La Confrérie des moines volants de Metin Arditi

7,2€ // 264 pages
Paru le 11/09/2014
EAN : 9782757840085

La Confrérie des moines volants

Metin Arditi

Littérature

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Dans un cimetière abandonné, Nikodime creuse une cache pour y enfouir les richesses de l’Église russe. Rescapé des massacres de religieux commis par Staline en 1937, l’inflexible ermite, hanté par un obscur péché de jeunesse, a formé la confrérie des moines volants. Douze hommes qui éprouvent leur foi lors de périlleuses missions de sauvetage des plus beaux trésors de l’art sacré orthodoxe.


Écrivain francophone d’origine turque, Metin Arditi est l’auteur de nombreux essais et romans. Il s’est vu maintes fois récompensé, notamment pour son roman Le Turquetto, lauréat des prix Jean-Giono et Page des Libraires.



« Metin Arditi nous raconte avec talent l’histoire de cette troupe disparate de religieux errants et les tribulations des œuvres d’art qu’ils essayèrent de sauver au péril de leur vie. »

Le Figaro Magazine

Tous les titres du même auteur
 

Commentaires

9 juin 2015
Nathalie Cailteux

Un récit intéressant écrit en deux temps, d’abord l’année 1937 durant laquelle sont suppliciés les religieux appartenant à l’Eglise russe, et ensuite l’année 2000 qui débute à Paris dans une galerie d’art photographique. Le lien entre les deux époques nous est dévoilé dans la seconde partie où l’on apprend si Nikodime, l’ermite russe, a finalement réussi à sauver les trésors de l’art sacré qu’il avait tenté de cacher au péril de sa vie avec l’aide d’un groupe de moines rescapés des massacres. Un roman qui parle d’une période douloureuse de l’histoire de Russie tout en ne sacrifiant pas au plaisir d’une lecture agréable et divertissante.

4 juin 2015
Josyane Beaulieu

Alors que j'avais été séduite par les ouvrages précédents de Metin Arditti, par la qualité de son écriture, sa sensibilité..il y est souvent question de musique et d'art en général..j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette histoire, dont le thème est original certes, mais où l'intrigue ne fonctionne pas bien..Un peu déçue, bien sûr, par ce grand écrivain..Je recommanderai plutôt Victoria Hall ou l' histoire qui se passe en Suisse avec un nageur sur la première de couverture, dont j'ai oublié le titre..dommage..

16 mars 2015
Manon Lisait

J’ai été plutôt surprise par La Confrérie des Moines Volants de Metin Arditi. Le titre ne m’inspirait pas, et j’avais un peu peur du choix de l’auteur de faire durer l’intrigue sur trois générations successives. C’est souvent dangereux. Mais au final, j’ai lu ce roman en quelques heures à peine, happée par l’histoire et par l’aura des personnages.

En 1937, en Union Soviétique, alors que les exactions contre les églises et les religieux font rage en Russie, un groupe de rescapés de différents monastères trouvent refuge en forêt et se cachent de l’inquisition. Tous les jours, ils voient de nouvelles églises brûler, entendent parler de confrères massacrés et sont témoins de la destruction des trésors des églises. Au bout de quelques mois, l’un d’entre eux a une idée. Ils vont préserver leur Saint patrimoine et mettre en lieu sûr les œuvres sur lesquelles ils parviennent à mettre les mains.

Plusieurs décennies plus tard, nous suivons les pas du descendant de ce moine et partons sur les traces des trésors enfouis dans la forêt Russe.

L’histoire est simple et rafraîchissante, elle nous fait voyager. Le livre est sans prétention, il se limite au cadre d’une famille et développe seulement ce qui a besoin de l’être. Les personnages sont faciles à apprécier, et on se prend de sympathie rapidement pour eux.

J’ai préféré la première partie du roman, j’ai l’impression que l’auteur a eu plus de plaisir à se projeter dans l’histoire russe qu’à dépeindre nos contemporains. Mais même si ce roman ne restera pas éternellement dans ma mémoire, j’ai apprécié le découvrir et le transmettrai sans doute à mes proches.

