Bataille de chatsMadrid, 1936 de Eduardo Mendoza

8€ // 480 pages
Paru le 14/03/2013
EAN : 9782757833551

Bataille de chats
Madrid, 1936

Eduardo Mendoza

Littérature

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Anthony Whitelands, expert britannique en peinture, n’en revient pas. Débarqué à Madrid en mars 1936, il trouve un Velasquez inconnu chez le duc de la Igualada. D’où vient cette toile ? Pas le temps d’y réfléchir, ils veulent tous la récupérer : fascistes excités, démocrates à l’agonie, communistes en embuscade. Qu’importent les moyens ! Mauvaise idée que d’arriver la veille d’une guerre civile…


Eduardo Mendoza, auteur entre autres du Mystère de la crypte ensorcelée, La Ville des prodiges, Sans nouvelles de Gurb, L’Artiste des dames, est né à Barcelone en 1943. Son œuvre est traduite dans le monde entier. Il a reçu en France le prix du Meilleur Livre étranger en 1998 pour Une comédie légère.


«Violence, mensonges, amour se mêlent à la grande histoire dans cette haletante fiction.»

Télérama



Traduit de l’espagnol par François Maspero


Prix Planeta 2010

Tous les titres du même auteur
 

Commentaires

2 juillet 2013
Pauline-Gaïa, membre du jury

Avec Bataille de chats, l’intention de Mendoza était sans nul doute d’écrire un thriller politique. Malheureusement, l’impression générale est que l’écrivain n’est pas allé au bout de ses intentions : le soi-disant suspense autour de l’existence du Vélasquez inconnu tombe à plat ; quant au contexte historique, il n’apporte pas grand-chose à l’intrigue et le texte donne parfois trop dans l'Histoire au détriment de l'histoire.

Par ailleurs, le roman souffre de personnages un peu faibles. Anthony Whitelands, l’expert en art, est un idiot patenté et un pochard, avec un penchant marqué – et dérangeant pour le lecteur – pour les très jeunes filles. Comme le résume bien l’un des personnages : « Pour se mêler d’intrigues internationales, il faut être plus malin, plus circonspect et ne pas avoir un cœur d’artichaut ». Quant aux autres personnages, ils ne sont pas plus gâtés par Mendoza : le lecteur ne cesse de se demander quelles sont leurs motivations ; en effet, tous ont des secrets, aucun d’eux ne connaît l’Anglais depuis plus de cinq minutes, et tous lui font des confidences vitales, alors qu’il n’est de toute évidence pas un modèle de discrétion ni de loyauté. Cela rend malheureusement l’histoire et les relations entre les personnages improbables.

Autre pierre d’achoppement, et pas des moindres, le récit souffre d’un sentimentalisme exacerbé qui sied mal au genre. Les personnages changent de sentiments comme de chemise, et l’un d’eux en arrive même à donner son cœur à trois personnes différentes dans la même journée.

Laissons la conclusion à l’un des policiers de l’histoire : « C’est à ça que se réduit le grand mystère ? Un tableau de Vélasquez ? Quelle déception ! »

http://critiquesdelivres.overblog.com

30 juin 2013
schwalm adeline

livre très réussi. J'ai eu l'impression de me retrouver devant une pièce de théâtre, imaginant très bien le personnage principal s'exprimant devant mes yeux et, les décors somptueux . Le texte est construit comme un polar mais les dialogues sont poussés et assez jouissif. On se retrouve facilement au cœur de l'histoire, découvrant au passage les grands artistes espagnols (je me suis d'ailleurs amusée à chercher toutes les peintures décrites de Vellasquez) et toute cette époque liée à la guerre civile espagnole. L'auteur présente le personnage comme un héros malgré lui, pris dans une histoire qui le dépasse mais. Grâce à sa naïveté et à son honnêteté, il arrive cependant à jouer un rôle déterminant dans les évènements qui agitent l’Espagne.En bref, ce livre est très prenant et très difficile à lâcher.

