas du tout le cas de ce livre ennuyeux, qui n'a rien à raconter, et qui me laisse encore dubitative..un livre qui n'a rien à dire dont je n'ai pas terminé la lecture..

31 mai 2015
Nathalie Cailteux

Un très beau récit où la mélancolie et la quête du bonheur rythment les pas du personnage principal. Quinquagénaire abandonnée par son mari, Marie tente de redonner un sens à sa vie en colorant celle des autres avec ses propres pinceaux. Alors que son fils a abandonné les projets d’avenir qu’elle avait imaginés pour lui, l’occasion lui est donnée de réaliser ses idées de spectacle grâce à une troupe de jeunes comédiens enthousiastes. Mais comme elle le souligne elle-même, « chaque vie mérite sa musique » et la tragédie advient lorsque les musiques ne s’accordent plus. Ce roman à la fois tendre et poignant se présente comme un écrin avec des bouffées de rêve et de nostalgie qui décrivent la vie, ses étapes et ses tragédies.

27 mai 2015
Yves Sorais

D'une belle écriture, quelque peu ampoulée par moments, ce récit a eu du mal à m'accrocher, je l'ai même souvent trouvé ennuyeux, sans envergure ni originalité, des personnages peu palpables, sauf Marie dans la quête d'elle même...
Un vis à vis sans doute sur l’ambiguïté, la fragilité des rapports de soi à soi et de soi à l'autre, d'ordre intime ou non, sur ce qu'il s'y "joue" et de la solitude dans laquelle nous pouvons être amenés à les vivre. Certains propos méritent en ce sens de s'y arrêter.
Il reste que ce roman manque de sensibilité, est-ce d'ailleurs un roman ?

19 mai 2015
Valérie Lobsiger

Que faire quand on est obsédé par ses rêves au point de vouloir les vivre ? C’est le sujet de ce roman et le cas de Marie, la cinquantaine, fraîchement (et douloureusement) divorcée, mère d’Etienne, fils unique qu’elle a poussé à entrer au Conservatoire de théâtre de Paris, autant parce qu’elle estimait qu’il était un comédien prometteur que par pure projection (elle-même place clairement le théâtre au-dessus de la vie). Sa profession : agent littéraire, son auteur préféré : Marcel Proust. Elle éprouve un ardent « besoin d’exister autrement que dans la vraie vie », une aspiration intense à se réaliser « dont le théâtre lui avait toujours semblé le synonyme ». La nécessité de créer la tourmente mais elle n’a jamais trouvé sa voie (écrire, jouer, mettre en scène…) d’autant qu’elle a toujours eu trop peur d’échouer.

C’est dans ces circonstances que Marie, qui possède une maison de vacances en bord de mer quelque part en Bretagne, rencontre un groupe de jeunes gens préparant les concours d’entrée à différentes écoles d’art dramatique. Elle leur conseille de créer un spectacle à eux à partir de leur personnalité et de ce qu’ils savent faire. Et, réalisant ainsi enfin un de ses vieux rêves, elle se met à leur disposition pour les aider à engendrer « Le Fil ».

L’histoire donne l’occasion de découvrir de l’intérieur le monde de l’édition et celui du théâtre, leur versatilité, les illusions trompeuses dont ils bercent les aspirants écrivains ou comédiens. On apprécie cette belle mise en évidence du feu intérieur qui consume l’héroïne, tiraillée entre l’intransigeance qu’impose la réalisation d’une œuvre et le doute qui ronge tout artiste. L’auteur lui oppose à juste titre les « postures » de notre société où l’interrogation sur soi-même n’a plus cours, où l’importance du paraître impose d’avoir l’air heureux et enthousiaste en permanence, où l’on nie en quelque sorte le passage du temps et la mélancolie que celui-ci inéluctablement engendre. On se voit confirmé que vivre une expérience extraordinaire de création a parfois un prix élevé et qu’il faut avoir les nerfs solides. Certes, l’auteur nous rappelle entre les lignes qu’on peut vivre parfaitement heureux sans faire œuvre pour autant de création. On ajoutera cependant que l’état dépressif dans lequel se révèle être plongée Marie du fait de son divorce n’a rien à voir avec les conséquences d’un échec, même d’un aussi chimérique et créatif projet que « Le Fil ».

18 mai 2015
Sylvie Lucas

Je ne sais si c'est parce que ce n'est pas encore de mon âge ou parce que c'est tout simplement ennuyeux mais quel ennui! Des personnages qui s'ennuient et qui m'ont ennuyée. Bref je crois que ma critique va tourner autour d'un seul mot...

10 mai 2015
Sandrine Le Drézen

Le charme du roman réside dans la pertinence des réflexions de l' héroïne sur la solitude et la réalisation de soi, dans le personnage d' André, de fait trop peu développé, et par les échos, en filigrane, au roman de Claudie Gallay, Les Déferlantes, mais sans la beauté des digressions qui laissaient le temps aux paysages et aux personnages de se déployer. Le charme se rompt avec la fin de l' héroïne, trop facile, rapide et "attendue"...

25 avril 2015
Isabelle

Pathétique

18 avril 2015
jgloaguen

Au cœur de ce roman, il y a un personnage comme Philippe Delerm aime les dessiner. André est un vieux sage, un homme amoureux très tôt abattu par la maladie de sa femme, un homme plein de remords qui sait avoir failli avec son fils unique. Ses derniers plaisirs sont simples, lire Marcel Proust ou découvrir un disque qu'il aime partager avec l'héroïne.
André est seul, il se retire en lui-même, il vend sa maison et va habiter dans une maison de retraite. La mort approche, et il le sait, il l'accepte.

 

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