22 février 2015
Anthony DESCAILLOT

Voilà un roman qui ne restera pas dans mes annales. Il est découpé en deux parties, une située en 1937 en Russie et une autre qui se déroule de nos jours à Paris. On suit tout d’abord le destin d’un moine fanatique, qui va créer une confrérie avec des religieux survivants des attaques de Staline. Les évènements m’ont semblé répétitifs et lassants. En effet, on assiste au fur et à mesure au recrutement des nouveaux membres de cette communauté, au résumé de leurs passés respectifs puis finalement aux vols des différents trésors, et dès l’instant où on commence à s’attacher aux personnages, le récit se termine. Dans un second temps, on se retrouve deux générations plus tard, quand Matthias, photographe de mode, va trouver un document qui va lui dévoiler ses origines douloureuses. Et là le roman devient superficiel, trop expéditif. Metin Arditi survole le sujet et on arrive au bout du livre sans grande conviction en passant sans doute à côté du message pas assez approfondi. Une nouvelle fois, et c’est récurrent dans les romans contemporains, la concision du roman et sa construction ne permettent pas à l’auteur de traiter pleinement le propos et ne m’ont pas donné assez de temps et de détails pour apprécier cette quête de vérité pourtant pleine de promesses. L’étendue de l’histoire aurait mérité un contenu plus creusé. Le point positif de cette lecture est que j’aurais au moins appris des éléments de l’Histoire russe qui m’étaient complètement inconnus. Ce n’est peut-être pas le bon choix pour une première approche de l’œuvre de Metin Arditi, cet auteur reconnu.

7 février 2015
Sandrine P.

Alors que Matthias s'occupe des funérailles de son père, c'est tout un pan caché de la vie de ce dernier qui resurgit. Matthias se découvre des origines russes dont personne ne lui avait jamais parlées. Dans le même temps, il se trouve légataire d'un trésor enfoui 63 ans plus tôt au coeur de la grande Russie.
Médin Arditi nous livre une période sombre de l'histoire de la Russie au début du siècle dernier. L'écriture fluide de l'écrivain, ainsi que les chapitres courts, rendent le récit captivant et le lecteur se laisse entraîner dans cette aventure, voulant à tout prix connaître le destin de ce secret vieux de plus d'un demi-siècle.
J'ai trouvé le personnage de Nikodime très attachant car très humain, luttant contre ses démons et s'investissant avec passion dans une mission honorable, sans en tirer d'autres bénéfices que la paix avec lui-même, peut-être...

5 février 2015
Isabelle

Un très beau style, une histoire captivante qui nous renvoie à la description d’une période sombre de l’histoire de la Russie et des purges.

Metin Ariti nous entraîne dans une lecture rythmée par des chapitres courts, concis et précis. Son écriture, le choix des mots, le rythme des phrases nous font ressentir avec un certain malaise le poids de la faute, le péché que doit expier le moine Nikodime. Il nous conduit également jusqu’au fanatisme religieux engendré par la pratique de cette religion poussée à l’extrême et justifiée par cette faute qui ne pourra, malgré tout, jamais être pardonnée.

Il nous plonge également dans les angoisses liées à la terreur alimentée par le climat des purges et le pouvoir de coercition du régime. Il nous passionne sur l’art et les trésors de l’Église orthodoxe.

L’écriture redevient plus légère lorsque l’on change d’époque et de lieu, le rythme change mais le retour en Russie, la description de ses ambiances de l’enquête nous replonge dans l’ambiance et le suspense reprend toute sa place.

31 janvier 2015
jgloaguen

Metin Arditi est un conteur qui maîtrise parfaitement toutes les techniques romanesques. Avec La confrérie des moines volants, il emporte à sa suite le lecteur dans une fabuleuse histoire. De la forêt de Sokolova en Russie aux rues de Paris, de l'année 1937 à 2002, il le promène à travers les péripéties rocambolesques de la fin de vie d'un moine orthodoxe, Nikodine, et de sa conquête féminine, Irina. Il le transporte d'un monastère en feu aux vieilles cabanes d'une mine désaffectée, d'une galerie d'art à un atelier d'ébénisterie... pour finir après un détour sur les plateaux de télévision au musée de l'Hermitage à Saint-Pétersbourg.
Dans un traitement romanesque très classique, la narration suit le fil chronologique ; mais il s'agit bien dans cette histoire d'une quête d'identité, et par delà les nombreux morts qui jonchent la feuille, d'une recherche à rebours du temps d'une vérité.

30 janvier 2015
Patrick H

Un « conte » enjoué et un beau roman tragique. Les chapitres courts donnent du rythme et rendent la lecture de cet ouvrage aisée. Un point commun, la Russie, deux parties distinctes, hier (la fin des années 30 et les purges staliniennes) et aujourd’hui (le début des années 2000). La mission des moines volants et la quête d’un homme. Une part de mystère qui fait avaler les pages. De l’humour aussi.