30 juin 2013
schwalm adeline

Le style assez familier m'a tout d'abord rebutée et pendant les vingt premières pages je me suis demandée si j'allais continuer ou non la lecture. Le vocabulaire assez populaire, les lieux communs sur le passé assez cliché et le style trop travaillé pour évoquer une quelconque réalité ont été pour moi, assez déplaisant à lire. Cependant l'auteur nous entraîne peu à peu dans son monde, les émotions liées à l'enfance sont touchantes et les images et métaphores font de ce livre une bonne surprise. La relation établie entre ce jeune paumé et cet enfant nous emporte et nous donne beaucoup d'émotions. Même si les traits sont parfois un peu forcer, la force de ce livre réside dans l'émotion qu'il peut susciter et on se dit finalement que seul le style très imagé et peu travaillé de l'auteur peut décrire justement l'univers carcéral. A lire.

28 juin 2013
Jean-Claude Leclercq

Un jeune critique d'art anglais, Anthony Whitelands, expert en peinture -notamment espagnole- est sollicité afin d'évaluer la collection d'une famille d'aristocrates madrilènes. Très vite, le jeune homme est emporté dans un tourbillon où le véritable but de sa mission lui apparaît de moins en moins clairement. Le mystère se renforce lorsqu'Anthony se croit en présence d'un Velasquez non répertorié jusque là.
Subjugué par les filles du marquis Anthony perd un la tête et se perd entre les factions fascistes, républicaines; police officielle ou secrète, espions allemands ou soviétiques et même les services anglais.
On peut faire confiance à Mendoza pour ficeler l'intrigue et ménager les rebondissements sans négliger la fresque historique. On imagine bien que l'atmosphère et l'ambiance que nous restitue Mendoza est bien conforme à celles des semaines qui précédèrent la guerre civile espagnole.
C'est, sans nul doute, le meilleur Mendoza depuis "Barcelone, la ville des prodiges". Fulgurant et chatoyant, le roman de Mendoza est, avec celui de Boyd, l'un des meilleurs de la sélection.

24 juin 2013
Jean-François JAMBOU

Une peinture de l'Espagne 1936

Mars 1936, un anglais spécialiste de Vélasquez débarque à Madrid afin d'authentifier un tableau. Le narrateur, Anthony Withelands se trouvera bien malgré lui au centre d'un inimaginable imbroglio politico-financier. Dans ce roman, Mendoza manie humour et légèreté avec l'imminence de la guerre civile sur fond d'histoire de l'art. Son talent de conteur ironique permet l'alliage réussi de l'érudition documentée et la farce burlesque de l'intrigue. C'est aussi une belle réflexion sur la lutte pour le pouvoir où se mêlent politiques, espions, femmes fatales... Une comédie réussie sur la tragédie espagnole de 1936.

11 juin 2013
Nathalie Seghair, membre du jury

Gentil roman quoique banal, plein de bons sentiments et de bonnes intentions, que ce soit au sujet des relations père/fils ou encore de l'amitié et de la solidarité.
Bien que les personnages soient attachants et que l'on passe un bon moment, je n'ai pas été transportée par la lecture de ces lignes, désolée.

26 mai 2013
Julia

Anthony Whitelands, le héros de ce thriller historique, est un Anglais spécialiste du peintre espagnol Vélasquez. Convoqué à Madrid pour expertiser une toile appartenant à une famille noble de la ville, il se trouvera entraîné dans un imbroglio incroyable mêlant peinture, politique et intrigues sentimentales dans une Espagne au bord de la guerre civile. Ce roman assez amusant combine allégrement des éléments de l’histoire ibérique contemporaine et des péripéties rocambolesques qui s’enchaînent à en perdre haleine. C’est peut-être cette accumulation de revirements, de personnages et de complots qui m’a un peu perdue au bout d’un moment, à l’image du personnage principal qui lui aussi nage en pleine perplexité. Du coup, il se jette sans réfléchir dans chaque guet-apens qui lui est tendu, se rend tout seul la nuit à des rendez-vous mystérieux, pactise alternativement avec des militants fascistes, des espions communistes ou des militaires survoltés et se fait régulièrement assommer ou arrêter sans s’en trouver sensiblement affecté. Cette inconstance un peu comique donne du fil à retordre au lecteur, qui risque d’avoir un peu de mal à comprendre les motivations profondes du personnage. Bref, un moment de lecture ni désagréable ni inintéressant, mais un peu déroutant dans la mesure où l’on a l’impression que tout part à vau l’eau dans le chaos le plus total. Ceci dit cette ambiance de fin du monde reflète probablement assez bien l’époque décrite.

