Abattez les grands arbres  de Christophe Guillaumot

7,5€ // 312 pages
Paru le 08/03/2018
EAN : 9782757870365

Abattez les grands arbres

Christophe Guillaumot

Policiers, thrillers & romans noirs

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À la brigade des Stups, on le surnomme le Kanak. Gardien de la paix au grand cœur, natif de Nouvelle-Calédonie, il en impose du haut de ses deux mètres. Intègre, il refuse de participer aux magouilles de ses collègues. Lorsqu’il découvre une famille africaine massacrée à coups de machette, il prend l'affaire à cœur et se promet de faire justice. Sur la piste d’une odieuse vengeance, le Kanak découvre une histoire où les bourreaux d’hier sont les victimes d’aujourd’hui.

Christophe Guillaumot est capitaine de police au SRPJ de Toulouse.

Par l’auteur de Chasses à l’homme, prix du Quai des Orfèvres

 

Commentaires

15 septembre 2018
Romans Noirs et Plus

« Abattez les grands arbres ! » est le mot d'ordre répété sur les ondes de la radio « Des Milles Collines » en ce début d'avril 1994.
On est au Rwanda et le massacre de plusieurs milliers de Tutsi par les Hutus peut commencer .
Démarre alors l'un des pires génocides ethnique que l'Afrique ait connue , qui va fera plus de 800 000 victimes et pour lequel les anciennes puissances coloniales comme l'ONU resterons impuissantes .
Vingt ans plus tard on découvre Renato Donatelli , dit le Kanak , gardien de la paix natif la Nouvelle Calédonie , qui bosse aux Stups de Toulouse .
Un type foncièrement honnête que ses collègues ne parviennent pas faire tomber dans leur magouille ce qui lui vaudra quelques inimitiés …
Lors d'une arrestation dans un immeuble d'un dealer qui tourne mal , le Kanak découvre sur le même palier une famille d'origine africaine assassinée .
Il va alors , petit à petit , mettre à profit son talent d'enquêteur ,( même si cette enquête n'a rien avoir avec ses prérogatives ) sa force de taureau ( qui lui sera bien utile ) et son intuition pour mettre à jour une sombre histoire de vengeance ( mais pas que ) qui le ramènera 20 ans en arrière aux crimes de masse rwandais .
Il pourra compter sur l'aide ( pas si intéressée que ça ) de la légiste locale , Avril Amandier , et de celle indirecte du lieutenant Jerome Cussac , de la Brigade Criminelle que ses coéquipiers surnomment « Six » , le bleu de l'équipe .

Pour son deuxième roman , Christophe Guillaumot nous offre un polar où la cruauté du présent prend ses racines dans un passé sanglant . Parfaitement documenté et rythmé , l'auteur nous entraine dans une enquête trépidante dans les rues de Toulouse .
On y fait connaissance avec un héros hors norme , faussement naïf et vrai colosse en mal du pays .
Un héros que l'on a envie de suivre lors de prochaines aventures …

9 août 2018
Bénédicte Junger (Entre les lignes)

Ce que je recherche dans un roman policier ? Un bon style, du suspense et apprendre quelque chose. Ce livre remplit tous ces critères haut la main mais les dépasse aussi avec des personnages attachants, des descriptions très réalistes et un souffle romanesque assez dingue.


Dans ce livre, il y a plusieurs histoires qui s’entremêlent. Un premier fil narratif se tisse autour du policier de la brigade des stups de Toulouse. Il est originaire de Nouvelle-Calédonie, on le surnomme Le Kanak et il donne du "vieux chameau" à peu près chaque personne qu'il croise. Un très portrait humaniste, tendre, drôle ce de policier incorruptible au grand coeur qui va mener une enquête non officielle...

"Il sait qu'il ne pourra pas s'arrêter là. Il veut comprendre.Il ne lâchera rien,parce qu'il est comme ça, entêté ,fouineur.Parce qu'il tient toujours à connaître le fin mot d'une histoire. Parce que c'est un flic,voilà tout."