29 janvier 2015
Anna DAUNES (jurée)

La Confrérie des moines volants est le roman du dédoublement. Deux époques, deux générations se télescopent et donnent naissance à la confrontation, à travers le temps, la Russie bolchevique, la distance et les secrets familiaux, de deux hommes perdus, accablés par le poids de la vie.
C'est d'abord le tourment d'un homme de Dieu obsédé par la chair et le péché, moine orthodoxe en quête de rédemption et de pureté. A travers ce martyre russe, Metin Arditi peint le rêve utopique d'un coupable qui cherche désespérément un retour impossible à un état d'innocence perdue.
C'est également le récit d'un secret de famille qui va conduire un jeune photographe français, désabusé, désenchanté, comme à distance du monde et des émotions, sur les traces de ses racines russes, d'un trésor enfoui et d'une indispensable réconciliation avec lui-même.

Si l'histoire est intrigante, surprenante, saisissante, l'écriture, elle, laisse le lecteur sur sa faim... Il y manque un souffle épique, qui transporterait le lecteur vers ce pays rude et mystérieux qu'est la Russie, à la rencontre de ces personnages qui, en définitive, apparaissent plus froids que pudiques...

29 janvier 2015
Nenette

J'annonce la couleur : je n'ai pas du tout aimé. Et c'est quand même rare!
La belle surprise est venue du fait que le livre se lit très rapidement (un peu plus de 2 heures), ce qui a abrégé mes souffrances!
Le livre se découpe en deux parties.
La première raconte comment ces moines se sont retrouvés cachés, à essayer de récupérer un maximum du patrimoine pas encore détruit par les troupes staliniennes.
On nous raconte également la lutte du moine Nikodime contre lui même, qui ne rêve que de coucher une femme, qui prendra le visage d'Irina lorsqu'il la verra cachée dans la forêt. Pfff. que de clichés...
La seconde partie du livre se déroule au début du 21 siècle et on suit le petit fils de Nikodime, Mathias qui va petit à petit découvrir le secret de son grand père.
Tout cela dans une écriture peu agréable, avec beaucoup de paragraphes qui ne servent à rien, qui n'apportent rien, des personnages dans tous les sens, à peine esquissés.
Bref, je ne recommande pas ce livre, même pour une lecture détente et facile.

28 janvier 2015
Anne Coste

Le personnage de Nikodime est tellement perturbé, torturé que je n’avais pas envie de rester trop longtemps avec lui. Mais l’arrivée de son petit-fils, les fils qui s’étirent et se dénouent, tout cela créée une histoire captivante. Je ne connaissais pas cette page de l’histoire russe, me voilà un peu plus éclairée !
Une fois encore, cette lecture me donne envie de découvrir d’autres romans de Metin Arditi.

28 janvier 2015
Maryline Galdin

Formidable voyage à travers l'histoire de la Russie. En 1937, la politique soviétique se durcit et élimine toute trace de religion, symbole de l'ancien régime tsariste. Une poignée de moines, clandestinement, décide de voler icônes et objets de culte dans les églises encore ouvertes pour les mettre à l'abri.
A la tête de cette confrérie se trouve Nicodime Kirilenko, moine au passé lourd chargé d'une lourde culpabilité.
En 2000, un photographe de mode parisien est rattrapé par cette histoire suite au décès de son père.
Au fil de courts chapitres, le récit très enlevé, au rythme rapide nous emporte dans le tourbillon de cette histoire slave. L'évolution de la société russe au cours de ces soixante dernières années y est particulièrement bien peinte.

26 janvier 2015
Marjorie

Metin Arditi évoque un sujet méconnu et sombre de l’histoire soviétique, faisant vivre sous ses mots des personnages complexes et au destin hors du commun. Pourtant difficile d’entrer vraiment dans le récit, peut-être à cause des chapitres très courts ou encore du nombre élevé de personnages. En effet, il est parfois compliqué de reconnaître les membres de cette confrérie et du coup de s’attacher à eux. Certains liens auraient mérités d’être développés, leur destin d’être étoffé.

Et puis, sans crier gare, le roman se place d’un coup en 2000 à Paris, où l’on fait la connaissance de Matthias, photographe dont la famille a un lien avec la Confrérie des Moines volants, et qui finit par s’envoler pour la Russie à la recherche de son histoire, après la mort de son père et la découverte d’un secret de famille. Et je pense que c’est à ce moment-là que Metin Arditi m’a davantage perdue. Car il nous entraine dans un tourbillon de personnages, dont là aussi je n’ai pas réussi à identifier tous les liens entre les uns et les autres. C’est notamment le cas entre Matthias et Dol, professeur de danse, dont la relation est faite de non-dits, mais que je n’ai pas vraiment réussi à identifier.