26 mai 2013
Béatrice Binisti, membre du jury et blogueuse

Point de chats dans cette histoire mais des madrilènes (ce sont eux qu'on appelle les chats) et un britanique, Anthony Whitelands, à qui l'on demande d'expertiser les tableaux du duc de la Igualada. Celui-ci s'apprête à fuir l'Espagne au bord de l'implosion. Nous sommes en 1936, et Anthony Whitelands aurait mieux fait de rester chez lui ou de repartir au plus vite en Angleterre. Pourtant, il ne le fait pas. En effet, son expertise le met en présence d'un tableau inconnu de Veslaquez, un nu somptueux. A lui la gloire, peut-être, et les ennuis, c'est sûr.

Il commençait gentiment, ce roman. Quelque chose de rassurant, de pas trop prise de tête (je sais je cause mal), une certaine fluidité, une atmosphère familiale dans les toutes premières pages m'ont fait penser, à tort, que la lecture serait agréable et sans anicroche jusqu'à la fin du roman. Il y a de l'amour dans l'air, entre la trop piquante demoiselle Igualida et notre expert, et ça j'aime bien. Quelques descriptions de tableaux m'ont semblé un peu longues et pompeuses, mais rien de trop gênant. ça devrait rouler, me suis-je dit, pleine d'optimisme, pour une fois :)

Hélas, ça s'est gâté très vite. Les phalangistes, les communistes, les fascistes, des complots dans tous les coins... J'ai eu du mal. Le mot est faible. J'ai cru mourir d'ennui, en réalité. Et puis cet Anthony Whitelands, sot comme pas deux, qui se retrouve mêlé à une histoire à laquelle il ne comprend pas grand chose. Irritant et ridicule, le bonhomme. Impossible de l'accompagner dans ses galères. La galère, c'est lui. Ok moi non plus je n'ai pas compris grand chose, sans doute suis-je aussi sotte qu'Anthony, mais la lecture est vite devenue un pensum. Je l'ai terminée à bout de forces. Et puis cette écriture compassée, oh non vraiment...

J'aurais préféré des vrais chats, tiens.

"Les Ménines...L'oeuvre maîtresse de Velasquez et aussi son testament. C'est un portrait de cour à l'envers : il représente un groupe de personnages triviaux : des petites filles, des nains, un chien, et le peintre lui-même. Dans le miroir se reflète l'image confuse du roi, les représentants du pouvoir. Ils sont en dehors du tableau et par conséquent de nos vies mais ils voient tout et ce sont eux qui donnent au tableau sa raison d'être."

24 mai 2013
géraldine muzeau

J'ai lu avec beaucoup de plaisir les aventures ou plutôt mésaventures d'Anthony Whitelands, personnage quelque peu candide et naïf, pris à ses dépends dans un imbroglio dans lequel les intentions de chacun sont dissimulées, chacun avançant masqué, porté par ses propres idéaux mais vers un but commun : le pouvoir.

Je me suis réjouie de ces péripéties dans un Madrid et une Espagne en proie à la plus grande instabilité.Tout le long du roman, nous sentons cette tension semblable à celle précédant un orage et nous nous demandons comment le personnage va pouvoir échapper à cette toile tissée autour de lui...

Ce roman m'a aussi permis de redécouvrir la culture et l'histoire espagnole, offrant à ce roman un décor que j'ai particulièrement apprécié.

14 mai 2013
Nathalie Seghair, membre du jury

Les talents de conteur de Mendoza ne sont plus à démontrer, il en donne ici une preuve éclatante.
Intrigue tenue de bout en bout, enchanteresse, loufoque et vibrante, "Bataille de chats" est portée par la figure d'Anthony, parfait anti-héros dans la Madrid des années 30, auxquelles il n'y entend rien.
Roman d'aventures, nous parcourront avec délectation le foisonnement de ces années folles, entrainés dans une course éperdue qui nous dépasse.
Une réussite.