Cette enquête non officielle constitue le deuxième fil narratif, entre présent et passé, le Kanak fouille l'Histoire du génocide rwandais en Hutus et Tutsis et l'implication de la France et la fameuse opération Turquoise. Nul besoin d'être calé en géopolitique, l'auteur expose les faits avec intelligence et questionnement mais sans conclusion, si ce n'est celle de faire la vérité. Le titre est chargé de sens et je vous laisse en découvrir la signification au cours de la lecture.

Les personnages secondaires : Avril, Six, les flics ripoux, Mama Loma apportent ce qu'il faut d'incarné et de réalisme à ce roman policier que je n'ai pas pu lâcher. Il va sans dire que je vais suivre les prochaines publications de Christophe Guillaumot qui m'a non seulement fait passer un excellent moment de lecture mais aussi appris plein de choses.


J'ai lu ce livre dans la cadre du Prix du meilleur polar Points 2018.

28 juillet 2018
guillaume

C'est dans le cadre du jury meilleur polar que j'ai découvert cet auteur et son enquêteur de police Kanak.
de maniere fortuite un enquêteur des stups de Toulouse découvre une famille africaine assassinée. Contre l'avis de sa hiérarchie il décide d'enquêter sur ces homicides dont l'origine nous fait remonter au génocide Rwandais.Les références historiques sont fluides et interessantes.L'intrigue est bien menée sur un rythme assez soutenu.C'est un bon polar de détente qui se lit vite et bien.

27 juillet 2018
Caroline

Abattez les grands arbres est un roman policier qui se déroule dans la ville rose : le SRPJ de Toulouse à fort à faire entre l’arrestation d’un jeune dealer et la découverte d’un massacre familial sur le même palier.
L’intrigue est menée par Renato, appelé « le Kanak », un jeune enquêteur arrivé de Nouvelle-Caledonie il y a 7 ans. Et comme il ne veut pas entrer dans les magouilles de ses collègues des Stups, il est d’une certaine manière exclu du groupe. Lui qui a un physique hors du commun (il mesure deux mètres !) n’a que faire des bisbilles entre collègues, et c’est seul qu’il tentera de résoudre toute cette affaire.
Avec, au cœur de l’histoire, une complexité de taille : le conflit de 1994 au Rwanda opposant deux ethnies : les Tutsis et les Hutus. Pour un homme avide de justice et de vérité, c’est compliqué lorsque les bourreaux deviennent aussi des victimes...
J’ai bien aimé me retrouver dans les rues de Toulouse et en même temps voyager au travers l’histoire et les pays. Et, si l’intrigue n’a rien d’exceptionnel, j’ai bien aimé le personnage de Renato, un gars qu’on visualise bien, à la fois très particulier, sympathique et attachant : avec ses gifles amicales en lieu et place d’un flingue, il m’a étonnée par son calme et sa sérénité dans l’enquête. Même si, c’est bien connu, personne n’est infaillible et le Kanac a lui aussi ses faiblesses...

12 juillet 2018
kirzy

Très beau titre pour un roman.
Terrible en fait, c'était le signal codé passé sur les ondes de la radio des Milles Collines pour lancer le génocide rwandais en 1994, plus de 800.000 Tutsis massacrés par les Hutus.
Et pourtant, c'est à Toulouse que se déroule toute cette enquête autour des meurtres atroces de 3 ressortissants rwandais. C'est là la très bonne idée de ce polar que de s'ouvrir à une réflexion sur ce massacre sans cacher les ambiguités du positionnement français lors de son opération Turquoise et même après. C'est documenté sans être lourdement explicatif.
Pour le reste, si le récit se lit avec plaisir, efficacité et fluidité, j'ai tout de même été gênée par quelques maladresses. Des dialogues un peu candides. le Kanak, un personnage de flic des stups sympathique mais dont il est rappelé un peu systématiquement qu'il ne faut pas le chercher, ce grand Black au grand coeur qui a la justice dans le coeur et qui distribue des « gifles amicales » à ceux qui entrave son chemin, plus de complexité dans la personnalité aurait été bienvenu. Enfin quelques incohérences dans l'avancée des événements : je n'ai pas trop compris pourquoi le Kanak, qui ne rêve que de rentrer dans sa Nouvelle-Calédonie, prend autant de risques pour se lancer dans une enquête tombé du ciel qui n'est pas de son ressort, au point de court-circuiter une affaire en cours pour obtenir un tuyau Pas fan non plus de l'histoire d'amour avec la légiste, très attendue, je ne dois pas être assez fleur bleue.
Bref, un polar plutôt réussi dans son intrigue de vengeance entre Rwandais, assez prometteur pour la suite des aventures du Kanak en y insufflant plus de maturité et de complexité.