Le récit avec Matthias prend également un air de déjà-vu : on le suit en Russie où il est aidé par une journaliste francophile pour retrouver le trésor de Nikodime. On a alors l’impression de retrouver les passages obligés d’un thriller et rien ne semble vraiment surprenant, jusqu’au dénouement. C’est dommage, car le sujet était riche et puissant, mais j’en ressors avec la sensation qu’il manquait d’originalité dans son exploitation. Je ne suis pas sûre que le double temps (1937 et 2000) ait servi l’histoire, la diluant alors, et faisant perdre de vue ses personnages principaux.

25 janvier 2015
Sylvie Lucas

Deux époques: 1937 et les années 2000, deux lieux: la Russie, la France et un pont entre les deux : les fautes de Nikodime, religieux voleur et faible devant la chair mais qui grâce à cela ensemence et permet à l'âme russe de continuer de vivre. Une Histoire pleine de rebondissement qui nous égare parfois mais dont on ne perd quand même pas le fil. Les personnages sont mystérieux : je ne sais dire si Nikodime était un Saint ou un fanatique totalement pervers ou si Mathias est un héros qui veut sauver l'âme russe ou un faible qui se laisse porter par des événements qui le dépassent. La narration est distanciée et c'est finalement au lecteur de se faire une idée.

22 janvier 2015
Yves Sorais

Superbe récit, très scandé et ciselé comme une Icone, où l'Historique est réellement traité comme un Roman.
Évocation troublante et très émouvante sur l' appartenance, l'âme Russe (existe-t-elle à ce point ?), de la religiosité Orthodoxe à la tonalité et réalité politique du moment, dans le registre de l' absolu, du sublime à l'horreur. Cela n'est pas sans rappeler l'atmosphère des romans si riches, passionnants et passionnels de Dostoïevski, entre autres.
Cette fresque, qui pour autant n'est pas une Icone, fait en tous cas référence à une composante de l'étrange confrérie du peuple russe, au delà et à l' intérieur même des souffrances vécues.
Quand aux photos inscrites en filigrane, " sacré " clin d’œil à l' évolution de l' art et de ses représentations...
En tous cas, une force se dégage de cette histoire très prégnante, interrogeant aussi celle à venir, notre inscription au monde, quelque soient nos convictions et nos attachements au symbolique.
Belle lecture, instructive en l' occurrence, qui m'a laissé sur une vive émotion, sans doute sur l'aspect humain et en même temps socio-philosophique de l'ouvrage.

18 janvier 2015
Valérie Lobsiger

Les icônes, pourquoi est-ce si important ? Ca représente le meilleur de l’âme humaine, sa soif d’absolu, il s’agit donc d’en prendre grand soin (« L’icône rappelle que l’homme est fils de l’Univers autant qu’il est fils de Dieu » fait dire l’auteur à l’un de ses moines). Chic alors, on va parler de ce qui, à mes yeux relève de l’essentiel. Oui mais, pour cela, on va tirer tellement de ficelles qu’à la fin, je n’aurai recueilli que bien peu de substantifique moelle.
Quand, à l’issue de la révolution russe de 1917, les bolchéviques s’emparent du pouvoir et commencent à faire régner la terreur, ils s’attaquent notamment à l’église russe orthodoxe, à ses prêtres, à ses lieux de culte et …ses icônes. En 1937, un moine nommé Nikodime décide, avec quelques frères en fuite, de monter une confrérie qui se donne pour but de sauver et cacher les objets saints dans les églises non encore saccagées. Sous l’emprise d’un grand tourment que le lecteur prend pour une excessive piété, Nikodime s’inflige les pires souffrances et finit même par se sacrifier… En 2000, Mathias, son petit-fils mais qui l’ignore encore, découvre son ascendance russe à la mort de son père ébéniste qui, en secret, peignait des icônes. Au départ choqué que son père l’ait ainsi tenu à distance, il ne veut pas vraiment en savoir plus. Mais, découvrant un cahier de Nikodime dans un meuble que son père lui destinait, il est bien obligé, curiosité aidant, de se mettre en quête de ses origines.
Mathias, le photographe de mode qui s’accommodait jusqu’alors de la superficialité de la vie, va devoir aller chercher au-delà des apparences, sa quête agissant sur lui comme une rédemption. Ce livre, quoique fort bien documenté et écrit avec un suspens savamment dosé (marque de fabrique de tous les romans de Metin Arditi), m’a laissée quelque peu indifférente. Je n’ai réussi à entrer dans la peau (et les émotions) ni de Nikodime, ni de Mathias. Ces deux-là sont restés pour moi des personnages de papier et, à ma grande frustration, la magie de la littérature n’a pas opérée.

17 janvier 2015
Katia

Entre faits historiques et éléments romanesques, l’auteur sait comment emmener les lecteurs entre le réel et la fiction et cela dans une totale harmonie.