8 mai 2013
Richard RIMEUR

Eduardo Mendoza est un conteur d'histoire hors pair et un romancier de grand calibre, comme il le démontre encore une fois avec cette "Bataille de chats", formidablement traduite, il est juste de le souligner, par François Maspero.

Où il est question donc d'Anthony Whitelands , "jeune" expert britannique en peinture espagnole du 17 ème siècle et plus particulièrement du maître Vélasquez, propulsé dans l'arène espagnole quelques mois avant le déclenchement de la guerre civile, avec pour mission d'authentifier un tableau du peintre non encore répertorié.

Cette trame de départ est le prétexte à une exploration verticale de la société madrilène de l'époque, présentée à travers l'ensemble de ses composantes (aristocratiques, bourgeoises, militaires, prolétariennes) avec l'acuité constituant la marque de fabrique d'Eduardo Mendoza.

Au terme d'une mise en situation d'une centaine de pages, l'auteur nous entraîne dans une intrigue ébouriffante, échevelée, où se côtoieront jeunes femmes exquises, militaires factieux, espions à double ou triple allégeance, politiciens exaltés, républicains légitimistes et diplomates cyniques et ou désabusés, qui les uns et les autres, comme notre héros, vont être pris dans le tourbillon de l'Histoire, ou d'une simple histoire(?), qui les dépasse et dont pourtant, ils sont les acteurs consentants.

Le coeur et le corps d'Anthony Whitelands (terre vierge, terre blanche) auront donc l'occasion de balancer entre Paquita et Lili, ravissantes filles du Duc de la Igualada, propriétaire du mystérieux tableau, employeur pour l'occasion de notre expert.

Mais E. Mendoza sait aussi se transformer en un redoutable enchanteur littéraire en sachant parer de la "beauté du diable", le chef des phalangistes espagnols, José Antonio Primo de Rivera, sans doute beaucoup plus sympathique sous la plume de l'auteur qu'en réalité.

Tout le talent de Mendoza, qui maîtrise aussi parfaitement son intrigue qu'il manipule ses lecteurs, est là : c'est un grand romancier dont il faut savoir ce méfier, car il peut, si l'on n'y prend garde, nous convertir à toutes les causes.

Mais quel plaisir de lecture, en contrepartie : assurément, il s'agit ici d'un des plus beaux fleurons de "notre" sélection !

30 avril 2013
Claudy Olivet

lu dans le cadre du Prix du Meilleur Roman Points.

Eduardo Mendoza entraine le lecteur dans l'Espagne des années 30, et plus particulièrement en février 1936, quelques mois avant le début de la guerre civile espagnole.
Le lecteur va alors se sentir comme le héros du roman, Anthony Whitelands, embarqué dans une course folle et une histoire qui va progressivement le dépasser. Entre peinture, politique et complots, Antthony (et le lecteur) n'est pas au bout de ses surprises.

Je dois vous avouer que j'ai mis un peu de temps pour entrer dans ce roman. Les 100 premières pages m'ont paru intéressantes mais je tâtonnais dans ce Madrid des années 30 que je ne connaissais pas du tout, ayant peu lu de roman sur cette période.
Puis, dimanche, je me suis posé et ai repris le roman pour ne plus le lâcher. J'ai été hypnotisé par l'écriture fabuleuse, riche, puissante, poétique, vibrante, entrainante d'Eduardo Mendoza. Le lecteur novice que je suis en matière d'aventures espagnoles, s'est un peu senti comme Anthony Whitelands: un pion (consentant pour ma part) dans un jeu politique qui le dépasse. L'auteur arrive à nous emmener dans cette époque en nous expliquant les aboutissants dans ce futur conflit qui se prépare (il nous parle de Mussolini, d'Hitler), on croise même Franco, personnage célèbre de cette guerre.

Si l'un des points importants de ce roman est le conflit civil qui se prépare, il est question également de peinture et surtout de Velázquez, célèbre peintre espagnol du XVIIe siècle. On sent que l'auteur s'y connait mais n'étale cependant pas sa science. Il parle de peinture mais ces passages servent le récit. C'est encore une fois réussi et passionnant.