29 juin 2018
Sandrine

Quelle plaisante lecture! J'ai beaucoup aimé l'intrigue sur fond du génocide rwandais. Les recherches de l'auteur sont approfondies et j'ai vraiment apprécié de pouvoir apprendre davantage sur un sujet qui m'était plutôt inconnu.
Les personnages sont bouleversants et attachants. Renato Donatelli est un flic sensible, profond, attachant et vraiment très drôle même si c'est un personnage dur qui abuse des claques amicales.
Je suis également fan de Six qui apporte vraiment de la légèreté à l'histoire et qui, pour l'avoir rencontré, me fait penser à l'auteur. :)
J'ai vraiment hâte de retrouver l'ensemble des protagonistes dans de futures histoires et j'espère que le personnage de Franck sera plus approfondi car je l'ai trouvé vraiment drôle et attachant.
On se délecte des affaires de policiers qui respirent vraiment le vécu et qui apportent beaucoup de véracité à l'histoire.
Nous avons bien sûr droit à de jolies love story qui bien que rapidement traitées, apportent un peu de douceur dans ce monde de brutes et surtout une nouvelle énergie aux héros.
Bref, un livre qui m'a vraiment plût, un auteur que je suis plus que ravie d'avoir rencontré et qui laisse envisager de nouveaux romans vraiment passionnants.

28 juin 2018
Amandine KLEIN

Comme à son habitude C. GUILLAUMOT ne m'a pas déçue! J'ai été immédiatement conquise dans les 20 premières pages du livre. L'auteur nous plonge directement dans le vif du sujet, dans le massacre familial d'une famille africaine.
J'ai particulièrement apprécié ce roman pour diverses raisons. L'histoire est prenante, on s'attache très vite à ce géant calédonien, le Kanak, qui peine à revenir à ses racines. C'est une force de la nature au grand cœur qui vit pour que justice soit faite. Il trouvera rapidement de l'aide dans son enquête personnelle au près de "Six" de la criminelle et de la magnifique et brillante Avril, la légiste.
L'auteur nous plonge dans l'histoire en nous parlant du génocide rwandais. Il nous fait redécouvrir la tragique histoire de ce pays africain, et surtout pour ma part qui n'en savait pas grand chose. Grâce à lui je me suis documentée plus en détails sur ces massacres qui ont causé des milliers de meurtres sanguinaires. Il remet dans l'actualité cette tragédie et c'est magnifiquement conçu.
L'intrique est vraiment bien menée, il a été très difficile pour moi de m'arrêter entre chaque chapitre. Tellement nous voulons connaître la suite des événements, allant de surprises en surprises et ce fût riche en émotions.
Malgré cette envie de dévorer le livre, j'avais assez vite compris l'identité du meurtrier mais le dénouement reste quand même grandiose! Et ce livre est un réel coup de cœur!
Hâte de lire la suite des aventures du Kanak. Un livre à lire absolument.