Le roman est divisé en quatre parties, chacune se déroulant à une époque différente. Le style s’accordant pleinement aux propos du texte. Ainsi dans la première partie l’écriture est simple, dépouillée de toutes formes de fioritures, parfois rude tout comme Nikodime, le personnage central de cette première partie.
Dans la seconde partie le texte devient plus fluide pour terminer une fois encore par des saccades.
La même méthode est utilisée pour les deux dernières parties.
Si ce mode d’écriture peut en déranger plus d’un, pour ma part j’ai été conquise par l’audace de Metin Arditi. En effet il prend un risque en calquant le rythme sur l’état d’esprit des personnages puisqu’on passe rapidement du fluide au saccadé, mais c’est finalement payant. Je trouve que c’est le grand plus de ce roman.

En ce qui concerne l’histoire je vous laisse découvrir par vous-même. Certains aimerons, certains trouverons certainement trop caricaturé. Car en effet pour chaque personnage du roman, que ce soit Nikodime, Irina, André, Mathias ou encore Polia, on retrouve le même schéma: un personnage blessé mais pas vaincu, pas rompu. A l’image de la Russie, qui est mise en avant de façon subtile et sublime dans ce roman.
Par ailleurs le roman se termine lui aussi sur cette note de défit au travers des quatre photos présentées par Mathias: meurtri mais pas vaincu !

Finalement ce livre se lit avec facilité, l’histoire est poignante tant par le caractère des personnages que par le fond historique. Et le style est tout à fait plaisant. Un roman qui devrait changer notre vision sur le caractère sacré des objets religieux ainsi que sur l’importance que peut prendre nos racines.

16 janvier 2015
Katia

Entre faits historiques et éléments romanesques, l’auteur sait comment emmener les lecteurs entre le réel et la fiction et cela dans une totale harmonie.

Le roman est divisé en quatre parties, chacune se déroulant à une époque différente. Le style s’accordant pleinement aux propos du texte. Ainsi dans la première partie l’écriture est simple, dépouillée de toutes formes de fioritures, parfois rude tout comme Nikodime, le personnage central de cette première partie.
Dans la seconde partie le texte devient plus fluide pour terminer une fois encore par des saccades.
La même méthode est utilisée pour les deux dernières parties.
Si ce mode d’écriture peut en déranger plus d’un, pour ma part j’ai été conquise par l’audace de Metin Arditi. En effet il prend un risque en calquant le rythme sur l’état d’esprit des personnages puisqu’on passe rapidement du fluide au saccadé, mais c’est finalement payant. Je trouve que c’est le grand plus de ce roman.

En ce qui concerne l’histoire je vous laisse découvrir par vous-même. Certains aimerons, certains trouverons certainement trop caricaturé. Car en effet pour chaque personnage du roman, que ce soit Nikodime, Irina, André, Mathias ou encore Polia, on retrouve le même schéma: un personnage blessé mais pas vaincu, pas rompu. A l’image de la Russie, qui est mise en avant de façon subtile et sublime dans ce roman.
Par ailleurs le roman se termine lui aussi sur cette note de défit au travers des quatre photos présentées par Mathias: meurtri mais pas vaincu !

Finalement ce livre se lit avec facilité, l’histoire est poignante tant par le caractère des personnages que par le fond historique. Et le style est tout à fait plaisant. Un roman qui devrait changer notre vision sur le caractère sacré des objets religieux ainsi que sur l’importance que peut prendre nos racines.

15 janvier 2015
peggy

Quelle histoire exaltante que celle de la confrérie des moines volants : 12 moines, d’horizons différents, se retrouvent réunis par les exactions de la police Stalinienne au sein de l’église Orthodoxe, autour du mystérieux et torturé Nikodime. Afin de protéger biens précieux et icônes inestimables de l’Eglise, ils s’engagent dans une série de cambriolage des églises encore épargnées, parfois de manière rocambolesque. Telle est la première partie du roman qui se poursuit 50 ans plus tard par l’intermédiaire du petits fils de Nikodime qui découvre ses origines familiales suite au décès de son père. Portrait de la Russie au travers de deux époques distinctes sur fond d’enquête « policière » à la recherche du passé familial et de cet héritage caché. Les personnages sont attachants, émouvant et luttent contre leur mal être et leur passé. On se laisse vite emporter par le récit.

7 janvier 2015
Faelys

j'ai été transportée par cette saga intense de l'histoire de la Russie.
http://www.petitesmadeleines.fr/archive/2015/01/04/la-confrerie-des-moines-volan-5525994.html

 

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