Puis le récit s'emballe et l'histoire va à cent à l'heure, donnant une impression de vertige, mais un vertige fascinant et bienheureux qui fait qu'on ne peut absolument pas lâcher ce roman. Le lecteur avance, en allant de surprise en surprise et se demande jusqu'où l'auteur va aller avec son héros. Mais il n'y a pas que lui dans l'histoire: il y a aussi la famille qui va lui demander d’expertiser les tableaux familiaux en vue d'un départ prochain, si guerre il y a, afin d'avoir quelques liquidités. Les De Igualada sont des êtres étranges, je trouve, surtout les deux filles du Duc, Paquita et Lili, qui vont tour à tour faire chavirer notre expert anglais. Pourtant, ce sont cette famille qui font le sel de ce roman avec Jose antonio Primo de Rivera, jeune homme à la tête d'une organisation fasciste.

Comme vous pouvez le voir, ce roman est riche et passionnant. Il se passe tellement de choses fascinantes qu'on ne peut pas faire autrement que de le dévorer: de la politique à l'histoire de l'art, à l'histoire tout court, vous êtes entrainé dans un tourbillon qui vous fait tourner la tête. C'est admirable.

Au final, un roman passionnant, riche, qui ravira les amateurs d'aventures, d'histoire, de complots, d'art, d'amour également. En fait, c'est un pan de l'historie espagnole qui se dévoile à vous. Vous êtes entrainé dans un tourbillon qui vous transportera et vous laissera essouflé, pantelant mais ravi d'avoir le fin mot de toute cette histoire dès la dernière page tournée. Après tout c'est tout ce qu'on demande à un livre: de nous faire apprendre et découvrir des choses en nous divertissant.

19 avril 2013
jean-claude Grandemange, membre du jury

a propos de "Bataille de chats"
Dans le Madrid bouillonnant des mois qui précèdent le Guerre Civile espagnole, Mendoza nous plonge dans les méandres de l'histoire par le biais d'un formidable roman d'aventures.Une langue excellemment traduite rend parfaitement compte des finesses et de la richesse explicative à la fois des données historiques de cette période troublée et des leçons d'art sur le monde de Vélasquez et de son temps.
Là où réside l'art de l'écrivain est de nous faire vivre les situations à travers les tribulations d'un parfait anti-héros, critique d'art anglais, égaré dans cette galère qu'est la capitale espagnole de 1936. Autour de lui, à cause de lui et malgré lui vont se nouer des intrigues, des histoires d'amour, se perpétrer des meurtres mêmes,qu'il va côtoyer, approcher et subir sans pouvoir ni les dominer, ni influer sur leurs cours respectifs.
C'est l'occasion pour nous lecteurs d'approcher l'histoire complexe du déclenchement de ce qui sera l'abomination et le triomphe de Franco - qui apparaît dans le roman, ainsi que le fils de Primo de Rivera, et de déguster une étude formidable de la peinture de Vélasquez à travers son oeuvre expliquée et décodée.Riche voyage que le nôtre, d'autant que Mendoza y ajoute un exercice de style rare et subtil:il recrée un type d'anti héros qui appartient à un des siècles les plus riches de la littérature espagnole, le Picaro, ce chevalier d'industrie qui essaie maladroitement de s'élever dans la société et la reconnaissance sociale, pour mieux retomber, en toute fin, dans sa petitesse initiale. Ainsi Whithelands notre expert anglais, qui rêve de reconnaissance et d'amour retrouvera t'il son Angleterre sans rien d'autre que la richesse des souvenirs perdus, à l'image du personnage de Quevedo,Pablos de Ségovie qui est cité dans le roman, mais qui pourrait être aussi bien Guzman de Alfarache ou Lazarillo de Tormes.
Magnifique donc, ce tour de force de nous restituer au vingtième siècle le siècle d'or de la littérature de son pays, et palpitant roman épique, distrayant et illuminé des ors et des noirs brillants de Diego Vélasquez
Une réussite romanesque...

 

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