22 juin 2018
Marie-Laure

Très beau titre pour un roman.
Terrible en fait, c'était le signal codé passé sur les ondes de la radio des Milles Collines pour lancer le génocide rwandais en 1994, plus de 800.000 Tutsis massacrés par les Hutus.
Et pourtant, c'est à Toulouse que se déroule toute cette enquête autour des meurtres atroces de 3 ressortissants rwandais. C'est là la très bonne idée de ce polar que de s'ouvrir à une réflexion sur ce massacre sans cacher les ambiguités du positionnement français lors de son opération Turquoise et même après. C'est documenté sans être lourdement explicatif.
Pour le reste, si le récit se lit avec plaisir, efficacité et fluidité, j'ai tout de même été gênée par quelques maladresses. Des dialogues un peu candides. le Kanak, un personnage de flic des stups sympathique mais dont il est rappelé un peu systématiquement qu'il ne faut pas le chercher, ce grand Black au grand coeur qui a la justice dans le coeur et qui distribue des « gifles amicales » à ceux qui entrave son chemin, plus de complexité dans la personnalité aurait été bienvenu. Enfin quelques incohérences dans l'avancée des événements : je n'ai pas trop compris pourquoi le Kanak, qui ne rêve que de rentrer dans sa Nouvelle-Calédonie, prend autant de risques pour se lancer dans une enquête tombé du ciel qui n'est pas de son ressort, au point de court-circuiter une affaire en cours pour obtenir un tuyau Pas fan non plus de l'histoire d'amour avec la légiste, très attendue, je ne dois pas être assez fleur bleue.
Bref, un polar plutôt réussi dans son intrigue de vengeance entre Rwandais, assez prometteur pour la suite des aventures du Kanak en y insufflant plus de maturité et de complexité.

12 juin 2018
Amélie Le Nez dans les Bouquins

J’ai découvert la plume de Christophe Guillaumot grâce à ce roman et je n’ai pas été déçue. Il y a tous les éléments pour un bon polar : un flic dur à cuire au grand cœur avec des failles qui le rendent très vite très attachant, une intrigue qui a du sens, des pourris bien comme il faut et un brin de romance mais compliquée sinon ce n’est pas drôle…
J’ai beaucoup apprécié le personnage de Renato, notre fameux flic des Stups, celui de Six, son collègue de la Crim’ qui a un rôle important également et celui d’Avril, la médecin légiste bombasse. Les personnages sont complexes avec des histoires, des fêlures qui les rendent intéressants pour le lecteur. Le style est agréable à lire et percutant, je ne me suis pas ennuyée du tout pendant ma lecture.
L’intrigue, quant à elle, est parfaitement bien étudiée et documentée. Tout part du génocide du Rwanda dans les années 90 où deux ethnies, les Hutus et les Tutsis s’entretuent. 800 000 morts. Si j’avais vu certaines images du génocide à la télé petite, je n’en connaissais pas exactement les tenants et les aboutissants . L’auteur les explique brillamment dans son roman. Mais revenons à notre intrigue…Après cet immense génocide, certains bourreaux ont réussi à passer à travers les mailles du filet et ont atterri dans des pays occidentaux dont la France où ils se cachent sous de fausses identités. Et c’est là que l’histoire commence. Ces bourreaux et leurs familles sont retrouvés tués de manière atroce à coups de machette. Qui les a dénoncés? Qui leur a fourni ces fausses identités? Qui les a massacrés de cette façon si sauvage?
Si l’intrigue est très intéressante, j’avoue que j’ai vite compris qui était le méchant dans l’histoire, d’où mon évaluation. Mon instinct du début ne m’avait pas trompé.
L’auteur a écrit un nouveau roman avec les suites des aventures de Renato et de Six et c’est avec plaisir que je retrouverai ces deux comparses pour de nouvelles aventures.

https://lenezdanslesbouquinsblog.wordpress.com/2018/05/27/abattez-les-grands-arbres-de-christophe-guillaumot/

10 juin 2018
Chantal Criscuolo

Un héros canaque, voilà qui est un peu original, d'autant que l'homme a un caractère et un physique particulier. Se trouvant confronté au meurtre violent d'un couple africain, il va être conduit à remuer les souvenirs de la guerre au Rwanda, dans les années 90 et faire resurgir des heures peu glorieuses, bien des années plus tard. Le thème est donc intéressant. Sont brossés quelques portraits de policiers assez classiques, du "ripou" au jeune "bleu"rêvant d'affaires exceptionnelles, en passant par la jolie personne des services secrets chargée de séduire le "bleu" et lui tirer les vers du nez, sans oublier un médecin légiste elle aussi particulière. Bref, tous les ingrédients d'un polar sont là. La lecture est agréable, et vaut surtout pour l'arrière-plan historique évoqué. Le héros est plutôt sympathique, peut-être un peu schématique. Nulle doute qu'il aura de nouvelles aventures !

8 juin 2018
Martine

Les premières lignes donnent le ton : du noir, du macabre, un style littéraire pur polar, une écriture masculine.
J'ai été très enthousiaste au début de ma lecture, l'intrigue, l'enquête, les personnages m'ont beaucoup plus, mais mon intérêt s'est estompé plus ou moins au fur et à mesure.
La redondance des origines du Kanak, son humour sur sa vie en Nouvelle Calédonie avant son arrivée en France m'ont un peu exacerbée, une petite touche ça va, mais quand il y en a trop, il y en a trop, bien que cela se soit concentré sur une petite partie du roman ça m'a un peu lassé.
Quoi qu'il en soit, l'histoire a le mérite de remémorer les massacres de 1994 lors de la guerre du Rwanda, les atrocités vécues par les populations tutsis et hutus. Il nous permet de ne pas oublier et de faire connaitre cette guerre à des lecteurs qui n'étaient pas nés ou qui ont tout simplement oublié.

7 juin 2018
Laurence Lima

Juré pour le prix du meilleur polar Points, j'ai lu Abattez les grands arbres de Christophe Guillaumot dans ce cadre.
Ce n'est pas un roman qui me tentait forcément au premier abord, et ce fût donc une bonne surprise.
Renato Donatelli est au cœur de ce roman.
C'est un costaud, un baraqué, un type qui a quitté son île, la Nouvelle-Calédonie. Il fait son travail du mieux qu'il peut, honnêtement, toujours prêt à rendre service car il a été éduqué ainsi. Les magouilles de la brigade des Stups, il refuse d'y participer.
Le Kanak comme il est surnommé par le reste de la bande est toujours poli mais il ne faut pas venir lui chercher des noises.
Alors quand il tombe sur une famille dépecée à coups de machette, il se fait un devoir d'élucider cette boucherie, d'arrêter les massacres même si tout le monde tente de l'en dissuader. Aidé d'un jeune freluquet fraîchement sorti de l'école de police et d'une médecin légiste collectionneuse de cartes postales, le Kanak va remonter la piste d'une vengeance, d'un génocide africain où les bourreaux d'hier sont les victimes d'aujourd'hui.
Renato Donatelli est un personnage très intéressant, bien fouillé. L'auteur a eu la bonne idée de l'accompagner de deux personnages différents mais très intéressants eux aussi. Ce trio atypique fonctionne bien :)
L'écriture est agréable même si au début j'ai eu un peu de mal à accrocher. Et puis soudain je me suis plongée dedans et il m'a été incapable de le lâcher avant qu'il ne soit pas fini :)
J'ai aimé l'histoire, le fait que ça traite de sujets pas évidents.
J'ai vraiment apprécié ma lecture et je mets un gros quatre étoiles :)

7 juin 2018
Samsha Tavernier

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman rythmé qui se lit très vite.

J’ai apprécié l’originalité de l’intrigue qui sort des sentiers battus puisqu’on se lance sur les traces d’un ou de plusieurs meurtriers sanguinaires qui souhaitent obtenir vengeance à la suite du génocide rwandais. Le livre aborde donc les conflits barbares qui ont eu lieu entre Hutus et Tutsis et le rôle du gouvernement français dans cette triste période de l’Histoire. Les problématiques ne sont pas simples, mais sont abordées de façon directe et compréhensible par l’auteur (même si elles sont survolées, elles donnent envie d’approfondir le sujet de son côté pour mieux comprendre le « background » de cette histoire).

Il est également intéressant de se pencher sur l’aspect victime/bourreau et sur les thèmes de la justice et du pardon puisqu’il n’est, en effet, pas toujours évident de blâmer le(s) meurtrier(s) d’aujourd’hui qui ont été victimes d’affreux massacres dans le passé.

Le suspense est bien présent tout au long du livre où l’on accompagne l’agent Donatello un géant calédonien au cœur d’artichaut, droit dans ses bottes et qui souffre terriblement du mal du pays. L’agent travaille à l’ancienne et ses collèges et hiérarchie ne l’ont pas à la bonne. Néanmoins, c’est un coriace et avec l’aide d’un jeune premier de la classe de la brigade criminelle (également tenu à l’écart) il va essayer de remonter le fil pour démêler toute cette histoire. Les personnages sont vraiment attachants et en fermant le livre on est curieux de connaître la suite de leurs aventures (car il va s’agir d’une série).

Vers la fin du livre je m’attendais à la chute, mais celle-ci est tout de même bien menée. Ce livre m’a donné l’impression d’une série télé et ferait d’ailleurs une bonne adaptation.

Le petit hic : un univers parfois trop manichéen avec les gentils et les mauvais flics ripoux (même si on comprend bien que ce choix a été réalisé pour les besoins de l’intrigue).

En bref : une lecture policière très agréable que je recommande.

5 juin 2018
Julie Cordier

Dès le départ du récit, l’auteur nous plonge dans l’action des services de police et plus particulièrement, de la brigade des stups. Renato Donatelli, géant venant de Nouvelle-Calédonie en fait partie mais il ne rêve qu’à une chose, pouvoir retourner un jour sur son île de l’autre côté du monde. En attendant, il doit composer avec son unité, pour laquelle ne comptent que la corruption et l’argent facile. Lors d’une intervention, il découvre une famille africaine massacrée. Au fil de son enquête où il se fera aidé par Avril, belle médecin légiste et Jérôme Cussac, jeune recrue de la brigade criminelle, le Kanak se rendra compte que les intérêts les plus hauts de l’Etat français se retrouvent sur la sellette et que les apparences sont souvent trompeuses.

J’ai aimé ce roman policier pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’histoire prend ses marques dans la ville de Toulouse. C’était la première fois que je découvrais cette ville par l’écriture et l’auteur a su m’y transporter et me donner envie, pourquoi pas, d’un jour aller la découvrir. Ensuite, j’ai trouvé le personnage principal, Renato Donatelli particulièrement attachant (même si, parfois, un peu caricatural). Loin de son île natale, l'intégration du policier étranger en métropole est loin d’être évidente : que ce soit avec ses collègues de la brigade des stups ou dans la vie de tous les jours, si différente de ce qui se passe dans les départements d’Outre-Mer et surtout pour lui, en Nouvelle-Calédonie. Pour développer ce personnage, l’auteur, lui-même policier, s’est inspiré d’un de ses collègues disparus et la dédicace de ce livre est touchante.

Christophe Guillaumot a eu le cran de mêler l’Histoire avec un grand H à sa narration. Petite fille lorsqu’il s’est déroulé, je me rappelle pourtant les images du génocide rwandais qui passaient à la télévision. Les amis et voisins d’hier étaient alors devenus les meurtriers et les bourreaux du présent. Loin de ce petit pays d’Afrique, l’Europe regardait ces images avec un certain détachement. Pourtant, en 100 jours, près de 800 000 personnes ont perdu la vie dans d’innommables conditions. La communauté internationale ne s’est jamais dressée contrer ces milliers de suppliciés alors que la mort d’un seul occidental parvenait à soulever des montagnes.

Christophe Guillaumot s’est très bien documenté sur le sujet et cela se ressent. Cela reste bien entendu un polar, mais il prend le temps d’expliquer les grandes lignes du déroulé des faits, poussant le lecteur à la réflexion sur ce qui s’est passé, près de 25 ans (en 2019) après les faits, notamment quant à l’implication implicite de la France.

Vous vous demanderez sûrement la signification de ce titre pour une histoire aussi noire mais vous le découvrirez au fil des pages et il n’en sera que plus prenant et plus fort.

Pour ma part, ce livre que je ne connaissais pas avant de le découvrir dans le cadre du Prix du Meilleur Polar Points est plutôt une bonne surprise. Pour ceux qui l’ont apprécié comme moi, sachez que vous pourrez retrouver ce personnage aussi bien naïf qu’attachant du géant Renato dans une seconde enquête : « La chance du perdant », sorti en 2017 aux éditions Liana Lévi.

5 juin 2018
Sonia Maupomé

Un bon roman policier. Je découvre cet auteur, qui se passe dans cette belle ville de Toulouse.
On s'attache aux personnages, l'intrigue est bien menée. Une belle découverte.

5 juin 2018
Laure

Une enquête du Kanak, calédonien géant au grand cœur. Lorsque ce policier intègre découvre une famille africaine massacrée à la machette, il décide de rendre justice à ces victimes. Son enquête le conduira vers les anciens bourreaux du Rwanda. Le personnage principal est attachant, mais j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Un peu déçue par cette lecture.

29 mai 2018
Laurence Ackermann

J ai été très emballée au début tant par le personnage principal que par l'originalité de l histoire. Puis peu à peu mon intérêt s est émoussé. Les intrigues amoureuses ralentissent le rythme et sont trop attendues. Et le dénouement de l enquete n était pas à la hauteur de mes espérances. Il n'en reste pas moins un certain plaisir de lecture du surtout au personnage du Kanak et également à celui de Six.

21 mai 2018
Sabattier Emilie

"Abattez les grands arbres" ne m'a pas séduite dès les premières pages. L'auteur était-il pressé de décrire si grossièrement le Kanak, son personnage principal ? Il pose le décor sans paresse ni patience, donnant une impression de clichés décevante.
Puis, l'histoire s'installe plus agréablement, l'intrigue se tisse avec moins de fils blancs. On s'attache au Kanak, qui n'est pas seulement ce policier venu de Nouvelle Calédonie, mais également ce flic à contre-courant. Est-ce son attachement à sa culture natale qui rend ses comportements inappropriés au sein de sa brigade ? Une singulière inadéquation à ce qui l'entoure, mêlée d'une indépendance de pensée et d'action, gomment la caricature au profit du personnage attachant. L’auteur ne cherche en rien, dirait-on, à nous faire apprécier les protagonistes, mais semble avoir à cœur de décrire de « vrais » femmes et hommes, au sein d’un récit crédible.
Sur fond d’histoire, celle du génocide rwandais, l’intrigue policière nous renvoie à ces secrets d’Etat si bien gardés que nous ne connaissons que très superficiellement ce qui s’est pourtant déroulé sous nos yeux, et encore moins ce qui continue à se jouer, encore, dans notre société. Belle visite de Toulouse, belle découverte, et un bon rappel de ce que nous devrions pourtant savoir…
Christophe Guillaumot nous offre un polar efficace, qui aurait mérité plus de longueurs à la Mankell, pour nous faire sentir moins d’urgence à nous présenter le Kanak, le Gros Georges, Mélanie-Juliette, Avril et le bleu, acteurs de cette intrigue policière pour le moins intéressante.

18 mai 2018
Magalie Calas

Un livre prenant, mené tambour battant. Le genre de livre qui peut vous faire passer la nuit, parce qu'une fois que vous l'avez commencé, il est très difficile de le l'abandonner.

J'ai adoré le personnage principal, le grand Kanak qui peut paraitre un peu "trop", presque une caricature, mais que l'auteur à sut rentre humain, avec ses failles, ses blessures, et même ses phobies.

Moins "gore" que du Thillez ou du Grangé, mais tout aussi passionnant, prenant et alambiqué.

Je ne connaissais pas cet auteur, ça a été une excellente surprise pour moi. J'ai pris énormément de plaisir a la lecture de cet ouvrage. A partir de maintenant, Mr Guillaumot a sa place sur ma liste des auteurs à suivre !

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